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30.10.2007
Petition or not petition : that is the question ?
L’affaire ou la non affaire de la surnotation de copies en faculté de droit de Strasbourg continue de faire couler de l’encre, de faire crisser les claviers et les dents de certains. La rumeur de la circulation d’une pétition a ainsi relancé récemment l’histoire qui semblait tomber dans l'oubli, allant jusqu’à occasionner un article, puis deux, dans la presse, cette presse qui contribue à faire l’opinion.
La prise de certaines libertés occasionnant parfois des effets collatéraux, plusieurs structures étudiantes syndicales et non syndicales réflechissent activement sur le sujet Si une pétition, voire deux sont évoquées, il se dit aussi que certains autres étudiants souhaiteraient plutôt pouvoir faire diligenter une inspection administrative afin de laisser un organe indépendant trancher.
Mais qu’on se le dise, et afin d’éviter toute diabolisation ou raccourci, ces étudiants, qui pour beaucoup ne votent pas à Strasbourg, se moquent autant du calendrier électoral que du contenu des travaux surnotés. Ils souhaitent connaître la position officielle de l’université sur le fond et la méthode.
(PS: l'illustration n'est pas contractuelle. sic)
10:10 Publié dans Rives droites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : petition, faculté, droit, alsace, strasbourg, master, pénal
25.10.2007
Un peu d'humour
10:36 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : guignols, info, humour, sarkozy, fillon, grennelle, environnement
24.10.2007
Une journée sans ... donneur de leçons !
J’avoue avoir de la tendresse pour une certaine catégorie de donneurs de leçons : les artistes…
Ils arrivent toujours à pied sur un lieu de désolation humaine (1). Ils prennent un air apitoyé (2). Ils expriment quelques banalités d’usage et dénoncent les injustices (3). Puis ils rentrent chez eux, surs de leur altruisme et de leur bonne conscience (4). Mais à bien y penser, ma tendresse envers eux fait souvent place à de la colère.
Organisons donc une journée sans Carole Bouquet, Guy Bedos et Dan Franck. Ils pourraient profiter de ces 24 heures pour prendre chez eux deux ou trois familles de sans logis qui campent actuellement rue de la Banque à Paris, qu’ils sont allés visiter et qu’ils ont ensuite laissés dans le froid.
Et pourquoi pas une autre journée sans ? Cette fois avec Yannick Noah qui nous demande d’éteindre les lumières cinq minutes ce soir pour faire prendre conscience des problèmes d’écologie et de réchauffement de la planète (ces même familles de sans papier qui campent rue de la Banque aimeraient sans doute bien avoir des lampes qui dégagent beaucoup de chaleur, ne serait ce que pour se réchauffer, les nuits parisiennes sont si froides en ce moment...).
Je suis sur, Amis bloggeurs, vous aussi, avez plein d’idées de « Journée sans… ». Partageons-les…
(1) Leur voiture, généralement de luxe, est garée quelques pâtés de maison plus loin.
(2) Il l’est d’autant plus qu’il y a des caméras pour filmer la larme qui perle ou l’émotion qui les empêche de parler (à leur attention : le menton qui tremble est très photogénique…)
(3) C’est facile et sans risque… très en vogue en ce moment : ADN, sans papiers, etc.
(4) Curieusement, aucune caméra ne les interroge en bas de chez eux
Moi je partage avec vous cet excellent texte paru sur le Blog de Valeurs Actuelles sous la plume de Frédéric Paya
08:45 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, leçons, politique, municipale, artistes, gauche, droite
22.10.2007
Poème de Guy Moquet
Le jour de son arrestation, on confisque un poème au jeune Guy Moquet. Son contenu mérite, autant que sa lettre, d'être lu :
Tuer le capitalisme
Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades
Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage
Les traïtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme
Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortitr de la prison
Pourtuer le capitalisme
Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice
11:10 Publié dans Limes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guy, moquet, lettre, strasbourg, alsace, colmar, mulhouse
20.10.2007
Traité simplifié : on est revenu au texte refusé par les Français
Dans le Figaro, du 18 octobre 2007,Paul-Marie Coûteaux, Député français au Parlement européen, directeur de L'Indépendance, s'interroge sur le Traité Simplifié. Avec finesse et force comme à son habitude...
La question européenne doit-elle sortir du débat au moment même où se conclut un traité plus supranational encore que ne l'était la Constitution Giscard ? D'abord nommé « minitraité », sa taille probable (3 000 pages !) en fait l'un des plus longs traités européens, modifiant tous les autres, article par article, pour y inclure l'essentiel du texte de M. Giscard d'Estaing - lequel s'est plaint de la lourdeur du remaquillage... Si l'on regarde de près le mandat donné aux rédacteurs par le sommet du 23 juin, on voit en effet que nous revenons au texte rejeté par les Français en 2005, au point qu'un de ses thuriféraires d'alors, M. Bourlanges, peut s'exclamer : « Toute la Constitution est là, il n'y manque rien. » L'examen de ses cinq points clés permet de dire que ce texte vise de nouveau à créer un superÉtat.
1. Personnalité juridique. Ce point cardinal du fédéralisme, qui permettait au texte Giscard de s'intituler Constitution, est repris tel quel dans le mandat actuel. À lui seul, il crée un nouvel État qui peut désormais être reconnu sur la scène internationale et dont les actes rendront sans effet ceux que s'aventureraient à prendre les États dans les mêmes domaines.
2. Présidence stable de l'Union. L'Union sera placée sous l'autorité d'un président réputé stable en raison d'un mandat allongé de six mois à deux ans et demi et, surtout, indépendant de tout État. Il sera doté d'une autorité propre, d'un secrétariat, puis d'un cabinet, etc.
3. Haut représentant pour la politique étrangère. Comme l'a imprudemment avoué M. Sarkozy le 20 juin, ce sera un « ministre des Affaires étrangères sans le nom ». Vice-président de la Commission, il sera doté d'un « service diplomatique » - les 118 bureaux actuels étant rebaptisés ambassades de l'UE et étoffés, leurs agents bénéficiant d'immunités et privilèges diplomatiques. À terme, lorsque ce superministère aura pris du poids, nos ambassades et ministères nationaux seront superflus. Quant à la référence à l'Otan, elle peut disparaître puisque le nouveau texte renvoie explicitement au traité de Maastricht, dont le titre V fixait que « Les États veillent à la conformité de leurs politiques nationales avec les positions communes » (art. J-2), et précisait que celles-ci devaient être « compatibles avec les cadres de l'Otan ». À la politique étrangère commune, il manquait un instrument d'autorité : le voici.
4. Décisions à la majorité qualifiée. Quel que soit le mode d'adoption (système de Nice ou système allemand, appliqué à partir de 2014), le cercle des questions échappant à l'unanimité s'élargit ; outre les affaires communautaires (immigration, politique agricole, commerciale, douanière et, surtout, industrielle, dite « de concurrence »), il inclut 51 nouveaux domaines : marché intérieur, énergie, coopération judiciaire en matière pénale, ouvrant la porte au parquet européen, et coopération policière, amorce d'une « police fédérale ». Désormais, la compétence de l'Union concernera quelque 70 domaines, soit l'essentiel de la responsabilité politique : schéma fédéral classique, d'autant que disparaît le compromis de Luxembourg permettant à un État d'invoquer ses intérêts vitaux, dont le candidat Sarkozy avait pourtant fait grand cas pendant la campagne. Une décision adoptée à la majorité s'appliquera ipso facto, et même un État qui y est opposé devra la mettre en oeuvre sous peine de sanctions. Régime de fer, dont plusieurs États s'exemptent ou amodient, mais pas la France.
5. Charte des droits fondamentaux. Elle s'applique désormais de droit (sauf pour la Grande-Bretagne). Non reprise in extenso, la charte fait l'objet d'une référence dans le texte, ce qui, en droit, revient au même, d'autant plus que tout conflit sera interprété par la Cour de Luxembourg. Comment admettre le droit pour tout citoyen de saisir la Cour des droits de l'homme aux fins de condamner son État pour non-respect de principes très généraux ?
Contrairement à ce qu'a prétendu une propagande bien orchestrée, il n'y a ici aucune concession aux souverainistes. Certes, ne figurent plus les symboles, mais ils ont déjà été adoptés dans les faits et s'imposent ; de même, est maintenu dans les faits l'ancien art. 6 du texte Giscard posant la supériorité de la norme européenne sur la loi nationale : si celle-ci ne figure plus dans le traité, il y est cependant renvoyé explicitement dans un acte additionnel qui rappelle la jurisprudence de la Cour de justice, ce qui revient au même.
Ces habiletés et celles de M. Sarkozy (ses diatribes contre la BCE n'ont sans doute pas d'autre but que de se faire passer pour eurosceptique, élevant un nouveau rideau de fumée) dissimulent ce fait essentiel : on crée un État fédéral sans débat et en hâte. Curieuse « démocratie ».
( Photo : O.Roller)
11:55 Publié dans Rives droites | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paul, marie, couteaux, alsace, strasbourg, droite, gauche
17.10.2007
Strasbourg : La rose et le tandem
La défaite du XV de France face au XV de la Rose est pleine d’enseignements. Quelque part, nous pourrions nous interroger sur les limites du système Laporte et sur le jeu qu’il a imposé à l’équipe de France, un jeu qui permit de beaux succès mais qui a montré aussi ses faiblesses et notamment à deux reprises importante face aux Anglais, à leur fighting spirit et à leur aptitude pour un « real rugby » pragmatique et conquérant.
Si l’on faisait de ce match une métaphore politique, elle serait une leçon de choses, une leçon de combat face à ses victoires que certains croient acquises. Il n’y a pas de victoires en politique tant que l’arbitre-électeur n’a pas sifflé la fin du match. En évoquant « le XV de la Rose » et en reliant la métaphore aux élections municipales de Strasbourg, à dessein, nous donnons un avertissement aux joueurs de la droite municipale.
- La victoire aujourd’hui, n’est ni acquise, ni jouée. Se partager les places est donc autant prétentieux que scandaleux. Les jeunes joueurs feraient mieux d’aller sur le terrain que de parader dans les salons de thés et les apéritifs mondains
- Il faut savoir motiver ses équipiers, les remplaçants futurs et le public : Même si l’on se croit titulaire, les mépris à l’égard des nouveaux joueurs potentiels d’une équipe pourrait pousser ses derniers à jouer dans une autre équipe et même pousser les supporters à ne plus venir au stade, voire à changer de chouchou. Ce qu’en autres temps on aurait appelé « désespérer Billancourt » et qui se traduirait ici par « désespérer Strossburi »
- L’adversaire est toujours prêt et il faut savoir objectivement analyser son jeu : le XV de la Rose strasbourgeois se prépare, il avance un objectif limpide : Gagner à tout pris !
Tout sera permis mais le logo du PS, lui, est déjà aux couleurs de Strasbourg.
10:55 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump; strasbourg, municipales, alsace, socialiste
16.10.2007
La guerre des blogs aura-t-elle lieu ?

On le savait, la blogsphère allait bouger. Si certains évoquent – et je le confirme – des offres d’OPA amicales sur certains blogs installés pour acheter une relative passivité et plus si affinités, la gauche était, elle, mis à part Philippe Bies et l’excellent Schlomo, relativement peu présente.
A l’approche de la campagne, voilà que débarque les blogs de gauche.
Strasbourg à gauche est le premier d’entre eux. Les 30/40 ans du PS entendent ainsi répondre aux 30/40 des droites strasbourgeoises sauf que les premiers semblent clairement soutenus par leurs aînés !
Derrière l’écran, Pernelle Richardot, Emmanuelle Jacob, Arnaud Durand et quelques autres signataires non-évoqués en « off ». On va donc voir clairement la campagne municipale s’exporter sur les blogs et c’est une gauche unie et à visage découvert qui se présente.
A droite, on ne commente pas encore cette nouvelle.
Surtout que bien souvent l’action des blogs s’accompagnait tacitement de cette petit phrase tirée de Mission Impossible : "Vous accomplirez votre mission mais sachez que si vous êtes pris, nous nierons vous avoir donné des instructions, nous nierons même avoir eu tout contact avec vous". Cela va-t-il changer ?
13:05 Publié dans Rives Gauches | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blog, strasbourg, gauche, droite, alsace, municipales 2008, cantonales
12.10.2007
Pourquoi l’ouverture a droite ne serait impossible qu’à Strasbourg ?
Depuis que j’évoque l’ouverture à droite, je reçois des messages de sympathies d’électeurs UMP qui me disent que l’UMP doit s’ouvrir d’abord à ses voisins directs et des messages de haines me disant « A bas, A bas etc ».
Je l’ai toujours dit, je suis avant tout pour une fermeture aux cons et pour le rassemblement de compétences fortes pour faire avancer et travailler les exécutifs. Il faut donc se demander où sont ces compétences. Si je m'écoute, mon conseil municipal irait de certains verts à d'autres franges mais je suis utopiste.
J’ai donc regardé dans d’autres régions et j'ai constaté que l’ouverture y est pratiquée allégrement.
En Vendée, Philippe De Villiers ne tient le département que parce qu’il est soutenu par l’UMP, il n’a sauvé ces députés que parce que l’UMP lui a sauvé deux circonscriptions et Guillaume Peltier, son amusant secrétaire Général, comme des dizaines de ces cadres viennent de la droite de la droite.
Dans le Nord parisien, on m’annonce récemment qu’un ancien conseiller régional FN, puis MNR sera candidat aux cantonales sous l’étiquette UMP. Tout devient là-bas possible !
Autour de Marseille, Jean Claude Gaudin a fait élire le Maire de Marignane comme Vice-président de la CUM et Vice-président du Conseil Général des Bouches du Rhône. Je n'ai pas entendu crié ni l'UMP, ni la gauche marseillaise, peu suspecte de discrétion. Etc, Etc ...
Je pourrais multiplier les exemples d’ouvertures à droite en mentionnant aussi les ouvertures également vers l’aile libérale de la Droite à l’instar d’Alain Madelin et des cercles libéraux, voire vers le centre droit incarné autour de l’UMP par Hervé Morin et le Nouveau Centre.
On le voit, la droite est bien plurielle et c’est cette pluralité qui s’est rassemblée dans le dernier vote présidentielle. Pourquoi ne pas continuer ?
Le message du dernier conseil de l’UMP, auquel participait une petite délégation d’alsaciens bien connus était clair : « Oser l’ouverture ». A peu près 80 %, (un peu plus) je ne sais plus, de militants y ont même adopté une motion posant le principe d'"ouverture" de leurs listes municipales à des candidats "issus d'autres sensibilités politiques". Pourquoi en faire l’économie ici ?
Pour satisfaire les crocs de jeunes loups qui n’ont mangé jusqu’à présent que du tout cuit, pour préserver des vieux renards ?
En Italie, modèle étudié par l’état major de l’UMP, la droite ne s’est pas embarrassée des œillères que la gauche lui imposait depuis longtemps. Elle a fait sienne l’idée de « rupture »
Il se dit en Alsace néanmoins que l’ouverture à droite se manifesterait déjà dans plusieurs institutions et que cela sera public d’ici quelques temps. On suivra cela avec intérêt tant cela répond à l’envie des Français et des Alsaciens, d’avoir, comme Bernard Laporte, la meilleure équipe pour affronter le XV de la Rose.
09:15 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droite, plurielle, strasbourg, colmar, mulhouse, ump, modem
09.10.2007
L'ancien Directeur des RG s'exprime
La sortie du livre d’Yves Bertrand, « Je sais rien mais je dirais tout » pourrait faire l’effet d’une bombe médiatique. L’ancien Directeur Central des RG de 1992 à 2003 a vu passer plus de 10 ministres de l’Intérieur avant que sa maison ne soit finalement dissoute ou fondue par l'actuel occupant de l'Elysée.
On nous annonce néanmoins du croustillant sur certaines manipulations.
Je ne sais rien... mais je dirai (presque) tout, d'Yves Bertrand. Plon, 18,50 euros (en librairie jeudi).
16:25 Publié dans Limes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rg, strasbourg, alsace, politique, yves, bertrand
07.10.2007
Il faut « oser « l’ouverture », à Strasbourg et en Alsace
Hier, à Paris, le principe de l’ouverture de l’UMP à des personnes venant d’autres formations politique ou ayant un parcours moins « RPR-UDF » a été acté par 80 % des cadres de l’UMP. C’est une bonne nouvelle qui prouveque l’appareil à compris la démarche.
" Les Français savent bien qu’il faut une gauche et une droite, mais en même temps, ils aiment l’union des énergies" a ainsi affirmé Jean Claude Gaudin devant l’Assemblée et les quelques alsaciens présents.
Auront-ils compris le message présidentiel, auront-ils saisi sa déclinaison, hier, par de nombreuses personnalités devant la presse ou dans les couloir.
Y-aura-t-il des Sarkozy, des Fillon, des Balladur alsaciens pratiquant sereinement « rupture et ouverture » ? Les prochains moi nous le dirons.
A titre personnel, je suis donc pour le recours aux compétences quelques soient les tendances. Après l’ouverture à gauche, il faut oser aussi l’ouverture à droite !
09:40 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : fillon, alsace, ump, bockel, ouverture, droite, strasbourg




