07.11.2009

Une droite rock'n roll ?

rocknroll.png
Encore un nouveau visuel de reçu et toujours la même question, y'aura-t-il vraiment d'autres listes que celles officielles ?
On sait aujourd'hui que l'ICA navigue à vue, que l'extrême gauche fera des campagnes "minimalistes".
En fait à 200.000 €, la campagne, on ne sait pas qui peut se l'offrir.

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06.11.2009

Griesbach 2.0 : Une liste PS fantome ?

Sans titre 2.jpgSi les DNA de Lundi précisaient que le syndrome de Griesbach qui avait rendu la composition de la liste difficile hante les esprits et bien que Mathieu Cahn déclarait : « « Il serait paradoxal, alors que le PS vient de voter à une large majorité pour le renouvellement, la diversité et le non cumul des mandats, que nous ne soyons pas capables de constituer une liste qui mette Jacques Bigot dans les meilleures conditions pour la campagne », il semblerait que des mouvements de troupes soient signalés et que des forfaits téléphoniques explosent en vu selon certains du renforcement de courant.

Pour d’autres, il s’agit clairement de la pré-composition d’une « autre » liste PS, apte à permettre la prise en considération de minorités pas forcément minoritaires. Au cas où !

C’est codé, on sait.

05.11.2009

3 questions à Monique Jung, Conseillère Régionale d'Alsace

jung-monique.jpgMonique Jung aime s'engager. Femme, centriste et élue, elle répond aujourd'hui aux questions de Cagliostro & Cie. On découvre ici une envie de "valeurs", un credo européen et alsacien. A lire. Merci à elle.

Cagliostro : Monique Jung, vous êtes conseillère régionales de la majorité dite « zellerienne », tel que l’on peut le lire sur le site du Conseil Régional. Alors, ces 6 années de mandats, un bilan, un regard sur la vie locale ?

Monique Jung :Je suis en effet centriste, membre de la majorité Zellerienne créeé en 2004, fruit d’une union entre l’UMP, le centre et les indépendants ; j’assure la VP de 2 commissions, l’économie d’une part et la recherche d’autres part. les échanges au sein de la majorité ont largement été ouverts, les discussions , le respect mutuel et l’écoute réelle ; un grand nombre de propositions centristes ont modifié les approches initiales. je crois néanmoins que nous gagnerions à créer plus de transversalités dans nos approches.

Les verticalités entre les directions, les clusters, et beaucoup d’organisations ne nous permettent pas d’optimiser nos dispositifs : pourquoi ne pas avoir une vision intersectorielle, inter services .. quand des projets se montent, de nouvelles promotions se dessinent (économie, tourisme, export ..) Nous gagnerions aussi à clarifier les missions des structures financées par les fonds publics. J’avoue ne pas supporter le mille feuille ailleurs que dans une assiette .

Cagliostro : Vous êtes aussi une femme en politique, attachée au centrisme. Justement où est aujourd’hui le « centre » dans la vie politique alsacienne ? A-t-il toujours un rôle à jouer ou est-il coincé entre le bipartisme et le retour des verts ?

Monique Jung : Si beaucoup de centristes sont aujourd’hui répartis entre différents partis, des groupes ou groupuscules d’appellation diverses, les centristes doivent néanmoins partager des valeurs et les défendre

- Europe : ce fantastique barrage contre les guerres nés à l’issue du denier conflit mondial est aussi aujourd’hui notre meilleurs rempart à la compétition internationale si elle sait se bâtir autour d’une justice partagée, de règles sociales et fiscales communes pour bâtir de vrais Etats Unis d’Europe capables de représenter une puissance sur les marchés mondiaux ; l’Europe a beaucoup d’étapes à franchir pour parvenir à ces objectifs, et les élargissement ne pourraient s’entrevoir avant de consolider une réelle identité et des fondements partagés entre les Etats Membres ;

L’Europe est aussi une aventure qui doit se vivre au quotidien dans notre capitale européenne ; soyons des territoires d’expérimentation accrue en matière de collaborations, mais devenons aussi une capitale de l’Europe citoyenne ; nous avions proposé de réaliser un grand quartier Européen des artistes, de la culture et de l’artisanat dans notre capitale Alsacienne lors d’une séance plénière de la Region ; l’Alsace mérite un grand projet structurant au niveau européen !

-   la tolérance et le respect de l’autre : parce que nous pensons qu’une société ne peut laisser sur le bord du chemin ceux qui n’ont pas suivi les mêmes parcours, nous considérons que nous sommes riches de nos différences ; nous encourageons avec ferveur l’ouverture sur l’autre, l’apprentissage des langues, et l’économie solidaire

-   un développement économique basé sur les valeurs humaines, respectueux de l’environnement et du denier public : le modèle capitalistique a montré ses limites ; l’argent ne peut et ne doit être le moteur unique de notre développement ; notre humanisme rhénan mêle l’initiative économique et les valeurs d’attachement aux racines du territoire, et au respect de l’homme qui est la vraie valeur à défendre au delà des seules notions de profits. Ce respect doit aussi se traduire par la conscience que nous devons transmettre à nos enfants une terre sur laquelle ils puissent vivre dans une nature préservée. Développons des systèmes de transports alternatifs à la voiture, et au fret routier grâce aux trains, ou aux voies navigables .. et des systèmes de chauffages qui ne soient pas basés sur les énergies fossiles.  Nous soutenons pleinement les efforts menés par la Region en ce sens ; Nous proposons également de lier soutien de la Region aux entreprises et blocage de distribution de dividendes quand elles obtiennent une aide publique : notre soutien doit consolider l’exploitation et la pérennité des sociétés .

- un développement économique basé sur la valorisation de la recherche et de l’innovation : nos entreprises peuvent largement bénéficier des compétences scientifiques très riches en Alsace. Il nous appartient de poursuivre et encourager une meilleure diffusion de ces connaissances, et accessibilité accrue aux entreprises. Les collaborations scientifiques sont aussi de fantastiques sources de nouvelles implantations, qu’un travail en réseau facilite. Le fonctionnement des pôles de compétitivités le prouve !  La mise en place d’une porte de l’innovation avec un laboratoire des idées, aujourd’hui inscrit au CPER est un exemple d’action que nous défendons.

La question n’est donc pas de savoir s’il y a une place pour le centrisme mais s’il y a des places pour ces valeurs que le centrisme défend. L’engagement politique n’est pas uniquement partisan, il doit aussi « gérer la cité » avec une idée d’idéal à défendre ; c’est en tous cas ma vision de l’engagement, que j’ai défendu avec mes collègues au sein du Conseil Regional

Cagliostro: on vous sait également professionnellement attachée à l’Alsace et à son développement notamment par le biais des « Ambassadeurs ». Quelles mesures doivent être prise pour faire de l’Alsace une région qui ose et qui gagne ?

Monique Jung : J’aimerais partager une anecdote ; j’ai participé en 2005 à une mission à Bilbao, conduite par Adrien Zeller. L’objectif était de vérifier comment le pays Basque s’était sorti de situations économiques très difficiles ; nous avons rencontré nos homologues, des institutions, clusters … j’ai retenu quelque chose qui m’a paru essentiel : le pays Basque connaissait un taux de chômage de 30 % que chaque structure tentait de combattre avec une série d’initiative individuelle. A ce niveau de chômage, ils ont décidé de se réunir et d’examiner ensemble ce qui pouvait être fait : un appel à Michael Porter, et la construction d’un musée Guggenheim .. courageuse décision qui a bien porté ses fruits !

Je crois que les efforts doivent donc être portés par tous les acteurs , partagés dans une même volonté ; le combat politique doit s’arrêter après des élections pour que tous tirent l’Alsace, et non leurs individualités…

La promotion de l’Alsace par le club des Ambassadeurs est une démarche partenariale, qui vise à constituer un réseau de personnes qui s’entraident, font des affaires ensemble.

Par ailleurs , je crois urgent de mettre en place des démarches transversales, qui permettent des partagent d’expériences, des complémentarités .. si l’innovation nait de rencontres improbables, ils faut que nous sachions dépasser les cadres.

Osons, et osons ensemble.

09:52 Publié dans 3 questions à | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monique, jung, conseil, régional, alsace, centre, cagliostro |

04.11.2009

Richert : « Pour une Alsace unie et audacieuse »,

richert.jpg« Pour une Alsace unie et audacieuse », voilà le nom du « projet pour l’Alsace » reçu  dans certaines « boites à lettres électroniques et initié par l’équipe de Philippe Richert. La note, que nous avons reçu d'un correspondant lointain commence ainsi :

 « Dans la perspective des prochaines élections régionales et dans la prolongation du travail accompli par Adrien ZELLER et son équipe, il est proposé d’envisager l’élaboration d’un « Projet pour l’Alsace ».

 

Il s’agit de susciter et de porter une véritable mobilisation autour d’un projet pour l’Alsace. Il y a en effet dans notre région un vrai potentiel d’adhésion à une telle démarche, donnant du sens à l’action publique en Alsace.

 

Le discours politique, compris comme le discours d’action et de gestion des collectivités publiques, et le discours socio-économique, entendu comme l’expression des contraintes et des attentes des milieux socio - professionnels, doivent se retrouver dans un mode de dialogue renouvelé qui permette de mieux partager et de définir les contours du devenir à moyen-long terme de notre région.

 

Un tel projet ne peut se concevoir autrement qu’articulé autour de nos valeurs, qui puisent leurs racines dans l’humanisme rhénan : le respect de l’autre, une éthique partagée pour mieux vivre ensemble, l’esprit de tolérance et d’ouverture, le sens de la justice et de la solidarité.

 

Ce projet pourrait s’articuler au tour des thèmes prioritaires suivants :

 

  1. L’aménagement du territoire, le développement économique et l’emploi.
  2. Le développement durable pour une meilleure qualité de vie.
  3. L’innovation et l’attractivité de l’Alsace.
  4. Le renforcement du lien social et l’avenir des générations futures.
  5. Le rayonnement international de l’Alsace »

On l’aura compris, rien de nouveau sous le soleil des ateliers à venir. Sauf un alignement sur les thématiques « idéologiquement de gauche » comme l’écologie, le lien social. Exactement, ce qu’attend Europe Ecologie et le PS pour être placés au cœur du débat régional. Alors, motivés ?

 

06:30 Publié dans REGIONALES | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe, richert, alsace, note, audacieuse |

03.11.2009

On en parle : 03/11/2009 - Strasbourg

micro-strasbourg.jpgFrançois Loos : En déplacement aux Etats-Unis, l’ancien Ministre François Loos a appris qu’il était nommé responsable de l'atelier de réflexion sur "Strasbourg métropole" des Régionales 2010 par Philippe Richert. Il n’en a pas fallu plus, juste avant Halloween pour mettre le feu aux citrouilles et réveiller certains Ump qui crient « Strasbourg aux Strasbourgeois ». D’autres laissent entendre que si François Loos veut être candidat à Strasbourg en 2014, il devra se présenter aux cantonales ou aux législatives.

Le calendrier de l’avant : Les conseillers de Jacques Bigot se réjouissent de l’actualité. Pour eux, après l’affaire Mitterrand, l’affaire Sarkozy, le coût de la présidence française de l’UE, les révélations de Charles Pasqua, la fronde de Jean Pierre Raffarin, le procès Chirac lancent tranquillement une campagne dans l’opinion publique. Ceux à quoi les experts d'en face répondraient en chantant.

Modem : le calme avant la tempête. Même si le Modem a adopté la technique du « no comment », les mails fusent et les portes se claquent. La candidature de Yann Wehrling, le candidat « mandarine » pour certains ( à cause de la couleur orange du Modem et des feuilles vertes) ne passe toujours pas. A force de s’ancrer à gauche, certains cadres pensent que le Modem va se faire essorer d’un côté par le PS, de l’autre pas l’UMP.

02.11.2009

3 questions "à mots découverts" à Robert Grossmann

robert-grossmann.jpgRobert Grossmann publie un livre… Oui, mais ce n’est pas le premier. Pourtant, celui-là, on le commente. Il y a ceux qui font semblant de l’avoir déjà lu et les autres qui critiquent sans savoir. On dit aussi que certains attendent « l’heure H ». La personnalité de Robert Grossmann est telle qu’elle fait réagir. On aime ou on n’aime pas Robert Grossmann, au moins il ne laisse pas indifférent. Avec 3000 amis sur Facebook, il est aussi de loin l'homme politique alsacien le plus present sur Internet. Raison de plus, pour Cagliostro et son équipe d’essayer d’en savoir plus sur ce chêne que certains rêvent d’abattre et sur les branches duquel jailliraient de nouvelles pousses.

Cagliostro : Vous êtes un homme de culture et l’on sait que beaucoup d’auteurs vous inspirent. Pourtant, on a l’impression que la droite souffre d’un complexe dans ce domaine. Quand donc la droite cessera-t-elle de laisser le monopole de la culture à la gauche ?

Robert Grossmann : Ne faudrait-il pas commencer par définir la droite ? Selon moi ce ne serait pas inutile. Mais, trêve de casuistique…

Qui donc est « inspiré par des auteurs » à droite ? Nous pouvons citer au plan national une liste impressionnante d’intellectuels de droite, quelques élus de droite, au plus haut sommet de l’état qui éprouvent le besoin de lire pour nourrir leur réflexion.

Pourtant, je pense que, globalement, la culture inspire moins les élus de droite, alors qu’à gauche on fait semblant. J’observe aussi que le « jacklangisme » c’était avant tout de l’événementiel tintamaresque, l’art à toutes les sauces, plutôt que la réflexion notamment par lecture ; rendons tout de même à Jack Lang cette indispensable révolution du prix unique du livre.

Oui, hélas, mon impression globale est que la droite déserte plus le champ culturel que la gauche…Même si, comme je le crois la gauche est dans la supercherie culturelle. Trop rares sont ceux qui, à droite, s’impliquent, trop nombreux sont ceux à gauche qui font semblant.

Au fond, ma conviction est que la culture ne peut souffrir d’être prise en otage ni par la gauche…ni par la droite. Je le développe dans mon livre « à mots découverts ».

Cagliostro : Les élections municipales passées ont vu la défaite de la liste sur laquelle vous figuriez. Peut-être revenez-vous là-dessus dans votre livre. Quelles leçons en avez-vous tirées ? Quels enseignements pour l’avenir ?

RG : Oui j’en parle assez longuement. La défaite ne peut s’expliquer que par une convergence de facteurs divers et variés que je tente d’analyser. Les enseignements ? Que les opposants à Roland Ries se mettent au travail comme mes amis au sein de mon groupe le font de manière exemplaire. Qu’ils soient sur le terrain, investissent le monde socio-culturel, sportif, économique, qu’ils exercent des responsabilités dans le monde associatif !
Mais aussi que des talents nouveaux lèvent à Strasbourg et se révèlent. Il faut du neuf, mais du neuf qui convainque et…attention : ne pas jeter aux orties les talents confirmés, ne pas donner dans le racisme par l’âge.
La juventomanie n’est pas la recette. N’oubliez pas que les électeurs âgés vont voter plus fidèlement que les jeunes. Bref, il faut trouver une nouvelle formule pour 2014 avec de vrais jeunes ! (car il y a de faux jeunes…, ça ne vous a pas échappé ?) Mais, haro sur les « vieux » serait fatal. Vous avez noté que depuis quelques années un « parti des retraités a émergé qui se présente aux différentes élections.

Cagliostro : Votre livre « à mots découverts » fait donc déjà particulièrement parler. De Strasbourg, capitale européenne menacée à la vie politique locale, qu’y apprendra-t-on ? Est-ce un état des lieux ou un acte de foi ?

RG : On y trouvera un essai de compréhension de la défaite municipale de 2008, on se rendra compte du travail accompli en 7 années, on redécouvrira des épisodes intéressants de la vie publique. On rencontrera des « caractères ». On se penchera sur le communautarisme et sur la question des identités. On n’oubliera pas l’Europe.
Et, en effet, on s’acheminera vers un acte de foi pour demain.

Mais surtout j’y parle sans fuir les questions et sans dissimuler mes inquiétudes ni les choses qui font mal…

J’attache beaucoup d’importance à mes pages de conclusion où mon acte de foi consiste à esquisser des voies nouvelles.

 

Note : "à mots découverts" sera présenté lors d'un débat à la Librairie Kléber le 26 Novembre à 18h. 30

Entretien Exclusif Cagliostro et Compagnie (source à mentionner en cas de reprise)

18:55 Publié dans 3 questions à | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robert, grossmann, à, mots, découverts, ump, roland, ries, fabienne, keller |

Les jeunes alsaciens et la politique

potemkin.jpgPotemkine, l’inventeur des villages du même nom, douces illusions données de loin à la famille royale de Russie, aurait aimé internet. Cela permet à certains de faire illusion et à d’autres de tomber dans le panneau. Ainsi, certains « experts » se disent qu’un groupe actif sur le net est symbole d’une tendance forte dans l’opinion. Des jeunes l’ont compris et en joue pour « être sur les listes ».

Nous sommes donc allés voir sur Facebook. Au moment de rédiger la note, on pouvait lire les scores suivants sur facebook :

Jump 67 : 304 membres

MJS 67 : 403 amis

Uni Alsace : 123 membres

Et s'il faut tenir vraiment compte de chiffres, on imagine que certains auront noté les 2037 amis de la page "Jeune Alsace". Alors que les groupes les "jeunes avec Richert et Bigot" se lancent à peine. Le FN et l'extrême gauche semblent absents de facebook, les verts discrets préférent leurs newsgroups internes.

Bien sûr, un vrai observateur relativisera ces chiffres. Interrogé un jeune élu municipal non strasbourgeois nous déclare pourtant "Jeune Alsace, ils sont partout, chez moi, ils sont une vingtaine de personnes actives, c'est dire les sympathisants". A Strasbourg, certains militants de gauche constatent "l'effritement des JUMP liés à l'image qu'ils donnent et à l'affaire Jean Sarkozy". "Ils communiquent en interne, mais à la fac, on est plus inquiet de la montée de l'UNI et consorts". De notre côté, nous notons aussi l'arrivée des "jeunes actifs" dans le Bas-Rhin.

Les Jump entendent pour autant ne pas se laisser abattre, ce d'autant plus qu'il pourrait y avoir une representant sur la liste en place éligible alors que le MJS serait lui, sur le point d'aller faire campagne "à la campagne", considérant qu'en ville, Jacques Bigot fera le plein. Une rumeur folle envahit aussi le web, Jacques Bigot serait sur le point de présenter une liste composée fortement de moins de 45 ans.

On suivra aussi la montée des groupes Facebook consacrés aux candidats eux-mêmes. C'est aussi déjà révélateur.

  • En photo : le Général Potemkine

 

09:00 Publié dans REGIONALES | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jump67, mjs, jeune, alsace, strasbourg |

01.11.2009

Lettre ouverte à Roland Ries et aux élus alsaciens : Passerelle Adrien Zeller

Pour une « passerelle Adrien Zeller » sur le Rhin

Lettre ouverte à Roland Ries et aux élus alsaciens

 az.jpg

Monsieur le Maire,

Vous  n’avez sans doute pas l’habitude de recevoir des lettres ouvertes de « blogs ». Le blog « Cagliostro & Cie » innove donc, signe des temps modernes qui sont les nôtres.

Suite au décès d’Adrien Zeller, nous avons initié un groupe sur le média social « Facebook » afin que la passerelle Mimram soit baptisée « Passerelle Adrien Zeller ».

Le départ d’Adrien Zeller, président de la région Alsace, nous pousse, en effet, à lui imaginer un hommage que nous vous livrons, un hommage qui inscrirait son nom dans le temps.

Nous pensons en effet que la Passerelle Mimram, située au Jardin des Deux Rives, mériterait aujourd’hui d’être débaptisée pour devenir « la Passerelle Adrien Zeller ».

Pont sur le Rhin, pont sur l’Europe, elle symboliserait l’engagement rhénan et européen du Président de la Région, mais aussi son souci de l’amitié franco-allemande, autant que du devenir Européen de Strasbourg. Consacrée aux piétons, aux cyclistes, elle soutiendrait aussi l’engagement d’Adrien Zeller pour l’humain et le durable, dans tous les sens du terme.

Elle symboliserait aussi la démarche volontariste d’une homme qui avait l’Alsace à cœur et qui savait autant franchir les frontières que les barrières politiciennes.

Qui sommes-nous pour lancer cette idée à une époque qui en manque tant ? Des bloggeurs, des anonymes, alsaciens de cœur et d’esprit, qui laissent à d’autres le soin de la reprendre et de la diffuser.

Des élus, des proches d’Adrien Zeller ont rejoints le groupe. Nous espérons que l’idée soit reprise, que nos voisins allemands y souscrivent.

Cordialement

L’équipe Cagliostro

 

 

18:13 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : adrien zeller, passerelle, hommage, strasbourg, cagliostro |

3 questions à … : le succès

images.jpgLe rendez-vous « 3 questions à » passionne le web. Après Vincent Froehlicher, Philippe Bies, Jacques Fernique, Jean Emmanuel Robert, des questions ont été posées à Sandrine Belier, Catherine Trautmann, d’autres le seront prochainement.

Mais vous pouvez aussi nous contacter par mail, pour que nous évoquions « votre » actualité.

PS : Nous invitons nos lecteurs à nous retrouver également sur facebook.

31.10.2009

Municipalité de Strasbourg : Une adjointe se démet, attention les secousses

578ac1831f07985c.jpgComme nous le laissions paraître depuis plusieurs mois, il s’avère qu’une adjointe au Maire de Strasbourg serait sur le point de rendre ses délégations. Chargée de la prévention des risques juridiques, du contentieux et de l'administration électronique, Caroline Ctorza restera Conseillère de base et quitte ses fonctions officiellement et sans doute très sérieusement pour des raisons professionnelles.

Et si c’était la première d’une longue série ? Comme disait le philosophe Yannick Noah : « Ambiance de la brousse, attention les  secousses ! »

L'ambiance au PS ne serait-elle pas si rose que cela ?

30.10.2009

Régionales Alsace : Incitation à la débauche

scoop.jpgLa composition des listes de droite et de gauche pour les élections régionales donnent lieu à des rumeurs. Ainsi, on prétend d’un côté que le PS serait sur le point de « s’ouvrir à droite »  et de l’autre que Philippe Richert aurait approché des représentants « écologisants ». Ces derniers en auraient bien entendu parlé et le téléphone alsacien a fait le reste.

Des surprises seraient ainsi attendues. Mais vous en savez peut-être plus ?

09:00 Publié dans REGIONALES | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, régionales, alsace, droite, gauche |

29.10.2009

Guy Dominique Kennel tacle Nicolas Sarkozy

Kennel.jpgDans une interview parue Lundi dans les DNA , à la remarque « SARKOZY DEMANDE AUX COLLECTIVITÉS DE « CORRIGER LEURS MAUVAISES HABITUDES » D'AUGMENTATION DES EFFECTIFS », Guy Dominique Kennel répond : « Le gouvernement est mal placé pour nous faire la leçon. S'il nous transfère des compétences mais pas l'encadrement pour les assumer, comme ce fut le cas pour les personnels de service des collèges, il ne peut pas nous faire grief de recruter. Il faut nuancer le propos ou être plus précis. Dans le Bas-Rhin, nous n'avons pas recruté hors transferts de compétence ».

Bravo au Président du Conseil Général de reprendre à son compte des propos entendus depuis des années. En attendant de voir où va aller le CG 67. Peut-être aussi qu’à Paris, on juge les départements à l’échelle de ceux qui ceinturent la capitale.

14:00 Publié dans Rives droites | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guy, dominique, kennel, conseil, général, alsace |

Ville de Strasbourg : La façade, les fêlures et les fêlés

micro-strasbourg.jpgVue de loin, la majorité PS / Verts du Conseil Municipal de Strasbourg semble forte et solide. Ses leaders, Roland Ries et Jacques Bigot ont-ils encore le temps de voir ce qui se passe dans les étages. Non ?

Ils devraient, car outre les classiques querelles intestines (naturellement pas digérées), ils découvriraient que des élus s’ennuient, que d’autres en ont marre et que d’autres encore font le plein de … pleins de choses.

La situation devrait évoluer dans les prochaines semaines. Pour le moment, on en est aux rumeurs. Des rumeurs qui laissent imaginer quelques bonnes pages. 

Au menu : fatwa, camaraderie et petits meurtres entre amis.

14:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, vert, conseil, municipal, strasbourg, alsace |

28.10.2009

Raphael Nisand : le blog

blog-nisand.jpg
Parmi les nouveautés du jour, la découverte du blog de Raphael Nisand
Il faudra améliorer les balises et la sécurité, mais voilà donc un blog de plus sur la toile

19:07 Publié dans Rives Gauches | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : raphael, nisand, schiltigheim, ps, maire |

Jean Emmanuel Robert, un élu UMP de terrain

JER RG.JPGJean Emmanuel Robert n’est pas un nouveau venu en politique. Pourtant, il incarne, au Conseil Municipal de Strasbourg, une nouvelle génération et une nouvelle façon de faire. Bien sûr, il a ses détracteurs et leur oppose sa conception de l’engagement populaire de proximité qui tient en 3 axes : le terrain, le terrain, le terrain. Rencontre avec un élu engagé à droite juste après son passage sur France Bleue Alsace.

Jean Emmanuel Robert,  vous faites partie du groupe UMP, Nouveau Centre et Indépendants. Ce n’est pas trop dur d’être dans l’opposition face au PS et aux Verts ?

Jean Emmanuel Robert : Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de me donner la parole au travers de votre blog, dont je suis, comme pas mal d’autres, un lecteur attentif. Je fais effectivement partie du groupe UMP, Nouveau Centre et Indépendants. Il y a entre les élus qui le composent une cohésion qui n’est pas feinte, qui ne repose pas sur une communauté d’intérêts, mais sur des valeurs réellement partagées. Il y a surtout et c’est très important, une excellente ambiance. Un autre choix n’aurait d’ailleurs pas été possible. Cela correspond à mon engagement personnel, à mes aspirations profondes, aux valeurs dans lesquelles je crois, mais aussi parce qu’il est nécessaire en politique, d’agir dans la clarté. Je n’ai jamais adhéré à l’idée d’avancer masqué sous une bannière floue qui ne parle à personne. Il est important d’être clairement identifié et d’être parfaitement en adéquation avec ce que l’on est réellement. Cela n’empêche aucunement l’ouverture d’esprit, le dialogue et le compromis, bien au contraire.

Nous nous trouvons en face d’une municipalité résolument socialiste et verte, qui s’assume comme telle, jusque dans ses contradictions internes. L’alternance, si elle doit un jour se produire, se fera d’abord avec l’UMP et ses alliés naturels. En 2008, nous avons oublié ce qui aurait dû être une évidence : pour gagner, il faut d’abord rassembler son camp avant de l’élargir pour former une majorité. Nous avons collectivement échoué sur ce plan lors du dernier scrutin municipal. C’est la raison qui m’a conduit et d’autres avec, à militer fortement pour la dénomination actuelle de notre groupe, qui se situe aujourd’hui clairement dans l’opposition au sein du conseil municipal. Pour autant, à chaque fois que l’intérêt général l’exige, comme sur l’avenir de la poste par exemple, nous n’hésitons pas, dans les faits et pas seulement dans les interviews, à être constructifs et à formuler des propositions concrètes. Libre à la majorité de nous suivre ou pas.

Vous me demandez si c’est difficile d’être dans l’opposition. Eh bien ce n’est pas spécialement une promenade de santé ! Il faut être vigilant, plus attentif à ce qui se passe en ville et être réactif. Nous ne sommes plus épaulés par des services administratifs qui vous mâchent en grande partie le travail et donc plus ou moins obligés de tout faire nous-mêmes. Fort heureusement, notre groupe a un excellent collaborateur, Geoffroy LEBOLD, qui, au-delà de l’amitié qui nous lie, fait montre d’un dévouement exemplaire qui au quotidien nous permet d’avancer sereinement.

Il est nécessaire en permanence de chercher l’information que la majorité est rarement encline à délivrer spontanément, malgré les belles promesses entendues en début de mandat. Disons les choses franchement : dès le lendemain d’une défaite, on revient très vite sur terre. On ne vous regarde plus tout à fait de la même manière et il arrive que les mêmes qui vous saluaient chaleureusement hier vous ignorent superbement aujourd’hui. Parfois les portes se ferment aussi. Ça peut paraître ingrat, mais c’est ainsi. La fameuse « traversée du désert » n’est pas qu’une expression, une image : dans l’opposition elle recouvre une certaine réalité. Pour ma part, j’ai pris rapidement beaucoup de distance par rapport à tout cela et j’en ai accepté les règles et les codes. Par ailleurs, j’aime ce que je fais et je prends réellement du plaisir à travailler aux côtés de Robert GROSSMANN qui allie à la fois une enrichissante expérience de la vie et un sens politique qu’on retrouve nulle par ailleurs. J’apprends beaucoup à ses côtés et plus le temps passe plus je mesure cette chance. Alors malgré les difficultés c’est très formateur. Avec mes collègues, Anne SCHUMANN, Frédérique LOUTREL, Martine CALDEROLI-LOTZ et Huguette DREIKAUS, je crois que nous appréhendons la politique et la manière d’en faire sous un autre angle, plus humain, plus réaliste, pas techno pour un sou, et donc en phase avec les attentes de nos concitoyens. Cet état d’esprit est partagé au-delà de notre groupe par d’autres élus, comme Pascal MANGIN pour qui j’ai beaucoup d’estime.

Quoi que l’on fasse, l’exercice du pouvoir éloigne des réalités, car il est prenant et chronophage. Tôt ou tard la routine et la certitude presque maladive d’avoir toujours raison s’installent… À tort ! Dans l’opposition, malgré le travail, on reprend le temps de vivre normalement. Je pense que l’on sort grandi et rasséréné d’une cure d’opposition… à condition bien évidemment que celle-ci ne s’éternise pas !

Quel bilan tirez-vous de ce qui n’est plus le début de la mandature Ries ? Comment se manifeste aussi votre « résistance » ?

Jean Emmanuel Robert : Il est trop tôt pour parler de bilan municipal. Les quelques projets initiés aujourd’hui étaient déjà dans les cartons voire dans les tuyaux en 2008. Je pense notamment aux opérations de renouvellement urbain à Hautepierre et à la Cité Nucléaire qui du reste, sous couvert d’une nouvelle concertation assez artificielle, ont pris pas mal de retard. Même si nos successeurs ont été élus pour mettre en œuvre « une autre politique », je regrette qu’au-delà des déclarations d’intention, il n’y ait pas de continuité républicaine sur des dossiers aussi importants que le parc des expositions ou le tram vers Koenigshoffen et le centre de la Roberstau.

En fait, il y a bien l’un ou l’autre nouveau projet, mais ils relèvent soit d’un plantage manifeste, l’Eurostadium où le site olympique permanent de Monsieur OEHLER, soit d’une incohérence urbanistique évidente, le PEX, soit et c’est plus grave, du bétonnage à tout crin spécialement au Neudorf.
 
Nombreux sont nos concitoyens qui affirment « qu’il ne passe plus rien d’intéressant en Ville », que la place Kléber redevient infréquentable, que l’insécurité repart au galop dans les quartiers et que nos rues sont de plus en plus sales. C’est malheureusement une vérité que tout un chacun peut constater chaque jour et que je déplore. On observe également le retour d’un certain laisser-aller. Faut-il rappeler qu’un gamin de 14 ans a été jusqu’à incendier plus d’une vingtaine de voitures cet été « parce qu’il s’ennuyait », et ce, sans aucune réaction municipale de réprobation ? On marche sur la tête et c’est la raison pour laquelle j’ai dénoncé vigoureusement cette situation.

S’agissant de la promesse phare de « restaurer la démocratie locale à Strasbourg », il n’y a que les socialistes pour penser que ce soit un succès. Au sein des conseils de quartier nouvelle formule, la déception est immense, les démissions pleuvent parce que la concertation est généralement fantaisiste. Les réunions sont désertées. Sous la mandature précédente, même si tout était loin d’être parfait, les élus de l’opposition pouvaient au moins siéger dans trois conseils de quartier au choix. Désormais, ils en sont totalement exclus, pour quelles raisons ? Ils sont également fermés à l’immense majorité des Strasbourgeois et sont composés à partir de tirages au sort, méthode que je ne trouve pas spécialement efficiente et moderne. Je suis intervenu longuement au conseil municipal de septembre pour dénoncer toutes ces dérives. Ce n’est plus supportable et il est impératif qu’il y ait une véritable rupture dans cette manière d’exercer le pouvoir. À l’heure de l’Internet et du multimédia, le partage de l’information doit couler de source, être naturel et enfin devenir une réalité : c’est le gage d’une démocratie locale saine, apaisée et respectueuse de nos concitoyens. J’ai formulé à ce sujet des propositions concrètes au travers d’une tribune, il y a quelques jours. J’ai demandé combien avait pu coûter au contribuable la semaine européenne de la démocratie locale, qui n’est en réalité qu’un écran de fumée et une vaste opération de communication au profit du pouvoir, sans aucune réponse bien évidemment. Les DNA n’ont pas eu plus de chance : quand elles posent la question à Monsieur HERRMANN, de savoir combien la Ville a dépensé pour le fiasco de la réunion publique du conseil de quartier de Hautepierre organisée au Zénith, le Premier adjoint est bien en mal de répondre. Je comprends sa gêne : tant d’argent public gaspillé pour une salle vide aux trois quarts !


Contrairement au discours officiel, l’opposition n’est pas mieux traitée aujourd’hui : les belles promesses de campagne sont passées rapidement aux oubliettes. Certes, nous avons davantage de moyens matériels aujourd’hui ce que je reconnais bien volontiers, mais l’information des élus s’est quant à elle considérablement dégradée. Je pense qu’il faut bâtir un véritable statut de l’opposition et le respecter quelque soit la couleur politique de la majorité en place.  À mon sens, l’opposition doit pouvoir jouer un rôle, être associée réellement à la prise de décision sur des sujets d’intérêt général. Objectivement nous n’en prenons pas le chemin : regardez l’affaire de l’Euro 2016 qui devrait totalement faire consensus, le dossier remis par la municipalité à la FFF n’est même pas le même que celui qui nous a été transmis ! Pourquoi nous cacher certaines choses, cela n’a pas de sens ?  Si nous revenons aux responsabilités nous changerons profondément cette manière de faire.
 
En revanche, Roland RIES incarne bien la Ville et la fonction de Maire. C’est extrêmement important et, sur ce plan, je n’ai aucun reproche à lui faire. Il essaye de ménager un certain consensus même si ce n’est en réalité qu’une façade derrière laquelle certains de ses adjoints manient le sectarisme avec excès.

Mais ce qui pêche le plus lourdement, c’est l’absence de vision stratégique pour Strasbourg et le manque de volonté politique : clairement la municipalité actuelle ne prépare pas la ville de demain.   

Et l’avenir, comment le voyez-vous ?  Comment construire un avenir à la droite, d’abord à Strasbourg, puis en Alsace .  Par lequel des 12 travaux d’Hercule faut-il commencer ?

Jean Emmanuel Robert : D'abord, il y a une réalité sociologique dans les grandes villes sur laquelle je voudrais insister. Et Strasbourg, qu’on le veuille ou non, n’échappe pas à la règle. Un basculement à gauche s’opère depuis plusieurs années et ce n’est pas un hasard si nous avons perdu depuis 1998  toute une série d’élections, notamment cantonales.

Certes nous n’avons pas toujours eu les meilleurs candidats et il y aurait beaucoup à dire sur le choix de certains d’entre eux. Des erreurs ont été commises, c’est vrai aussi. Nous avons parfois désespéré ceux qui nous avaient fait confiance en ne menant pas la politique pour laquelle nous avions été élus et nous n’avons pas toujours su valoriser ce qui devait l’être. La Droite à un problème avec la Com, c’est de notoriété publique et il faut que cela change une fois pour toutes. Enfin, le comportement n’a pas toujours été exemplaire, et il nous a coûté très, très cher.

Mais structurellement, la précarisation des faubourgs et même du cœur de la ville, avec son lot de difficultés sociales, a permis à la Gauche de prospérer et de connaître un certain nombre de succès. C’est aujourd’hui une réalité dans la majorité des grandes villes. Cette réalité nous devons la prendre en compte et en faire l’axe central de notre réflexion dans les prochaines années. La population et par définition l’électorat ont changé. Les Strasbourgeois ont de nouvelles attentes et de nouvelles espérances. À nous de mettre à jour notre diagnostic, à nous de les identifier clairement, à nous d’y répondre, à nous de nous adapter. Certaines recouperont les valeurs que nous défendons depuis toujours, d’autres exigeront de nous que nous fassions preuve de créativité et d’innovation voire d’audace. Tous ceux qui font une analyse similaire, mais qui pensent qu’il suffirait de diluer notre message au point qu’il devienne insipide et insignifiant se trompent lourdement. Dans la vie comme en politique il faut des repères qui balisent le chemin qu’on emprunte.
Nous avons à droite un socle de valeurs républicaines qu’il ne convient pas de raboter, mais au contraire d’affirmer et d’enrichir d’idées nouvelles, de propositions concrètes. Cela ne peut se faire qu’au travers d’un large rassemblement au sein duquel toutes celles et tous ceux qui sont aujourd’hui engagés à droite, au Centre ou dans la société civile ont leur place. Pendant le mandat précédent de combien de personnes nous sommes-nous coupés pour des questions purement personnelles ?
 
Le moment venu nous devrons tourner vers une personnalité qui soit en capacité de fédérer autour d’elle toutes ces bonnes volontés, sans exclusive. Je ne vous donnerai pas de noms aujourd’hui - c’est prématuré et il ne m’appartient pas de le faire - mais un profile pourquoi pas. D'ailleurs, celles et ceux qui, ces derniers temps, s’autoproclament candidat(e) n’ont aucun respect pour les nombreux militants de notre mouvement et je le déplore.

Nécessairement, il devra s’agir d’une personnalité qui rassemble, qui sait écouter, dialoguer et se remettre en question. Elle devra avoir une bonne image et ne pas être clivante, sinon on n’y arrivera pas. Roland RIES disait de lui-même, avant son élection, qu’il n’avait laissé durant son intérim (1997-2000) « que des bons souvenirs ». C’est une évidence et cela a grandement contribué à sa victoire : tirons-en les conséquences et tirons avec lucidité les leçons de notre échec.

La Droite a plus de soucis à se faire qu’elle ne l’imagine en Alsace, car cela fait des années que, dans une certaine mesure, elle se repose sur ses lauriers, persuadée que la situation est acquise pour longtemps. Du coup, on se comporte en bons gestionnaires sans faire vraiment de politique alors que la Gauche, elle, ne s’en prive pas, et elle a raison. C’est pourtant le politique qui doit insuffler un cap, c’est de lui que doit venir l’imagination de la société de demain, c’est lui qui doit constituer une sorte de repère pour la société. 
Il suffit de voir la composition du cabinet de Roland RIES et de Jacques BIGOT ou des groupes politiques de la majorité pour comprendre l’importance du politique dans leur architecture municipale. À titre d’exemple, là où la gauche affiche 5 collaborateurs de groupe politique aujourd’hui, entre 2001 et 2008 nous n’en avions qu’un seul, mal payé au demeurant. C’est un non-sens !

La classe politique alsacienne, toutes tendances politiques confondues, a eu un comportement « d’enfant gâté » en refusant un certain nombre d’opportunités économiques, comme DHL ou RYANAIR et bien d’autres. Regardez l’état dans lequel se trouve notre aéroport à côté de celui de Baden, c’est désespérant. Nous connaissons aujourd’hui la plus grave crise économique depuis 1929. L’économie alsacienne souffre aujourd’hui bien plus que le reste du pays parce que c’est une terre plus industrielle qui plus est, fortement exposée aux soubresauts de la conjoncture allemande. Force est malheureusement de constater que tout n’a pas été fait pour nous renouveler et nous adapter aux évolutions induites par la mondialisation. Cette situation exige désormais un coup de booster de la part des collectivités territoriales. Il va falloir changer de braquet et redevenir volontaristes et conquérants.

De ce point de vue là, il n’y a rien à attendre de la Ville de Strasbourg et de la CUS, le pouvoir en place a réduit les investissements comme jamais en pleine période de crise. André REICHARDT, le président de la Région Alsace, a l’intention de présenter, après le plan de relance d’Adrien ZELLER, un budget offensif sur l’emploi. Il a mille fois raison. Philippe RICHERT, quant à lui, a annoncé qu’en cas de victoire il concentrerait les efforts de la Région sur l’économie, l’innovation et le développement durable. Compte tenu des enjeux, c’est clairement l’homme de la situation. Je lui fais pleinement confiance. Outre ses qualités de véritable humaniste, il est animé d’une forte passion pour notre terre alsacienne, ferment d’un enracinement local authentique que seuls le temps et l’action façonnent. Pour gagner les prochaines régionales, qui vont être difficiles, il faudra être résolument offensif et combatif, en n’omettant pas les valeurs de droite qui ont fait le succès de Nicolas SARKOZY en 2007.     

Propos receuillis par Cagliostro & Cie     

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27.10.2009

Gilbert Gress publie "Fautes graves, Un été d’enfer à la Meinau"

GRESS.jpgUn livre de Gilbert Gress avec une préface d’André Bord … Pas de doute, les amateurs haussent les sourcils. Quoi, comment, ai-je bien lu ? Gilbert Gress, André Bord… Cocktail détonnant.

 

Le Racing fait couler l’encre et la sortie, le 6 Novembre prochain, de Fautes graves, Un été d’enfer à la Meinau, fera date. « Quels sont les secrets de cette nouvelle crise ? – Pourquoi le Racing marche-t-il sur la tête ? – A-t-on voulu tuer le « mythe » Gress ? – Qui a tiré les ficelles ? – Quel rôle a joué la presse dans cette histoire ? Au Racing, la vérité dépasse souvent la fiction »  lit-on assoiffé d’informations

 

 

Gilbert Gress revient sur cet été d’enfer à la Meinau. Chaud, chaud ! A découvrir aux www.editionsduboulevard.fr

18:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gilbert, gress, andré, bord, alsace, strasbourg, racing, club, rcs |

Gens du Voyage : hoenheim 1- Schiltigheim 0

Sans titre 1.jpgL’avis négatif de la commission d’enquête publique consacré à l’aire d’accueil des gens du voyage de Schiltigheim-Vogelau fait sourire. La nouvelle faisait déjà bondir Vincent Debes, le Maire de Hoenheim qui vendredi, lors du Conseil de CUS, annonçait « sa » victoire à tout le monde, à condition de ne la répeter à personne. Elle fait aujourd’hui tirer le dynamique Christian Ball et son MRI  qui dénoncent « des méthodes employées par Raphaël Nisand qui peuvent se résumer en quelques mots : amateurisme, absence de concertation et entêtement ».

Du côté de l’opposition hoenheimoise, silence des camarades socialistes du maire de Schiltigheim, silence du groupe « Modem » de Stéphane Gayet. Seule Marielle Geoffroy, élue « Hoenheim à Venir » a tenu à repréciser les « débats » : «  Sans la mobilisation, pendant de nombreuses années d'élus comme Stéphane Bourhis, Jean-Luc Ulrich et Albert Wirtz, il y a fort à parier que le dossier serait passé ». Ce dossier, contré visiblement uniquement dans l’ancienne municipalité par les groupes « Hoenheim d’abord » et « Hoenheim Demain » rebondit donc aujourd’hui et vient souligner un suivi assez léger de la part de certains protagonistes et l'évolution sur le sujet de Vincent Debes.

 

L’étude approfondie du dossier du commissaire enquêteur de cet été (faites par nos soins) confirme en tout cas, d’un côté la mobilisation des proches de Madame Goeffroy et de l’autre de ceux du Maire de Hoenheim, mais il pourrait aussi ouvrir la brèche à d’autres refus d’implantation pour des raisons environnementales et écologiques.

Alsace : élection du tête de liste UMP

richert.jpg

Philippe Richert élu ! Jusque là, pas de suprise.

Seul candidat, Philippe Richert est élu tête de liste Ump pour l’Alsace avec  1345 voix sur 1586 exprimés (et 3944 votants potentiels, adhérents à jour de cotisation). On notera les 241 votes blancs, soit 15 % d’électeurs militants et le taux de participation alsacien. Quel est donc le message ?

07:35 Publié dans Rives droites | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe, richert, ump, élections, internet |

26.10.2009

Desparate Socialistes

scoop.jpgOn reviendra prochainement sur un dossier concernant Schiltigheim, mais l’on se devrait d’évoque le profil Facebook de Raphael Nisand et son statut récent : « Plus de réunion départementale du PS depuis le mois de juin. Ailleurs le PS existe. Pourquoi pas dans le Bas-Rhin ? Bouteille à la mer : Quelqu'un sait-il où se trouve le Parti Socialiste à l'heure actuelle ? En cas de découverte, merci de ramener la rose à l'Hôtel de Région pour le mois de mars ».

Humour ou non, cela n’a pas fait rire tout le monde. On sent une petite crise monter à l’intérieur du parti.

 

15:46 Publié dans Rives Gauches | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, nisand, raphael, cahn |

Régionales Alsace : Accord Vert-Mei acquis

Sans titre 2.jpgL’accord Vert-Mei est désormais acquis. Voilà qui officialise le « bloc vert » annoncé par notre blog depuis des mois. L’ancrage à gauche de l’écologie marque désormais un tournant dans le parcours d’Antoine Waechter. A moins que comme Daniel Cohn Bendit, il s’agisse simplement de faire des Verts le nouveau cœur de la vie politique française.

On notera néanmoins beaucoup de querelles internes chez les amis écologistes. Celles-ci se manifestent sur les outils de communication interne du mouvement où certain(e)s jouent les donneurs et donneuses de leçons, ce qui dérangent les jeunes verts et ceux qui souhaitaient que le parti s’ouvrent et s’allient dès le premier tour avec le PS.

 

 

 

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