31.05.2007

Des élus et cadres centristes contre la candidature Tarall

02c267fbe8ba00f374ea3d341c70c720.jpgBertrand Hirtz et Albert Wirtz, conseillers municipaux à Schiltigheim et à Hoenheim, et Pascal Boës, président de la section UDF de la 3e circonscription du Bas-Rhin, « ont décidé conjointement de ne pas apporter leur soutien à la candidate "UDF-Mouvement Démocrate" ». Et de justifier leur choix de ne pas soutenir Bornia Tarall par la perspective des... élections suivantes. Voilà ce que l’on peut lire dans les DNA de ce jour.

Nous avions, sur notre blog, évoqué les remous provoqués par ce choix dans la 3ème circonscription. Outre la candidature dissidente d’une militante, on avait évoqué un temps les candidatures de MM. Sandrin et Bourhis, l’un venant de la gauche, l’autre de la droite régionaliste. Le Modem a tranché mais les couteaux restent sortis et permettent d’imaginer une recomposition lors des élections municipales.

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29.05.2007

Philippe Bies : une autre manière de faire de la politique

da3a7f66efe888c12d941b943946f512.jpgPhilippe BIES, ceux qui l’ont croisé sur le terrain lors de ses jeunes années accolent des tonnes d’adjectifs. Les personnes interrogées à ce sujet ont dit( sans savoir pourquoi ils répondaient), selon leur tendance :     respectable mais dur (un adversaire régionaliste), homme d’appareil (un compagnon umpiste),  militant infatigable (un camarade socialiste) ... Il ne laisse pas indifférent et c'est déjà important.

Sa candidature dans cette circonscription pourrait bien être une étape importante pour sa carrière et pour Strasbourg. Rencontre virtuelle !

Question 1 : Philippe BIES… Strasbourg compte un député européen de gauche, un Sénateur de gauche, un député de gauche. Votre élection le 17 juin, qu’apporterait-elle de spécifique à la vie strasbourgeoise ?

Philippe BIES : Il ne vous a pas échappé que c’est l’UMP qui détient la quasi totalité des pouvoirs dans notre département. Votre énumération est donc trompeuse (ndr : il s'agissait d'une provocation, nous l'avouons), même si elle prouve que les socialistes conservent une très bonne assise à Strasbourg, comme l’a encore montré le second tour des élections présidentielles.

Si Catherine TRAUTMANN, Roland RIES ou même Armand JUNG restent des valeurs sures, la gauche strasbourgeoise doit comme au niveau national se renouveler. Elu en 2004 dans un canton considéré à juste titre comme un des fiefs de la droite locale, j’ai aujourd’hui la responsabilité, avec d’autres, de participer activement à ce renouvellement, à Strasbourg comme à Paris.

Enfin, je représente sans doute une autre manière de faire de la politique. Proche des gens sans pour autant tomber dans le clientélisme, déterminé sans tomber dans le sectarisme, ouvert tout en restant fidèle à mes convictions. Je suis convaincu que les électeurs de la 2ème circonscription souhaitent un député qui s’engage et qui rende des comptes. Je suis abasourdi par le maigre bilan que nous laisse le député sortant et son équipe.

Question : Des mauvaises langues, de gauche, comme de droite, font de vous et votre suppléante des « apparatchiks ». Qu’en pensez vous ? Quel est plutôt l’axe sur lequel vous aimeriez que l’on reconnaissance votre engagement militant ?

Philippe BIES : J’ai été le responsable du PS dans le département pendant près de 3 ans. Cela laisse inévitablement des traces…Plus sérieusement, je suis très attaché aux partis politiques car ils constituent les piliers de notre démocratie. Ces partis, il faut bien les faire vivre, les animer. Ce sont des fonctions souvent ingrates, qui sont néanmoins très formatrices. Le monde politique est rude et les coups bas ne manquent pas. Avec Pernelle, le fait d’avoir gravi progressivement les échelons au sein du PS nous a préparé à encaisser, et quand c’est nécessaire à répondre.

Depuis 2004, même si je siège encore dans les instances locales du PS, je privilégie l’exercice de mon mandat de conseiller général qui m’apporté une autre vision des choses, sans doute plus concrète, plus en phase avec le quotidien des habitants.

Mon engagement militant est tout simplement un engagement de conviction au service des autres avec la volonté de placer mon action dans un cadre collectif.

Question : Dans le seconde circonscription, vous affronterez 2 écologistes (un vert et un people), divers candidats de gauche et plus, mais surtout un candidat soutien de Nicolas Sarkozy et une candidate UDF-Modem, présente comme vous, sur le terrain. Quel message aimeriez vous transmettre aux électeurs pour les aider à voir clair ?

Philippe BIES : En campagne depuis plusieurs mois j’ai aujourd’hui la conviction que je peux l’emporter, même si l’élection de Sarkozy le 6 mai peut changer la donne.

Mon message aux électeurs est double :

  • -          je souhaite participer à l’équilibre des pouvoirs au niveau national. Les premières semaines de mandat de Sarkozy me renforcent dans la crainte d’une présidentialisation à outrance de nos institutions, les ministres, y compris le Premier, n’étant plus que de simples collaborateurs du Président.
  • -          Localement, face aux deux candidats de la droite qui l’un comme l’autre sont liés  d’une façon ou d’une autre au tandem, je souhaite offrir aux électeurs de la 2ème circonscription la possibilité d’une représentation diversifiée et renouvelée qui ne sera sous la coupe de personne, si ce n’est de l’intérêt général allié à la volonté de mieux vivre ensemble. Par ailleurs, une victoire des socialistes dans cette circonscription ouvrirait de très bonnes perspectives pour les élections municipales qui suivront dès mars 2008 voire même avant.

 

Le site internet de Philippe Bies: http://www.philippebies2007.fr/

24.05.2007

Mobilisez-vous !

Vous connaissez des candidats qui n'ont pas répondu à nos questions ! Parlez leur de nous !

11:29 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |

23.05.2007

Strasbourg 1 : Chantal Cutajar, le coeur au centre

b6ae1141b7520bce2172a838f3890f06.jpgMaître de conférence à l'Université Robert Schuman de Strasbourg, ancienne adjointe au maire de Strasbourg, Chantal Cutajar souhaite mettre le droit au service des droits. Membre de l’UDF-Modem, elle se présente dans la 1ère circonscription de Strasbourg. Si elle fut l’une des premières élues alsaciennes (nous hésitons entre 2) à ouvrir un blog, elle remue aussi la vie réelle et ne laisse pas indifférente.

Vous êtes l'une des premières élues à avoir choisi les blogs, la toile pour faire connaitre vos idées et votre personnalité. Quel bilan tirez-vous de ce mode de communication ? Est-ce un plus pour la démocratie ?

Chantal Cutajar : Oui, je pense même être la première (ndlr : nos archives laissent à penser qu’un autre élu avait aussi le sien aussi) à avoir ouvert un blog en Alsace, ou plutôt deux, un personnel plus tourné vers mes activités juridiques, mes engagements en faveur d'une Europe politique de la Justice pour mieux lutter contre des fléaux dont on ne parle pas assez:l'argent sale, le blanchiment d'argent illicite, les fruits de la corruption, des trafics en tous genres et de l'économie souterraine. L'autre plus politique, dont le titre est à la fois un cri du coeur:"Strasbourg, je t'aime" et un programme:"Jardin de la démocratie".

Je suis très heureuse de cette expérience du web. Internet est un outil fantastique d'expression, d'échanges, de mise en relations.

Le dialogue ne se réduit pas aux commentaires (libres, chez moi) laissés sur le site, mais par des échanges de courriels. Mon blog politique compte plus de 10 000 visites par mois. J'essaie d'en faire à la fois un relais d'information sur l'udf-mouvement démocrate et une plage d'expression sur certains sujets. Je m'en occupe personnellement, mais il est ouvert à des tribunes libres et mon équipe de campagne m'aide évidemment à l'alimenter. Il n'est pas qu'une vitrine, ouverte parce que c'est devenu une mode,  mais il est vivant: quelques 900 notes y ont été publiées. Et depuis le début de cette année il est souvent alimenté plusieurs fois par jour.

Ce blog me prend du temps, mais il ne s'agit pas de temps perdu. Il est évidemment qu'il est pour moi un outil parmi d'autres. Et il n'est pas qu'un instrument de "campagne", bricolé pour la circonstance. Dans l'avenir, ce blog politique doit devenir un outil citoyen majeur. La démocratie est un jardin qui réclame des soins quotidiens et pas seulement en période électorale... Qui plus est, politiquement, les blogs ont une vertu: ce qui est écrit reste. Ce que je signe personnellement m'engage personnellement. Mais chacun est juge: il suffit de zapper sur quelques blogs ou sites pour se rendre compte que je ne suis pas une intermittente d'Internet...

Vous incarnez le "centre" au "centre" de Strasbourg. Quels messages forts adressez-vous à vos électeurs ? 

 Chantal Cutajar : Le "Centre central" n'est pas une posture, mais un positionnement clair. Il se trouve que je me retrouve complètement dans la conception de l'éthique politique exprimée et incarnée par Bayrou. "Etre de gauche ou de droite, c'est être hémiplégique", disait voilà longtemps Raymond Aron... Les clivages droite-gauche hérités du XVIII ième siècle et entretenus aujourd'hui par des systèmes institutionnels et électoraux fort peu démocratiques ne correspondent pas aux vrais clivages et ne répondent plus aux besoins du XXI ième siècle.  

Sur le fond, pour moi le mot "valeur" a du sens. Or, le Mouvement démocrate fait le pari qui me semble le plus proche de mes propres préoccupations: remettre l'Homme, le principe d'humanité, au coeur de toute action. En cela, nous sommes les vrais héritiers de l'humanisme rhénan, du personnalisme, des idéaux du christianisme social. Et de l'esprit républicain.

Cela se traduit par une série de refus: Non au collectivisme, non à l'autoritarisme, non aux intégrismes en tous genres, non à l'économisme, non à l'étatisme, non à la concentration et à la confusion des pouvoirs, non à l'affairisme, non au favoritisme politicien,  non au règne de la technocratie et de la bureaucratie, non à tout ce qui engendre ou amplifie les inégalités, non à tout ce qui réduit les individus à des numéros ou à les objets....

Pour concilier, la LIBERTE et l'EGALITE, il faut que  cette FRATERNITE tant oubliée inspire l'action politique.  

Je ne veux pas ici redire tout ce que cela implique (attardez-vous sur mon blog!). Mais si j'insiste sur ces valeurs, c'est parce que pour moi elles déterminent les programmes, les décisions, les propositions. Et doivent être à la base de ce réenchantement de la politique si indispensable. Un réenchantement qui passe par un renouvellement des pratiques de la démocratie représentative, donc par les députés. Des députés qui doivent "être au service des citoyens face aux pouvoirs et non au service des pouvoirs face aux citoyens". Des députés qui ne peuvent être à l'écoute de leurs électeurs que s'ils servent en conscience, et non par consigne, l'intérêt général. Des députés qui doivent redevenir ce qu'ils ont encore dans les autres démocraties européennes:des législateurs, des contrôleurs, des forces de propositions et des relais. Des esprits LIBRES et INDEPENDANTS

Avec un député implanté, une candidate ump, une candidate ump dissidente, un "néo-udf", cela fait beaucoup de monde sur la ligne de départ. Quelles sont vos chances ? Pourquoi faudrait-il élire un député udf à Strasbourg1 ?

Chantal Cutajar : Vous parlez sans doute de moi donc d'une députée "UDF-mouvement démocrate", et pas seulement UDF: c'est plus qu'une nuance dans le contexte actuel!

"Indépendance et liberté": Qui peut en dire autant chez les candidats qui ont été investis par des partis qui pratiquent des "mandats impératifs" en faisant même signer des engagements qui sont des chèques en blanc insultants pour des citoyens responsables!

Au niveau national, je serai une députée à temps plein, à 100%. Cela m'amuse (si l'on peut dire) de voir le député sortant promettre qu'il sera assidu à l'Assemblée.... Pourquoi ne figure-t-il que neuf ou dix fois dans les comptes rendus des séances plénières  ces cinq dernières années de l'Assemblée? Il faudrait  demander des bilans d'activités à celles et à ceux qui représentent la majorité sortante et l'opposition sortante...

Je suis aussi la seule candidate investie par une formation dont le leader a réuni les voix que l'on sait sur son nom aux Présidentielles qui ne sera ni béni oui-oui, ni béni non-non. Mais qui sera en mesure de juger en fonction de ce qui est proposé et non de ce que les états-majors auront décidé...

Je suis la seule encore à m'engager à un mandat "unique et exclusif», ce qui me vaccine d'avance contre ce clientélisme si souvent confondu avec l'écoute des citoyens, la défense des citoyens, l'aide aux citoyens.

Je suis la seule encore à m'engager à faire de ma "permanence" un lieu d'aide effective et non simplement un secrétariat, à rendre des comptes et à organiser des "conférences de citoyens" (dans la ville) et des "TGV de la citoyenneté" (pour Paris). 

Mais je ne vais pas exposer mon programme détaillé. Là encore, attardez-vous sur mon blog...

Une remarque tout de même: le positionnement d'indépendance et de liberté que j'aurai face au gouvernement au niveau national, je l'ai déjà au niveau local. J'ai rompu avec le "tandem" sur des divergences de fond et de principes, je préside un groupe dit d'opposition, mais je  vote, sujet par sujet, en fonction de ce qui est proposé, et non d'une façon systématique... Le sectarisme n'est pas au Centre "central"!

07:30 Publié dans LEGISLATIVES | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : chantal cutajar, strasbourg, strasbourg1, udf, modem, udf67, politique |

21.05.2007

Strasbourg 2 : Yann Wehrling, en vert et contre tous !

a77374cf2d6d2956ad8b8f7a71d11a31.jpgPremier à avoir accepté de répondre à nos questions, Yann Wehrling est le candidats des « Verts » dans la seconde circonscription du Bas-Rhin. La campagne, quand on est écologiste, on connaît. Il s’explique et nous l’en remercions.

Question : On vous connait comme porte-parole national des Verts. Cette élection est une sorte de retour au pays. Pourquoi Strasbourg 2 et pour quoi faire ?

Yann Wehrling : Retour au pays... pas vraiment. J'ai été plus visible au plan européen et national ces dernières années car j'y avais des responsabilités. Pour autant, je ne me suis jamais défait de mon domicile strasbourgeois où je revenais chaque semaine. Maintenant, j'y suis présent quasiment à 100% de mon temps. Strasbourg 2, parce que j'y vis aujourd'hui et que j'y ai vécu quand j'étais étudiant (enfant, j'étais dans la quartier gare puis brièvement à Lingolsheim). Je suis né à Strasbourg et j'y ai fait toute ma scolarité, y compris mes études. C'est une explication simple et évidente. Pour tout dire, je suis tellement attaché à Strasbourg que j'ai refusé d'aller me présenter ailleurs, là où, comme on me le proposait, mon élection aurait été plus "assurée". Pour quoi faire ? Pour être un député qui puisse illustrer son action à l'Assemblée nationale à partir d'un terrain qu'il connait, le terrain qu'il connait certainement le mieux. Au delà de mes idées, j'estime avoir aujourd'hui acquis de solides connaissances de 3 niveaux importants pour être un bon député : le niveau européen (j'y ai travaillé 6 ans), le niveau national (j'y ai exercé des responsabilités au cours des 4 dernières années et je continue d'en exercer) et le niveau local qui est Strasbourg où je vis et travaille en tant qu'illustrateur. Mais le "pour quoi faire" ne se résume pas à des questions de capacité et donc d'efficacité, mais de contenu avant tout. Je veux m'atteler à quelques dossiers qui sont à construire dès maintenant mais qui prendront sans doute du temps à se mettre en place : l'isolation des logements et le remplacement des chauffages les plus coûteux et les moins écologiques pour faire baisser le montant des charges locatives des ménages ; les méthodes d'agriculture et de distribution des aliments pour réorienter l'argent public investi dans la production alimentaire afin de moins polluer les sols et l'eau et rendre les aliments de base (fruits et légumes notamment) bien moins chers et de meilleures qualités qu'ils ne le sont (une des mesures que je voudrais développer c'est une loi aidant et imposant les cantines bio dans les écoles et les entreprises - comme l'a fait notre élue verte à Illkirch Graffenstaden) ; Enfin, troisième chantier, les transports. Je voudrais lancer l'idée d'une carte "transport" qui permettrait de disposer de points "kilométriques" sur une carte à puce qui permettrait à n'importe qui de prendre le train, le tram, le bus, l'auto-partage ou louer un vélo. Bref, un moyen simple et efficace de prendre des transports alternatifs à la voiture. La mise en place d'une telle carte nécessiterait une lourde négociation avec toutes les sociétés qui gèrent les transports cités (SNCF, RATP, CTS, vélocation...). Il faudrait de plus que le point kilométrique soit valable partout en France. Dès lors, cette mesure doit être nationale et largement soutenue par l'Etat. Ensuite, achetée par des entreprises, cette carte pourrait être distribuée aux salariés selon la méthode des tickets restaurant. Achetée par des organismes sociaux (CAF, ASSEDIC), elle permettrait aux plus démunis de voyager moins cher voire gratuitement si la carte est donnée. Je parie sur cette mesure qui rendrait moins cher et plus facile d'usage les alternatives à la voiture. Et de fait, par effet levier et d'entraînement, la place de la voiture se réduirait. Effet sociaux (un budget transport réduit), effet écologique avec moins de gaz à effet de serre rejeté par des transports qui contribuent aujourd'hui à hauteur de 30% des émissions. 

3 chantiers qui n'en excluent pas d'autres (notamment dans le domaine fiscal et économique avec les aides aux TPE et PME)... mais je vous renvoie à mon site pour en prendre connaissance.

Question 2 : L'écologie ne devrait-elle pas concerner tous les partis politiques et ce par delà droite et gauche ? Ces derniers temps, tout le monde est écologiste. De Nicolas Sarkozy à Francis Lalanne. Au-delà des peoples, a-t-on en France, conscience des véritables enjeux écologiques ?

Yann Wehrling : Le travail des Verts et des écologistes dans tous les domaines, depuis 30 ans, a porté ses fruits. C'est d'abord cela que je constate dans cette prise de conscience. Mais attention, il faut bien se rendre compte que nous n'en sommes encore qu'à la prise de conscience. La France est le plus mauvais élève européen en matière de protection de l'environnement et de prise en compte des équilibres planétaires. Votre constat, on m'en fait part régulièrement. Aujourd'hui, je suis encore plus motivé qu'avant pour me battre dans le champ politique... précisément pour ne pas nous retrouver dans l'absorption d'un problème aigu par des gens qui n'en font que des promesses ou des discours creux et lyriques. Au cours des 20 dernières années, tous les partis se sont emparés de la question du chômage. L'a-t-on résolu pour autant ? Non. Idem pour l'environnement. Comme tout le monde s'en soucie aujourd'hui, tous les partis l'intègrent dans leur programme. Mais je ne voudrais pas, cette fois, qu'on perde 20 ans à croire aux promesses. Je suis assez surpris d'ailleurs de constater que tant de personnes pensent que le problème serait quasiment réglé simplement parce que de bonnes intentions ont été affichées au cours de la campagne présidentielle.  Ce qui m'étonne encore plus, c'est donner du crédit à la nouvelle équipe du Président de la République qui avait, au cours des 5 dernières années, tous les pouvoirs pour agir. Pourquoi ce qui n'a pas été fait hier pourrait se faire aujourd'hui et demain ? Vraiment, j'ai du mal à les croire. C'est pour cela que je veux faire pression, pour dire et agir. Pour être vigilant, dénoncer mais aussi proposer. Il faut agir. C'est pourquoi, je vois mon rôle comme celui d'un futur élu qui défendra des réalisations concrètes qui répondent vraiment aux enjeux. 

Question : Quelle alternative politique et comportementale préconisez vous ? Vous aviez envisagé de plonger dans le Rhin, en cas d'élection... Cela tient toujours ?

Yann Wehrling : En politique, il faut toujours rester modeste mais persévérant... du moins tant qu'on a quelque chose à dire ou à défendre. Je vois trop de candidats qui se présentent sans même savoir pour quoi. Ils n'y vont que pour se faire élire puis occupe le poste pour ne rien en faire. C'est attristant et dommage... voire dangereux pour la démocratie car de trop nombreux élus agissant ainsi décrédibilisent l'action politique et font croire à tout le monde qu'on ne peut rien faire, qu'il faut se résigner. Modestie, c'est écouter, entendre les gens, ne jamais mépriser les idées des autres, ne jamais se croire vainqueur de tout avant l'heure. Persévérance, c'est croire dans ses idées, les défendre, mais aussi avoir le seul objectif d'atteindre des caps sans le faire dans la violence et le faire accepter par une majorité. Et puis, parfois, il faut se mouiller la chemise. Utiliser les symboles aussi pour afficher sa détermination... alors évidemment, oui, je tiendrai cet engagement, aussi ludique que symbolique, de me baigner dans le Rhin si je suis élu député le 17 juin prochain. Symbolique car je pense que l'eau est un sujet majeur encore trop mis de côté. Sur les 577 députés qui siègeront, il faut cibler ses combats pour être efficace et utile. Pour moi, ce sera l'eau, la nourriture, et l'énergie... avec toutes les conséquences écologiques mais aussi sociales positives qui en découleront..

14:00 Publié dans 3 questions à | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : yann wehrling, strasbourg, législatives, alsace, verts, 2, politique |

Lettre ouverte aux candidats et candidates

medium_camera.jpgMadame, Monsieur,

Vous êtes candidat(e) dans l’une des 3 circonscriptions strasbourgeoises ! A ce titre, et si vous le voulez, je vous ouvre les portes de mon blog pour vous permettre de répondre à 2 questions ou 3 … de mon choix ! Les volontaires peuvent me répondre par e-mail !

Strasbourgeoisement vôtre

Cagliostro

09:00 Publié dans LEGISLATIVES | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : udf, ump, alsace, fn, ps, verts, strasbourg |

19.05.2007

Les candidats alsaciens aux législatives !

Strasbourg 1

 

Etonnante conjoncture, parachutage, règlement de compte entre amis et compagnons, bruits de coulisse. La multitude de candidature à droite devrait favoriser le candidat sortant, mais …. 

 Jacques Barthel, 47 ans, artisan ; suppl. Éric Loegel, 53 ans.
 Martine Calderoli-Lotz, (DVD) 54 ans, avocate, c.r. ; Jean-Marie Heydt, 52 ans.
 Pierrette Morinaud (LO), 60 ans, professeur ; Alain Le Faou, 55 ans.
 Chantal Cutajar (UDF-MD), 48 ans, universitaire, c.m. ; Claude Sandrin, 54 ans.
 Bernadette Brenner (FN), 60 ans, retraitée ; Jean Gremmel, 58 ans.
 Christian Grosse (PCF), 52 ans, cadre ; Hülliya Turan, 29 ans.
 Stéphanie Brasseur, 30 ans ; Chrislen Guitet, 28 ans.
 Sonia Fath, 48 ans, chef d'entreprise ; Annie Arth, 47 ans.
 Laurent Fritz (Verts), 47 ans, professeur , Marion Garnier, 30 ans.
 Antonio Gomez (LCR), 52 ans, ouvrier ; Frédérique Riedlin, 30 ans.
 Armand Jung (PS), 56 ans, député sortant, c.g. ; Éric Elkouby, 33 ans.
 Jean-Luc Schaffhauser (MRP), 51 ans, prof. libérale ; Baki Fellah, 51 ans.
 Frédérique Loutrel (UMP), 35 ans, c.m. ; Laurent Spiero, 39 ans, c.m.
 Françoise Werckmann (MEI), 65 ans, professeur ; Catherine Auberger, 73 ans.

 

Strasbourg 2

Peut-être la circonscription la plus ouverte de Strasbourg. A Gauche, Philippe Bies et Yann Wehrling voient arriver Francis Lalanne. A droite, Pascale Jurdant Pfeiffer mène une campagne dynamique et proche – je l’ai croisée, elle, devant un candidat UMP un peu trop sûr de lui ou du résultat de Nicolas Sarkozy 

 François-Joseph Mayer, employé ; Murielle Thiblet
 Xavier Codderens (FN), 43 ans, employé, c.r. ; Louis Heller.
 Philippe Bies (PS), 43 ans, fonctionnaire, c.g. ; Pernelle Richardot.
 Jean-Baptiste Metz (PCF), 58 ans, professeur ; Édmée Baumstimler, 44 ans.
 Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDF-MD), 53 ans, fonctionnaire ; Alain Besançon, 57 ans.
 Roland Robert (LO), 49 ans, ouvrier ; René Camus, 44 ans.
 Valérie Broussolle (PT), 45 ans, professeur ; Henri Haar, 51 ans.
 Patrick Beaufrère (MRP), 58 ans, chef d'entreprise ; Jean-Pierre Inninger, 78 ans.
 Yann Wehrling (Verts), 35 ans, artiste ; Alain Jund, 51 ans.
 Mohamed El Rachidi, 39 ans, technicien ; Ferhat Derdar, 34 ans.
 François Bunner, 39 ans, chef d'entreprise ; Jean Freyburger, 31 ans.
 Francis Lalanne (MEI), 48 ans, artiste ; Valérie Thomann, 36 ans.
 Philippe Morel, 47 ans ( Gauche Alternative 2007); Jean-Claude Meyer, 63 ans.
 Géraldine Grün Neve, 30 ans ( Parti Blanc) ; Elisabeth Sorensen, 58 ans.
 Michel Depret, 71 ans, retraité ; Jean-Paul Villette, 56 ans.
 Jean-Philippe Maurer (UMP), cadre, c.g. ; Clarisse Siefert, 45 ans.
 Abdoul Aziz Mbaye, 58 ans, journaliste ; Nassira Aziz, 24 ans.
 Armand Tenesso, 42 ans, avocat ; Sofia Kechida, 31 ans.
 Robert Miroux, 58 ans ; Franck Driat, 27 ans.

 

Strasbourg 3

Circonscription offerte au sortant par l’ensemble des partis politiques. Voilà ce que l’on dit entre initiés ! Quel talent ! Que dire des verts déchirés et des candidats des minorités, du Parti des Musulmans de France, aux Udf , il y en a pour tous les goûts ! Sans doute parce que chaque voix rapporte 1.60 €/an ! 

 Claude Weber (UES), 59 ans, retraité ; Isabelle Lichtlé, 51 ans.
 André Schneider (UMP), 60 ans, député sortant ; Anne Hulné, 45 ans.
 Dominique Jobredeaux, 58 ans, artisan ; Evelyne Klée, 58 ans.
 Bornia Tarall (UDF-MD), 50 ans, fonctionnaire ; Marc Merger, 46 ans.
 Marie-Claire Lechêne (LO), 50 ans, fonctionnaire ; Jean-Paul Herrbrecht, 41 ans.
 David Jacquart, 35 ans, employé ; Bruno Dupuis, 65 ans.
 Zoubida Naïli (PS), 45 ans, fonctionnaire, c.m. ; Emmanuel Jacob, 40 ans.
 Natacha Lugonja, 32 ans, fonctionnaire ; Marie-Christine Bruat, 50 ans.
 Julien Gorrand, 28 ans, technicien ; Philippe Escorbiac, 50 ans.
 Andrée Buchmann (Verts), 51 ans, prof. libérale, c.r. ; Jean-Marie Brom, 54 ans, c.m.
 Jean-Luc Muller (LCR), 39 ans, ouvrier ; Frédérique Bour, 27 ans.
 Jacques Werckmann (MEI), 63 ans, ingénieur ; Christiane Klein, 66 ans.
 Mohamed Latrèche, 51 ans, cadre ; Omar Sassi, 30 ans.
 Yasmina Benchohra-Sadarnac, 49 ans ; Saad Brahimi, 53 ans.

Liste inspirée de celle de la préfécture et des DNA !

11:15 Publié dans LEGISLATIVES | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : circonscription, strasbourg, alsace, 1, 2, 3, candidat |

16.05.2007

Petits meurtres entre compagnons !

medium_SemifinalSzpadaK1.jpgElle est riche cette 3ème circonscription. On a donc prêté à certaines de ses composantes des destins centristes, à d’autres des ambitions ministérielles (eh oui, la Robertsau est dans la 3) et voilà qu’elle exporte même candidats et suppléant dans d’autres circonscriptions.

 

Citons Martine Caldéroli et son suppléant Jean Marie Heydt, conseiller municipal de Schiltigheim qui donc, au lieu de vouloir se positionner dans « leur » circonscription, se présente dans la « une » face à Frédérique Loutrel et le sortant Armand Jung !

 

Etonnante exportation d’une membre du comité UMP de la 3ème circonscription … Qu’en pensent le délégué, le député ?

 

Nicolas Sarkozy a juste appelé à l’ouverture, pas à l’exportation… Non ?

 

En attendant, il ne pourra en rester qu'une !

17:55 Publié dans LEGISLATIVES | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : ump, martine calderoli, frédérique loutrel |

14.05.2007

La censure pour l'échafaud !

medium_sarkozy_cecilia.jpgPremier cas avéré de censure de l'ère Sarkozy ?

Selon le site Rue89 , le Journal du Dimanche, qui appartient au groupe Lagardère, a renoncé à la dernière minute à publier un article relatant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour.

Avec une information choc: Cécilia, l'épouse du candidat, a ce jour-là renoncé à exercer son droit de vote. Un coup de fil d'Arnaud Lagardère a conduit le directeur de la Rédaction, Jacques Espérandieu, à retirer au dernier moment l'article du "menu" du journal.

Une information confirmée par Patrice Trapier rédacteur en chef du JDD, à une journaliste de 20 minutes, sans toutefois parler d'intervention extérieure: "On ne l'a pas publié, car cela relevait de la vie privée de Cécilia."

A suivre ... Mince, on m'a caché cela à l'Elsau ! Cela va pas en réconcilier avec la parité !

08:40 Publié dans Rives droites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cecilia sarkozy, alsace, strasbourg, france, politique, ump, nicolas |

12.05.2007

Municipales 2008 à Strasbourg, et c’est parti !

medium_lalanne.jpgLa capitale européenne va-t-elle devenir le centre de l’implication des people en politique. On peut se le demander.

Bien sûr, il y aura les sortants, Fabienne Keller et Robert Grossmann. Bien sûr il y aura la gauche avec Roland Ries. Bien sûr, il y aura les dissidents. Bien sûr il y aura le frontiste Codderens auquel on souhaite beaucoup de courage face au régionaliste radical Robert Spieler ( Rappelons que le second était arrivé devant le FN en 2001, mais que leurs 16 % divisés n'avaient pu rentrer au sein du Conseil Municipal).

On annonce Jean-Luc Schaffauser, une ou plusieurs listes de gauche extrême et les verts. Ces derniers pourraient connaître une concurrence inattendue, celle de Francis Lalanne dont on annonce la candidature comme tête de liste du MEI d’Antoine Waechter. Qu’en pense Hugues Geiger, ancien de ce mouvement ? Qu’en pense nos « grunen » ?

Autre star attendu, Jean Marie Cavada pour le Mouvement Démocrate ! Le médiatique député européen va-t-il unir sous sa bannière l’ensemble des centres alsaciens …A suivre …

La peoplisation du politique continue !

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