27.03.2008

Modem : le bilan municipal et communautaire

Les grands perdants des élections Municipales au cœur de la Communauté Urbaine de Strasbourg sont sans aucun doute les proches du Modem ! Disparus des tribunes à Strasbourg ? Ils n’apparaissent pas ailleurs.

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A Strasbourg, l’élection, mais surtout la campagne laisseront des cicatrices. Comment, en effet, expliquer le différentiel entre le vote des cantonales et celui des municipales. Les « camps centristes » ont ainsi d’abord mené une guérilla fratricide que certains ont poussé jusqu’à pratiquer des votes révolutionnaires particulièrement incohérents. On nous apprend ainsi que des jeunes du Modem auraient voté « Verts » soit à Strasbourg, pour des anciens de la gauche extrême. Un peu comme à Aubagne en fait !

Cette situation, ajoutée à l’absence de prises de décision d’un François Bayrou, lui-même défait à Pau, sonne la fin d’un happening. Si les centristes veulent rebondir en Alsace, il faudra plus qu’un Osterputz, mais une véritable révolution culturelle.

04.11.2007

Strasbourg et Cus : Une verité qui dérange !

ec38fd85da0523c62a30b806c59d6a62.jpgC’est le 8 Novembre prochain que l’Ump des 3 circonscriptions de Strasbourg se réunit au Foyer Sainte Madeleine pour une sympathique réunion autour du thème de l’environnement. La 4ème circonscription sera-t-elle néanmoins admise ?

Les participants découvriront alors le documentaire réalisé par Al Gore avant de savourer une bonne bouchée à la reine. Le tout encadré par un débat animé par Fabienne KELLER, Robert GROSSMANN et les Députés strasbourgeois Jean-Philippe MAURER et André SCHNEIDER .

Entendant son site « Une vérité qui dérange », certains se sont d’abord demandé s’il ne fallait pas le mettre au pluriel : « Des vérités qui dérangent » ! De plus quitte à débattre de l’environnement autant aborder aussi l’environnement politique et les municipales. Voilà pourquoi certains auraient déjà des questions bien senties :

  • a)            Est-il bon pour le climat d’ouvrir les fenêtres à gauche sans désespérer les électeurs de droite ?
  • b)            A force de ne s’ouvrir qu’à gauche, la droite ne va-t-elle pas finir hémiplégique ?
  • c)            Peut-on économiser les dépenses d’énergie militante à Schiltigheim et Ostwald ?
  • d)            Est-il vrai que certains soufflent le chaud et le froid au Nord de Strasbourg ?
  • e)            Peut-on dérégler le climat dans un coin de la Cus sans qu’il pleuve à Strasbourg
  • f)               Est-il possible et souhaitable que les roses éclosent en Mars à Strasbourg ?
  • g)            Dispose-t-on déjà de la liste des « animaux politiques » menacés de disparition ?
  • h)            A propos de vérités qui dérangent, certains auront-ils des questions précises à poser à MM. X, Y et Z ?

Vous le saurez si vous aimez les bouchées à la reine et si vous avez reçu cette invitation dans votre boite à courriels.

Note à l’attention de certains : Il est interdit de lancer des bouchées à la reine sur l’un ou l’autre de ses compagnons. Le repas est convivial.

 

10.09.2007

La bataille de Strasbourg

6f59e56fe2a1687bfd5c17563b919e78.jpgA en voir le commando socialiste envoyé à la Foire Européenne pour son inauguration, on se dit que « la maire des batailles » est lancée. Ils étaient, comme je l'ai écrit, tous là y compris un Roland Ries arrivant suffisamment en retard pour que tout le monde le voit venir. On n’évoquera pas le toujours aussi souriant Eric E qui voit enfin son heure arriver, promu pour services rendus par son député bien aimé. On évoquera Philippe B, désormais vraiment souriant lui et cela lui va mieux.

Ils étaient donc tous là, les candidats aux cantonales d’abord, sourient à l’évocation de leurs adversaires Ump et les autres. Certains « institutionnels » se laissaient même aller à serrer les mains de gauche bien qu’étant à droite : On ne sait jamais ! Des fois que !

Mais le commando Ps était partout, au premier rang ou presque, et à l’arrière pour observer les mouvements et mesurer. 3 villes clés feront la bataille de Strasbourg ! Il y a Strasbourg déjà, Illkirch ensuite et Schiltigheim enfin. Les situations de ces 3 communes ont déjà été évoquées sur les blogs. Reste que le compte à rebours a commencé.

D’étonnantes discussions semblaient avoir lieu à l’arrière. L’ouverture était sans doute de mise, à gauche, à droite, partout, avant que le bar n’ouvre lui enfin et que là encore, un étrange ballet prenne place. D’autres préféraient découvrir les charmes de la belle province et bières, portées un temps par Robert … Charlebois.

 

19.08.2007

Pour une union des compétences à droite !

045312dfd379785bb5d9d041ea9c7217.gifIl faut oser le dire, la droite, les droites, n’ont jamais été fortes en ce qui concerne l’exploitation des compétences. Longtemps, elles se sont soumises à la culpabilisation et au diktat idéologique de la gauche. A tel point que cela a parfois pris la forme d’un masochisme certain.

Certains me diront qu’il n’était pas pensable de s’allier avec des personnes venant de la droite extrême, pourtant la droite a su le faire à Dreux, mais avant aussi en intégrant des personnalités comme Alain Madelin, Gérard Longuet, Patrick Devedjian qui venaient d’Europe Action, d’Occident ou du Gud.

Personne ne rougit lorsqu’Alain Robert, Secrétaire Général du MNEL (Mouvement National des Elus Locaux) soutient Nicolas Sarkozy alors qu’il fut un des créateurs du Front National.

Alors aujourd’hui, la question se pose : pourquoi ne pas pratiquer une ouverture à droite et reconnaître la pluralité d’une famille de pensée. Pourquoi laisser cette force à la gauche ?

L’Avenir passe par une nouvelle donne. A l’italienne peut-être, on doit pouvoir être de droites et avoir des sensibilités différentes !

En Italie, le préfacier du livre de campagne de Nicolas Sarkozy, Gianfranco Fini, dirige l'Alliance Nationale. Son parti est l'héritier du MSI, parti fasciste italien dont il a conservé le logo : la flamme tricolore, celle qui a aussi inspiré le Front National. En Italie, l’Alliance Nationale, dite « post-fasciste » est classée au centre droit !
Alors, comme la gauche, la droite, doit oser puiser des forces là où elles sont, qu’en pensez-vous ?

31.07.2007

Bruits centristes

Strasbourg 1 : Le Jehan face à Herrmann


Frédéric le Jehan envisage désormais clairement d’être candidat pour le Modem face à Robert Herrmann dans le canton 1. Il se fait fort de battre celui dont on dit qu’il fait monter les enchères dans sa logique municipale mais qu’il finira aux côtés de Roland Ries.

Pour Frédéric le Jehan, comment dire, ce sera « mission impossible » !

Strasbourg 2 : Cutajar/Pfeiffer : Rien ne va plus.

« notre présence conjointe sur une même liste n’est en effet pas concevable». Ainsi s’acheverait une lettre en date du début juillet adressée par Chantal Cutajar à Pascale Jurdant Pfeiffer. Le centre, combien de division ! Pour être sûre que tout le monde soit au courant, la première a bien fait circuler sa lettre qui nous est arrivée par la gauche. Ambiance ! Qui plus est, pour bien désigner ses amis, la fonction CCi n’a pas été activée. Dis moi qui tu fréquentes, je te dirais ….

Une autre rumeur enfle à Strasbourg, la mise hors jeu d’une personnalité candidate aux municipales. On attend !

Strasbourg 3 : A lot of people !

Le score de Bornia Taral et de Marc Merger est de loin inférieur à celui des Présidentielles dans cette circonscription. Le Bayrousime s’est fait schneiderien et le caractère du duo « modem » a éloigné les centristes historiques.

Après des exclusions à Hoenheim et Schiltigheim, des militants UDF regrettent même les rumeurs qui faisaient de Stéphane Bourhis, puis de Claude Sandrin des néo-centristes présentables. Certains regrettent aussi que l’on ait pas allié les deux ( un sarkozysme avant l’heure). Et pour les municipales, cela sera vraisemblablement chacun pour soi, le parti suivra.

Le Nouveau Centre lui, se dit prêt à ouvrir ses portes. A suivre, cela promet !

06.06.2007

Pascale Jurdant Pfeiffer, une femme libre et courageuse pour Strasbourg

18b43eac24a749fd94f3669b99522112.jpgPascale Jurdant Pfeiffer …  Mais qu’est ce qui faire courrir cette candidate. Osons l’avouer, elle connaît ses dossiers, elle va sur le terrain et est à l’aise autant à expliquer les dispositifs de soutien aux entreprises, défendre les dossiers sociaux que parler sans langue de bois de ce qu’il faut faire pour renouveler le paysage politique. Entre action et conviction, rencontre avec une battante !

Question 1 : Candidate Udf-Modem, vous êtes aussi Adjointe au Maire. Qui vous soutient, qui soutenez-vous ? Quel programme entendez-vous défendre au Parlement ?

Pascale Jurdant Pfeiffer : Je suis fidèle à la majorité municipale au sein de laquelle j’œuvre depuis mon élection, mais je suis aussi clairement centriste. C’est cette différence qui justifie ma candidature au nom de l’UDF – Modem. Je n’ai jamais été un godillot, cela ne va pas commencer maintenant. C’est en ce sens d’ailleurs que j’invite les électeurs à appuyer ma candidature. Ce sont eux mes principaux soutiens. Bien entendu des commerçants, des élus appuient ma candidature et je suis fière de leur confiance. Je m’en entretenais récemment avec François Bayrou,  ces soutiens là, ceux d’hommes et femmes du terrain vaut tous les « people ». Je n’oublie pas qu’un élu est avant tout l’élu du peuple, pas celui d’un clan ou d’un parti.

Mon programme. J’ai envie de répondre qu’il sera avant tout réaliste et centriste. Réaliste en ce sens que je n’ai aucun tabou concernant la lutte contre l’insécurité, la nécessaire justice sociale, le soutien au monde de l’entreprise. Centriste, car je crois à l’écoute, au rôle de l’éducation, à la vraie concertation. Je ne serais pas complète si je ne mentionnais mon souhait de défendre Strasbourg comme capitale européenne.. Je m'attacherai particulièrement à la question du logement, à celle des retraites.  Je travaillerai au redéploiement des services de l Etat là où ils sont vraiment nécessaires comme dans les quartiers sensibles. Je m'attacherai aux questions de l'enseignement particulièrement à la situation dans les collèges. J'ai signé le pacte de Nicolas Hulot, pas seulement pour la forme.

Question 2 : Les sondages ne font pas les élections, mais il se dit qu'il y aurait peu de place pour les petits partis à l'Assemblée Nationale. Vous pourriez cependant en être. Comment imaginez vous votre rôle de Députée strasbourgeoise ?

Pascale Jurdant Pfeiffer : Mon rôle, si j’étais élue, serait avant tout celui d’une femme libre ! Sans langue de bois, je souhaite que l’on cesse d’opposer les Alsaciens, les Strasbourgeois, les uns face aux autres. Nous devons mettre en synergies les initiatives qui font de Strasbourg une ville moderne et entreprenante. Moi, je me félicite quand une entreprise du Neuhof arrive à percer, quand un commerçant du Neudorf se développe, quand la Meinau vibre grâce au Racing, quand les universités font la renommée de l’Esplanade et quand la Krutenau conserve son esprit village. Je n’en oublie aucun des quartiers de ma circonscription : Port du Rhin, Musau, Stockfeld. Ils doivent demain faire l’objet d’un réinvestissement de l’Etat et d’une politique de cohésion sociale forte. Cela veut dire soutien au prolongement des lignes de tram, renforcement des facilités que permettra un Euro-district fort. Appui vigoureux aux finacncements du fonctionnement des EPHAD pour les seniors dépendants...

Vous évoquez le peu de place que les sondages réserveraient aux petits partis. Je vous répondrais que seul comptera le résultat. A titre personnel, je souhaiterais que plutôt que d’exclure certaines composantes du paysage politique, on essaye plutôt d’écouter les légitimes aspirations dont elles sont parfois porteurs. Voilà sans doute pourquoi je suis favorable à une certaine dose de proportionnelle aux élections législatives.

Question 3 : On vous croise beaucoup sur le terrain, dans les cages d'escalier. Ce goût de la proximité est-il une marque de fabrique ? Quelle image aimeriez vous que les habitants gardent de vous en rentrant dans l'isoloir ?

Pascale Jurdant Pfeiffer : Mon éducation, ma famille, mes valeurs font que je suis avant tout une femme d’action et de conviction. Cela signifie, pour moi, d’aller sur le terrain – mais pas seulement à la veille d’élections. Ceux qui me connaissent savent que je souhaite avant tout que Strasbourg et ses quartiers aillent de l’avant. Ceux qui me découvrent lors de mes visites de quartiers et rues, prennent conscience de la sincérité de mon engagement et de mon haut sens de l’écoute.

Si cette volonté d’agir pour Strasbourg, de s’engager pour des convictions pouvait être l’image forte transmise aux électeurs, je n’en serais que plus heureuse.

En rajoutant sans doute qu’il me semblerait utile que les électeurs de Strasbourg 2 fassent entendre leurs voix et ne concentrent pas tous les pouvoirs en quelques mains.

Cher Cagliostro ( quel pseudo  d'enfer...)

Pour mettre en action mes tonnes de courage, il me faudra  le 10 juin, des tonnes de suffrages …

 

En savoir plus : www.pascalejurdantpfeiffer.org

01.06.2007

Bornia Tarall : au centre des débats !

d700ef0cea29aa884c6f1c0cd4a3286a.pngNous l'avons dit dans une note précédente, l'investiture de Bornia Tarall a fait parler. Sera-t-elle la meilleure représentante du Modem ? Les électeurs trancheront. Elle bat la campagne et son site permet de mieux la connaître. Elle répond à Cagliostro !

Question 1 : Vous êtes candidate pour l'UDF-Modem dans la 3ème circonscription. Vous faites figure de nouvelle venue en politique, comment s'est passé votre adoption par les militants UDF de Strasbourg, de Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim ? Quels sont vos soutiens ?

Bornia Tarall : ma candidature a surpris, voire désappointé certaines pseudo personnalités qui n’ont pas encore intégré l’idée que l’UDF a changé, que le mouvement initié par François Bayrou conduit à mettre en avant des figures issues de la société civile. En revanche, mon accueil par les militants a été très chaleureux, et je peux m’appuyer sur leur enthousiasme et leur disponibilité de chaque instant. Ils ont bien compris ma démarche qui va dans le sens de l’ouverture vers des personnes qui n’ont pas un long passé politique mais la volonté de porter leurs convictions et leurs compétences acquises dans les sphères professionnelles et associatives sur la scène publique. Je bénéficie du soutien, en particulier, des autres candidats et de leurs équipes qui me font profiter de leur expérience.


Question 2 : André Schneider le député sortant a déjà 2 mandats derrière lui. Quel bilan tirez-vous de son action ? On le dit de centre-droit, ne pensez vous pas que cela le renforce dans la circonscription ? Que dire de vos multiples adversaires du FN au PMF?

Bornia Tarall : en ce qui concerne André Schneider, sa succession de mandats cumulés conduit à un inévitable essoufflement et au manque de renouvellement de sa vision politique ainsi que de toute son équipe sortante. Je suis personnellement opposée au cumul des mandats et aux réélections successives, cet archaïsme de la politique française qu’incarne au plus haut point André Schneider. Bien sûr, je suis réaliste, et je sais qu’il bénéficie d’une forte implantation dans sa circonscription – et qu’il en joue. Ce sera un combat difficile, mais que nous avons l’intention de soutenir, avec mon suppléant et mon équipe et malgré les obstructions qu’André Schneider pratique, afin de proposer une alternative cohérente au député sortant.

Question 3 : Quel est le message que vous aimeriez faire passer aux électeurs. Quels sont les principaux points de votre campagne et vos spécificités.

Bornia Tarall : depuis vingt-cinq ans, nous sommes enfermés dans un système politique bipolarisé à l’extrême, qui ne laisse de place qu’à l’affrontement et interdit aux personnes qui voudraient travailler ensemble, de façon constructive et au-delà des clivages, de se faire entendre. Aujourd’hui, nous avons la possibilité, avec François Bayrou et le Mouvement démocrate, de dépasser ces affrontements stériles pour s’associer à l’action du gouvernement lorsqu’elle est bonne et s’y opposer quand elle va dans le mauvais sens. Le partenariat avec mon suppléant Marc Merger révèle tout le sens de mon engagement : dans cette démarche, nous serons en permanence associés pour être au plus près des préoccupations de la population, puisque tandis que je siègerai à l’Assemblée Nationale, Marc animera la vie publique locale dans une concertation tant avec tous les élus de la circonscription (quelle que soit leur couleur politique) qu’avec les citoyens et les associations qui seront consultés avant le vote de toute loi importante.

En ce qui concerne mon programme, je souhaite que mon action de députée suive des objectifs clairs. Je souhaite dans ce but améliorer le fonctionnement de notre démocratie :

- En refusant le cumul des mandats pour les députés
- En réunissant régulièrement dans notre circonscription les élus locaux pour évaluer l’impact réel des lois sur le terrain,
- En vous consultant largement avant le vote d’une loi importante
Je suis convaincue que notre pays et notre région disposent de très nombreux atouts. Pour les valoriser, je souhaite que mon action de députée suive des objectifs clairs.

• Investir prioritairement dans l’éducation et dans la recherche

• Privilégier une économie efficace, solidaire et créatrice d’emplois afin de réconcilier l’économie et le social
o En augmentant le pouvoir d’achat
o En soutenant les artisans et les petites entreprises
o En donnant aux bénéficiaires de minimas sociaux la possibilité d’exercer une activité rémunérée au profit de la collectivité, en complément de leur allocation
o En luttant contre les déficits publics qui pèsent sur les générations futures

• Porter les valeurs de la République
o En réimplantant l’Etat là où il est absent, en particulier dans les banlieues
o En aidant et valorisant le formidable travail des associations sur le terrain
o En donnant les moyens à une police fidélisée de faire corps avec le quartier dont elle a la charge
o En garantissant l’indépendance de la justice et en augmentant son budget

• Favoriser un développement territorial humain et respectueux de notre environnement
o En préservant les services publics et de santé
o En facilitant le maintien à domicile des personnes âgées
o En aidant les personnes handicapées à faire valoir leurs droits à l’école, auprès de l’administration et dans l’accès à l’emploi, et en imposant l’accessibilité aux services quotidiens
o En mettant en œuvre les propositions du Pacte écologique de Nicolas Hulot

Je souhaite (enfin) plus d’Europe en renforçant la coordination de nos politiques régionales, nationales et internationales.

23.05.2007

Strasbourg 1 : Chantal Cutajar, le coeur au centre

b6ae1141b7520bce2172a838f3890f06.jpgMaître de conférence à l'Université Robert Schuman de Strasbourg, ancienne adjointe au maire de Strasbourg, Chantal Cutajar souhaite mettre le droit au service des droits. Membre de l’UDF-Modem, elle se présente dans la 1ère circonscription de Strasbourg. Si elle fut l’une des premières élues alsaciennes (nous hésitons entre 2) à ouvrir un blog, elle remue aussi la vie réelle et ne laisse pas indifférente.

Vous êtes l'une des premières élues à avoir choisi les blogs, la toile pour faire connaitre vos idées et votre personnalité. Quel bilan tirez-vous de ce mode de communication ? Est-ce un plus pour la démocratie ?

Chantal Cutajar : Oui, je pense même être la première (ndlr : nos archives laissent à penser qu’un autre élu avait aussi le sien aussi) à avoir ouvert un blog en Alsace, ou plutôt deux, un personnel plus tourné vers mes activités juridiques, mes engagements en faveur d'une Europe politique de la Justice pour mieux lutter contre des fléaux dont on ne parle pas assez:l'argent sale, le blanchiment d'argent illicite, les fruits de la corruption, des trafics en tous genres et de l'économie souterraine. L'autre plus politique, dont le titre est à la fois un cri du coeur:"Strasbourg, je t'aime" et un programme:"Jardin de la démocratie".

Je suis très heureuse de cette expérience du web. Internet est un outil fantastique d'expression, d'échanges, de mise en relations.

Le dialogue ne se réduit pas aux commentaires (libres, chez moi) laissés sur le site, mais par des échanges de courriels. Mon blog politique compte plus de 10 000 visites par mois. J'essaie d'en faire à la fois un relais d'information sur l'udf-mouvement démocrate et une plage d'expression sur certains sujets. Je m'en occupe personnellement, mais il est ouvert à des tribunes libres et mon équipe de campagne m'aide évidemment à l'alimenter. Il n'est pas qu'une vitrine, ouverte parce que c'est devenu une mode,  mais il est vivant: quelques 900 notes y ont été publiées. Et depuis le début de cette année il est souvent alimenté plusieurs fois par jour.

Ce blog me prend du temps, mais il ne s'agit pas de temps perdu. Il est évidemment qu'il est pour moi un outil parmi d'autres. Et il n'est pas qu'un instrument de "campagne", bricolé pour la circonstance. Dans l'avenir, ce blog politique doit devenir un outil citoyen majeur. La démocratie est un jardin qui réclame des soins quotidiens et pas seulement en période électorale... Qui plus est, politiquement, les blogs ont une vertu: ce qui est écrit reste. Ce que je signe personnellement m'engage personnellement. Mais chacun est juge: il suffit de zapper sur quelques blogs ou sites pour se rendre compte que je ne suis pas une intermittente d'Internet...

Vous incarnez le "centre" au "centre" de Strasbourg. Quels messages forts adressez-vous à vos électeurs ? 

 Chantal Cutajar : Le "Centre central" n'est pas une posture, mais un positionnement clair. Il se trouve que je me retrouve complètement dans la conception de l'éthique politique exprimée et incarnée par Bayrou. "Etre de gauche ou de droite, c'est être hémiplégique", disait voilà longtemps Raymond Aron... Les clivages droite-gauche hérités du XVIII ième siècle et entretenus aujourd'hui par des systèmes institutionnels et électoraux fort peu démocratiques ne correspondent pas aux vrais clivages et ne répondent plus aux besoins du XXI ième siècle.  

Sur le fond, pour moi le mot "valeur" a du sens. Or, le Mouvement démocrate fait le pari qui me semble le plus proche de mes propres préoccupations: remettre l'Homme, le principe d'humanité, au coeur de toute action. En cela, nous sommes les vrais héritiers de l'humanisme rhénan, du personnalisme, des idéaux du christianisme social. Et de l'esprit républicain.

Cela se traduit par une série de refus: Non au collectivisme, non à l'autoritarisme, non aux intégrismes en tous genres, non à l'économisme, non à l'étatisme, non à la concentration et à la confusion des pouvoirs, non à l'affairisme, non au favoritisme politicien,  non au règne de la technocratie et de la bureaucratie, non à tout ce qui engendre ou amplifie les inégalités, non à tout ce qui réduit les individus à des numéros ou à les objets....

Pour concilier, la LIBERTE et l'EGALITE, il faut que  cette FRATERNITE tant oubliée inspire l'action politique.  

Je ne veux pas ici redire tout ce que cela implique (attardez-vous sur mon blog!). Mais si j'insiste sur ces valeurs, c'est parce que pour moi elles déterminent les programmes, les décisions, les propositions. Et doivent être à la base de ce réenchantement de la politique si indispensable. Un réenchantement qui passe par un renouvellement des pratiques de la démocratie représentative, donc par les députés. Des députés qui doivent "être au service des citoyens face aux pouvoirs et non au service des pouvoirs face aux citoyens". Des députés qui ne peuvent être à l'écoute de leurs électeurs que s'ils servent en conscience, et non par consigne, l'intérêt général. Des députés qui doivent redevenir ce qu'ils ont encore dans les autres démocraties européennes:des législateurs, des contrôleurs, des forces de propositions et des relais. Des esprits LIBRES et INDEPENDANTS

Avec un député implanté, une candidate ump, une candidate ump dissidente, un "néo-udf", cela fait beaucoup de monde sur la ligne de départ. Quelles sont vos chances ? Pourquoi faudrait-il élire un député udf à Strasbourg1 ?

Chantal Cutajar : Vous parlez sans doute de moi donc d'une députée "UDF-mouvement démocrate", et pas seulement UDF: c'est plus qu'une nuance dans le contexte actuel!

"Indépendance et liberté": Qui peut en dire autant chez les candidats qui ont été investis par des partis qui pratiquent des "mandats impératifs" en faisant même signer des engagements qui sont des chèques en blanc insultants pour des citoyens responsables!

Au niveau national, je serai une députée à temps plein, à 100%. Cela m'amuse (si l'on peut dire) de voir le député sortant promettre qu'il sera assidu à l'Assemblée.... Pourquoi ne figure-t-il que neuf ou dix fois dans les comptes rendus des séances plénières  ces cinq dernières années de l'Assemblée? Il faudrait  demander des bilans d'activités à celles et à ceux qui représentent la majorité sortante et l'opposition sortante...

Je suis aussi la seule candidate investie par une formation dont le leader a réuni les voix que l'on sait sur son nom aux Présidentielles qui ne sera ni béni oui-oui, ni béni non-non. Mais qui sera en mesure de juger en fonction de ce qui est proposé et non de ce que les états-majors auront décidé...

Je suis la seule encore à m'engager à un mandat "unique et exclusif», ce qui me vaccine d'avance contre ce clientélisme si souvent confondu avec l'écoute des citoyens, la défense des citoyens, l'aide aux citoyens.

Je suis la seule encore à m'engager à faire de ma "permanence" un lieu d'aide effective et non simplement un secrétariat, à rendre des comptes et à organiser des "conférences de citoyens" (dans la ville) et des "TGV de la citoyenneté" (pour Paris). 

Mais je ne vais pas exposer mon programme détaillé. Là encore, attardez-vous sur mon blog...

Une remarque tout de même: le positionnement d'indépendance et de liberté que j'aurai face au gouvernement au niveau national, je l'ai déjà au niveau local. J'ai rompu avec le "tandem" sur des divergences de fond et de principes, je préside un groupe dit d'opposition, mais je  vote, sujet par sujet, en fonction de ce qui est proposé, et non d'une façon systématique... Le sectarisme n'est pas au Centre "central"!

21.05.2007

Lettre ouverte aux candidats et candidates

medium_camera.jpgMadame, Monsieur,

Vous êtes candidat(e) dans l’une des 3 circonscriptions strasbourgeoises ! A ce titre, et si vous le voulez, je vous ouvre les portes de mon blog pour vous permettre de répondre à 2 questions ou 3 … de mon choix ! Les volontaires peuvent me répondre par e-mail !

Strasbourgeoisement vôtre

Cagliostro

07.05.2007

Elections Présidentielles : live in Strasbourg

medium_ttt.jpgAutant les scores de Nicolas Sarkozy dans les communes socialistes de la Cus pouvaient dimanche soir faire sourires les initiés réunis au siège de l’Ump puis à la Place de l’Etoile, autant la dizaine de voitures incendiées – avant minuit, mettait l’accent sur la réalité d’un certain nombre de quartier strasbourgeois. Un appel à la modestie et au travail !

Derrière l’euphorie de certains… qui se croient déjà députés, assistants parlementaires et l’absence d’autres – partis se montrer à Paris, cv en main, car on les dit « sur le départ ». Ah, l’ambition !

Le score de Strasbourg est lui, par contre plus révélateur. Avec 51 % pour Nicolas Sarkozy et 49 % pour Ségolène Royal, la ville a aussi donné un signe. Evoquons quelques chiffres, en cantons.

Pour Ségolène Strasbourg 2 ( centre ville) : 59 %, Strasbourg 3 ( Esplanade) : 55 % , Strasbourg 6 ( Cronenbourg) : 56.5 %, Strasbourg 9 ( Koenisghoffen) : 50.78 %

Pour Nicolas Strasbourg 4 ( Orangerie) : 56.64 %, Strasbourg 5 ( Robertsau) : 62.29 %, Strasbourg 10 ( Neuhof) : 52.7 %

On en oublie mais les observateurs noteront clairement que l’électorat centriste, FN et régionaliste fait et fera la différence. Les électeurs ont donné là un « chèque en blanc » à Nicolas Sarkozy.

Qu’en sera-t-il dans un mois, dans un an ? Une chose est certaine : Si la gauche sait s’unir, la ville pourrait passer à gauche, si l’Udf, le FN ou la Droite Régionaliste font plus de 10 % aux Municipales et se maintiennent au second tour, la droite ne pourra pas gagner.

Bien sûr, tout cela n’est que fiction, mais demain commence aujourd’hui.

PS : Même si la victoire est importante, je n’ai pas goûté au choix du Fouquet’s comme première étape post-électorale dans un établissement peu populaire. La France qui ose illustrée par Mireille Matthieu et la culture française incarnée par « Happy Days » chanté par Jeanne Manson et Miss Dominique, ce n’était pas mon truc non plus. Mais bon, tout peut pas être top !