29.04.2008

Partis et politiques : Cela bouge !

Suites ou conséquences des élections municipales, le monde politique droitier et strasbourgeois est en mouvement.

Modem : Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?
On attend François Bayrou comme le messie, mais il n'est pas passé par Strasbourg. Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu toujours rien venir ?

On en finirait presque par cette phrase historique adaptée aux querelles de stammtisch qui découle de la bérézina centriste à Strasbourg et dans la Cus : Le Modem, combien de divisions ? Un centriste pur jus souvent attablé à certaines terrasses faisait récemment cette remarque : « Toutes les listes centristes de la CUS ont fait les frais de l'image du centre à Strasbourg, sauf une, à Hoenheim que le parce qu’elle était poussée par Stéphane Bouhris depuis sa 3ème position. Moralité, seule la liste de Stéphane Gayet, dopée par des régionalistes a fait 16 %. Un score qui ferait presque des envieux".

Régionalisme de droite
Robert Spieler a quitté la tête du mouvement régionaliste pour laisser à Jacques Cordonnier le soin de conduire Alsace d'abord jusqu'aux élections régionales. Le premier rejoint la "Nouvelle Droite Populaire" et le second entend réinscrire Alsace d'abord dans une logique "régionale et régionaliste". L'extrême droite nationaliste tire désormais à boulets rouges sur la nouvelle direction comme elle tire à vue sur les anciens cadres de ce mouvement. C’est désormais le trio Jacques Cordonnier, Christian Chaton, Fabrice Lauffenburger qui tient la barre.

Union Pour Strasbourg
Que va devenir l'UPS après la séparation tactique et technique du Tandem. Les enfants du divorce s'interrogent, l'Ump est ailleurs et les tantes et tontons choisissent leur camp. En « off », cela balance un max. En « on », tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Fabienne Keller compte ses fidèles.

La gauche en profite pour s’installer et ne se privera pas d’appuyer tel ou tel courant, histoire logiquement, de mettre une ambiance électrique.

Sauf le Racing, les clubs alsaciens vont bien.
La droite se remettrait-elle à penser en Alsace. Outre Brassery, le club de Jean François Kovar, on note la montée en puissance du Club des Démocrates de Progrès porté par Robert Grossmann et Christophe Kieffer. On observe aussi, sur la « Droite Strasbourgeoise », l’apparition d’un « Right Club ». Moralité, cela sent presque un printemps révolutionnaire. Et si désormais les vrais situationnistes campaient à droite ?

25.11.2007

A droite de la droite

e6a4650bc68ed6c1c6ad34f75e340b1f.jpgUn site en noir et blanc attristant, quelques tâches de rouge et une mise à jour aléatoire. Voilà ce que propose le Front National pour les Municipales à Strasbourg. Ayant parachuté son leader, pourtant implanté à côté de Sélestat, sur la ville de Strasbourg, on sent que l’extrême droite n’est pas en grande forme, divisé en internet. Son groupe à la région a perdu des éléments et il se murmure que d’autres pourraient rejoindre la majorité régionale avant les municipales.

On aura compris que le FN concentre ses forces sur Strasbourg afin de se battre plutôt face à Robert Spieler. Une bataille entre les batailles.

Très actif dans la droite de la droite, le leader d’Alsace d’abord pourrait encore une fois faire parler de lui à Strasbourg. La grande mosquée, l’entrée de la Turquie, l’insécurité, la vidéo-surveillance, le pouvoir d’achat pourrait lui permettre de mener une campagne façon UDC ou Vlaams Belang, deux mouvements dont on connaît les liens avec la droite régionaliste alsacienne.

On suivra cela de près tout en sachant que cette fois-ci cet électorat sera tenté par un vote utile. Il n’avait manqué que quelques centaines de voix à Robert Spieler pour être présent au second tour en 2001. L’histoire en aurait été changée !

17.02.2007

Alsace et Strasbourg, vues des droites

medium_image_28303963.jpgEtonnant débat que celui de Patrick Binder et Gérard Freulet ce matin dans l’émission « La Voix est libre » sur France 3 Alsace. Par delà le contenu, Patrick Binder a le ton arrogant qui fut parfois celui de Gérard Freulet dans sa jeunesse et ce dernier, devenu MPF après être passé par le RPR, le FN, le MNR et Alsace d’abord, a le ton assagi qu’emploie aujourd’hui Jean Marie Le Pen.

 

Un ton « père de famille » abîmé par des lapsus et formules alambiquées mais peut-être plus rassurant que celui du jeune frontiste abusant un peu des "moi je".

 

Côté Alsace d’abord, encore un beau coup de pub, dont ils ont le secret. On parle encore des régionalistes et ils comptent en effet, d’ailleurs cette semaine, même Le Pen a parlé d’Alsace d’abord. Mieux, ils ont même fini – prouvant par là qu’ils ne sont pas porteurs des gènes classiques de l’extrême droite – par remttre leur mouvement en marche sans scission ( cf www.alsacedabord.org)

 

Le régionalisme semble avoir le vent en poupe. Roland Ries l’évoqua, pour la gauche, samedi dernier à la Fnac ( j'y étais)  et Bayrou ( j'y étais aussi) s’en ferait bien le héraut. Mieux on aurait pourtant même vu l’un des élus régionalistes connus chez François Bayrou.

 

Le paysage droitier droitier évolue donc et cela pourrait avoir son importance pour les élections locales. A suivre donc notamment si Sarkozy s’inspire du préfacier de son livre, l’ex-MSI Gianfranco Fini et de son mentor Berlusconi, qui allient, eux, toutes les droites pour battre la gauche.

03.02.2007

Spieler – Cordonnier : Duel à Alsace d’abord

medium_Affiche_RVB.jpgOn apprend par la presse des querelles d’Assemblées Générales au sein du mouvement régionaliste Alsace d’abord. Jacques Cordonnier prétend en être le président et Robert Spieler, fondateur du mouvement, demande lui aux adhérents de lui reconfier la présidence lors du prochain congrès.

Un comité de soutien à Robert Spieler, présidé par le Conseiller Général Christian Chaton vient de voir le jour.

Nous avions signalé le retour en force de Robert Spieler, soutenu par Jeune Alsace et par son épouse qui sert désormais depuis 2 hivers, une soupe au cochon dans les rues de Strasbourg. La soupe strasbourgeoise continue à être distribuée alors que les soupes niçoises et parisiennes ont du s’adapter en proposant une soupe aux légumes aux côtes de la soupe au cochon, jugée discriminatoire.

Le duel entre Jacques Cordonnier et Robert Spieler va mobiliser les troupes. A la façon de la primaire Ries/Herrmann, il a déjà l’avantage de rouvrir les colonnes de la presse à ces protagonistes.