26.01.2008

Enterrement de Pierre Lambert, Lalanne présent, Jospin absent

Drapeaux rouges dans une église, cela étonne toujours, il s'agit là de l'enterrement de de Pierre Lambert, de son vrai nom Boussel, ont fait allées combles au cimetière parisien du Père-Lachaise, vendredi 25 janvier, en début d'après-midi.

Plus de 1500 personnes se sont ainsi réunies, à la mémoire du Père fondateur de la branche lambertiste du trotskisme français

"Rarissimes étaient les anciens lambertistes reconvertis en élus socialistes à être venus, tels Jean-Luc Mélenchon. Gérard Filoche, ancien de la LCR qui fut proche des lambertistes, est venu, mais pas de trace du député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, ni, surtout, de Lionel Jospin au grand dam des quelques journalistes qui n'attendaient que l'ancien Premier ministre, symbole de «l'entrisme» pratiqué par les lambertistes jusqu'au sommet du PS. Son absence a suscité quelques sarcasmes. «Dire qu'il a été militant « clando » pendant vingt ans et qu'il est devenu un véritable ami du Vieux... Lionel aurait quand même pu venir !», s'indignait l'un. Un autre ironisait sur l'incapacité de l'ancien Premier ministre à assumer son passé: «Pour y arriver, il a dû préférer aller chez le psy... ». Ce passé, Jean-Luc Mélenchon s'en disait, lui, toujours aussi fier. Une rose rouge à la boutonnière de sa veste en cuir noir, le sénateur de l'Essonne lâchait, bravache : «Moi, je n'ai pas honte de ces trois ans de ma vie ! Et puis nous, les trotskistes, on a quand même lutté contre le stalinisme, le maoïsme et toutes ces horreurs. Et nous, on n'a assassiné personne ! » précise Renaud Dély dans une article de Marianne. 

Présent aussi, le chanteur Francis Lalanne, ex-candidat strasbourgeois,(ndlr)bonnet bleu et cuissardes noires, vantait les mérites de son ex-mentor.