19.01.2008

Municipales : mais que font les sélectionneurs.

En choisissant d’annoncer tardivement les composantes de leur liste, l’équipe municipale pense diriger le tempo de la campagne. Elle commet peut-être une erreur de tir qu’il faudra apprécier au lendemain des résultats.

Avantages : Certes, elle empêche ainsi certains de succomber aux tentations de figurer sur d’autres listes, mais elle retarde de fait la digestion pour les dites personnes de leur exclusion de la liste et donc augmente le potentiel de rancœur tardive pour celles et ceux qui ont du mal à l’accepter.

Si les sélectionneurs font attendre leur décision, des bribes d’informations circulent, des noms de partants volontaires, des noms de retraités forcés, mais aussi des guerres claniques pour pousser tel ou telle élu(e).

Quels sont les bilans des sortants, quels adjoints ont bossé suffisamment ? Comment faire de la place pour les entrants annoncés ? Les questions se posent et les réponses seront lourdes de sens.

Inconvénients : Mais cet aspect de la campagne ne s’intéresse finalement qu’au microcosme alors que la masse des électeurs commence à faire l’objet d’une drague appuyée de la liste Ries et du conglomérat centriste. En concentrant la campagne sur des personnes, on oublie sans doute qu’une majorité des Conseillers municipaux et Adjoints n’ont pas su se créer une notoriété suffisante en 7 années de mandats.

En attendant, les téléphones sonnent, re-sonnent et d’autres attendent l’appel qui les feraient passer de l’ombre à la lumière.

18.12.2007

Le petit qui démange le centre

e2aaf306bbeeada25daecb6ba8a965c8.jpgIl y a un je ne sais quoi de dramatique dans la désignation du candidat Modem pour les élections municipales de Strasbourg. Non seulement, les néo-centristes sont foisons allant de la gauche à la droite de la droite, mais encore, c’est un néo-centriste qui pourrait voler la vedette à la barbe et au nez de Chantal.

Chantal, c’est certes tout un poème mais le centre c’est aussi un slogan « Tous différents, Tous égo ! » qui plaira finalement autant à Chantal qu’à Jean Claude, désormais spécialiste du rebonds en politique. Jean Claude est le savant mélange d’un ballon de rugby et d’une balle magique. On le croit aller à gauche, il plonge très à droite. On le voit aller au centre, il vire encore.

Mais entre nous, il faut un talent pour pouvoir faire cela et prouver que l’on a autant des réseaux qu’une notoriété. Et la JC fut fort. Il a éludé l’agit-prop menée par Chantal depuis des mois. Il a séduit tout le monde, jusqu’aux centristes du tandem qui sont prêts à faire voter pour lui demain soir. Eh oui, le centre de la droite réinvente le vote révolutionnaire. Puisqu’il leur faut un ennemi, autant le désigner (et éventuellement en choisir un qui a un contentieux avec R² - Roland Ries).

J’évoquais le centre de la droite et je ne sais plus de qui je parle :

-          Des Néo-centristes du Nouveau Centre

-          Des Néo-centristes du Modem ralliés de la dernière heure

-          Des Centristes fidèles mais jouant perso.

Reste à savoir finalement qui pèse quoi dans ce microcosme et si je suis déjà d’accord avec Daniel Riot dans l’analyse qu’il fait de l’état du centre dans l’opinion, je serais « aux affaires », je ferais mesurer la notoriété des incarnations du centre à Strasbourg. Faites comme moi, lors de votre prochain déjeuner, demandez à vos invités qui connaît Marc Merger, Bornia Taral, Frédéric le Jehan, Pascale Jurdant, Laurent Spiero, Anne Schumann.

Ce matin, c'est fête chez les Cutajar en tout cas !

21.11.2007

PS : Jeunes loups et élèphants

1203a961f0c5d21cb3c474025984e3c3.jpgLa liste du PS à Strasbourg est presque annoncée mais les blogs strasbourgeois ont une fois de plus bien fait le travail.

Si la n° 2 devrait bien être la présidente de l’université Robert Schuman, Florence Benoît-Rohmer ( elle pourra faire campagne dans les couloirs avec Chantal Cutajar si celle-ci était toutefois investie par le Modem), la liste PS apparaît comme à la fois la liste des éléphants et des jeunes loups.

Peu de place à l’originalité. On est pas dans une liste « stal » mais presque. Sont annoncés les généraux en chef et élus en place du PS auquels se rajoutent finalement tous les assistants et ex-assistants des élus.

Pour faire face à une image vieillissante, Roland Ries a également fait la part belle à Mathieu Cahn, Philippe Bies et Pernelle Richardot, des nouveaux "« fidèles »" qui font le choix de leur avenir à Strasbourg.

On mesure là un choix idéologique fort que d’autres courants de la fédération PS pourraient d’ailleurs mal digérer.

On notera aussi dans les parcours de jeunesse de la « jeune garde rose » un fort ancrage à gauche, de fortes complicités à l’extrême gauche qui laissent augurer des lendemains qui chantent à leurs camarades militants qui depuis plusieurs mois, ont engagé des bras de fer avec la municipalité. On comprend même désormais pourquoi !

La gauche n’a pas, plus que jamais, peur de s’allier avec ses extrêmes. Pour les municipales, elle tentera de cantonner tactiquement la droite à faire campagne à droite et au centre pour lui faire perdre les élections à droite et remporter la « Lutte Finale ».