31.08.2007
Actes ultimes ou pétages de plomb ?
« Emmanuel Rist, profanateur présumé du cimetière juif de Herrlisheim(Colmar), déféré ce matin pour être mis en examen pour le meurtre d’un quadragénaire en 2001 à Gundolsheim. La victime? Un marchand ambulant de tapis, arabe…E. Rist est aussi mis en cause pour la violation de la sépulture d’un soldat musulman, pour la profanation ( sans s, schlomo, pour une fois, vous fautez) de 127 tombes juives à Herrlisheim et l’explosion d’un cabanon dont le propriétaire, arabe, a été blessé.
Pour cet individu, on ne dira rien contre les peines planchers… » écrit Jean Claude Meyer sur son blog !
Nous partageons le fait que la justice doive condamner ces actes comme elle doit condamner toutes les formes de racismes, y compris anti-alsacien ou anti-blanc. Mais quant à la dénonciation de l’extrême droite, notons que l’on accusa des membres du FN sans preuve et que l’on oublia le fait que « dessinateur de presse », Emmanuel Rist, était délégué FO. Fallait-il accuser FO ? Bien sûr que non ?
Dessinateur connu sous le pseudo de D'r Schnawel (le bec et, par synecdoque, la cigogne, en alsacien), qu’il chroniquait l'actualité pour les quotidiens régionaux (regardez les archives son nom de plumes….), et avait mis sa plume au service du monde associatif. A Amnesty International, par exemple ! Fallait-il les accuser ? Non ?
« Il a notamment participé à la 13e édition des « Artistes amateurs » de Rouffach, en 1999, réalisé une grande fresque de 5 x 1,80 m sur une maison pour la fête de la sorcière de Rouffach en l'an 2000 ou encore exposé en octobre 2002 des dessins lors d'une exposition sur la torture organisée par Amnesty International au centre socioculturel Europe de Colmar (..). Après avoir habité à Rouffach et à Soultzmatt avec sa première femme, il s'est installé, jusqu'à son incarcération, à Kaysersberg avec sa concubine et son fils. Il n'y était cependant pas inscrit sur les listes électorales » précise un article de l’Alsace en date du 28 janvier 2006. Donc il ne croit pas en la politique, notons le !
Les actes sont naturellement odieux et à condamner. L’appartenance politique d’un violeur, d’un assassin doit-elle peser ? Cela doit-il rentrer en compte et être la première question d’un interogatoire ?
Quand le militant de gauche, Richard Durn tue la moitié du Conseil Municipal de Nanterre, que doit-on penser de cet intellectuel précaire tombé dans un délire. Là, JCM, êtes vous aussi pour les peines planchers ?
« Les contorsions des Verts pour ne pas accepter de reconnaître qu’il fut de leurs proches, comme il fut membre éphémère du Parti Socialiste, ajoutent au pathétique des faits. On ne veut pas admettre que Richard Durn a cherché dans le monde militant de quoi surmonter son désenchantement. Son adhésion à la Ligue des droits de l’homme comme sa présence dans les partis politiques témoignent d’une volonté d’intégration sociale qui ne trouve pas d’échos, d’un désir de socialisation qui échoue à répétition » écrit Laurent Guilloteau, animateur d'AC ! dans un article intitulé « Nanterre-la-folie », socialisation ou barbarie » paru sur le site Samizdat.
Les actes d’un Rist, d’un Durn ne sont pas des actes politiques, aussi inacceptables soient-ils. Sans chercher de circonstances atténuantes, ils sont le fuit avant tout de jeunes paumés et dépassés par une société où ils n’ont plus le choix qu’entre consommation et déracinement et l’acte fou, un suicide vivant, en quelque sorte. L'actre ultime de la désociabilisation !
Voilà pourquoi, toutes les exploitations politiciennes de ces faits divers n’ont aucun sens même quand ceux qui les font croient qu’elles les arrangent. La justice, elle, doit passer !
14:30 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : schlomo, délinquance, politique, pétage, plombs, rist, durn




