08.07.2008
Hausse de l’énergie : Aujourd’hui le pétrole, demain ?
Je m’interroge clairement sur le pouvoir d’achat et ses fluctuations, mais plus sérieusement sur le prix des matières premières.
D’un côté, la hausse du pétrole est inelectuctable et il faut se rendre à l’évidence que son prix ne baissera plus autant en raison de la hausse de la demande, de l’explosion des marchés automobiles et chinois dans les 4 prochaines années que de sa rareté naturelle. De l’autre, le gaz et l’électricité, il ne fait aucun doute qu’une tendance haussière se dessine à l’horizon pour ces deux matières. Elles aussi font les frais d’une demande en forte augmentation.
Ces deux faits conjugués vont créer un changement profond au niveau de l’économie mondiale. Certains pays pourraient ainsi voir leur pays connaître une forte croissance en raison de la richesse de leur sous-sol et d’autres s’affaiblir en raison des besoins croissants de leurs habitants.
Exportateur d’électricité, notre pays est bien entendu importateur de pétrole et de gaz. Là, une profonde prise en considération des réalités énergétiques s’imposent. Il est important que les collectivités ouvrent la voie à un financement accompagné de tout ce qui concourre à la réduction des dépenses ou à la production d’énergies nouvelles (isolation, transport, solaire). Cette politique initiée déjà en région, se doit aujourd’hui d’être déclinée jusque dans les communes. Cela dépasse largement les clivages droite-gauche.
06:45 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petrole, alsace, crise, politique, économie, strasbourg
11.11.2007
Finance : la pire crise depuis 30 ans
Pendant qu'à Strasbourg, certains se préparent, le monde lui continue de bouger .
"J’observe les marchés financiers depuis plus trente ans. Durant cette période, des crises ont surgi et se sont résorbées. Mais celle qui se déroule depuis août, et qui s’est intensifiée la semaine dernière est la plus grave. Non seulement parce que ses conséquences se propagent en cascade à travers le monde à cause des connexions globales de la finance, mais aussi parce que les autorités, particulièrement en Amérique et en Grande Bretagne, ont perdu le contrôle et n’ont pas les moyens de le reprendre aussi rapidement que nous pourrions l’espérer. Avec le pétrole qui approche les 100 dollars le baril, nous sommes désormais en terrain inconnu et dangereux.
Par Will Hutton, The Guardian, 4 novembre 2007
Will Hutton est chroniqueur économique pour The Observer
Après plus de 15 ans de conditions économiques extraordinairement favorables : pétrole et argent bon marché, échanges accrus, boom asiatique, immobilier en hausse, la situation se dégrade à une vitesse vertigineuse. Le système pourrait être capable de supporter un choc, mais il est indiscutablement trop fragile pour en supporter autant simultanément.
L’épicentre de la crise se situe dans le tout puissant système financier de Londres et New York. Ce ne sont plus deux marchés financiers distincts. Les dérégulations du secteur et les ambitions mondiales des banques américaines et européennes les ont rendues interdépendantes. Elles forment désormais un seul système qui opère avec les mêmes principes, chacune copiant les méthodes de l’autre, faisant les mêmes erreurs et s’exposant aux mêmes risques. De ce fait, l’effondrement du marché immobilier américain, l’explosion des saisies immobilières et la découverte des Structured Investment Vehicles (SIV) ces nouveaux instruments toxiques qui détiennent 350
08:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : will, hutton, crise, économique, strasbourg




