14.06.2007

Frédérique Loutrel, avec Nicolas Sarkozy pour Strasbourg

3cdb3c702ca0d48ba319d53fd6e0d200.jpgOn ne l'attendait pas, elle est présente au second tour ! Sera-t-elle député dimanche soir ? Elle y croit et nous explique pourquoi...

Quelle analyse faites vous du premier tour ?

Frédérique Loutrel : Tout d’abord, j’espère que la participation sera plus forte au second tour car il faut que les électeurs participent pleinement par leur vote à cette formidable période d’ouverture, de rassemblement et de réforme qui s’ouvre pour notre pays.

Les enjeux sont immenses. Les décisions à prendre sont lourdes. Le rassemblement le plus large possible des Français autour du Président de la République est nécessaire pour donner à son action la légitimité et le dynamisme indispensables au renouveau de la France.

D’autre part, mon score, très proche de celui du candidat du parti socialiste et député sortant qui brigue un troisième mandat, me place en challenger pour un second tour dont l’enjeu est de donner à Strasbourg, capitale européenne, la chance de participer pleinement aux côtés du Président de la République  à la nouvelle ère qu’il a ouverte.
A l’heure où Nicolas Sarkozy fait la tournée des capitales pour relancer la dynamique européenne autour d’un traité simplifié, que le Parti socialiste a fortement décrié et condamné, il me semble indispensable que Strasbourg, par l’élection d’une députée membre de la majorité présidentielle, soutienne son action.

En se déplaçant de capitale en capitale pour relancer la dynamique européenne autour du traité simplifié, je le répète combattu et dénigré par le Parti socialiste, il fait le plus formidable cadeau à l’Europe mais aussi à Strasbourg.
Il serait paradoxal et même très grave que Strasbourg ne lui témoigne pas en retour un signe de reconnaissance en élisant le candidat de la majorité présidentielle.

Quel message souhaitez vous passer aux électeurs ?
 

Frédérique Loutrel : Je souhaite que chacun comprenne que le renouveau de la vie politique passe par un changement de génération et de pratique de la politique. Au niveau national le Parti Socialiste détient 20/22 Régions, la majorité des départements et la plupart des grandes villes (Paris, Lyon, Lille, Nantes, Montpellier, Rennes, Grenoble, Dijon, Mulhouse). Dans la première circonscription 3 cantons sur 4 sont détenus par des élus socialistes, dont Monsieur Jung qui cumule le mandat de conseiller général avec celui de député. Son épouse est conseillère régionale. Roland Ries est sénateur. Catherine Trautmann est député européen. L’hégémonie n’est donc pas du côté que l’on dit.

Enfin le Bas Rhin compterait 9 députés hommes sur 9 en cas de victoire de Monsieur Jung. La représentativité du Parlement passe aussi par sa féminisation.

Pour ma part, je l’ai déjà dit sur ce même blog, je ne ferai que deux mandats au maximum, c'est-à -dire le temps d’accompagner le Président dans son action réformatrice. De même, je limiterai mes mandats à celui de député et de conseiller municipal pour rester en contact étroit avec la population.

L’appartenance à la majorité présidentielle et le refus du cumul des mandats me donneront ainsi la disponibilité et la capacité de défendre Strasbourg et les strasbourgeois, sur les grands dossiers comme dans la vie quotidienne.