05.11.2009
3 questions à Monique Jung, Conseillère Régionale d'Alsace
Monique Jung aime s'engager. Femme, centriste et élue, elle répond aujourd'hui aux questions de Cagliostro & Cie. On découvre ici une envie de "valeurs", un credo européen et alsacien. A lire. Merci à elle.
Cagliostro : Monique Jung, vous êtes conseillère régionales de la majorité dite « zellerienne », tel que l’on peut le lire sur le site du Conseil Régional. Alors, ces 6 années de mandats, un bilan, un regard sur la vie locale ?
Monique Jung :Je suis en effet centriste, membre de la majorité Zellerienne créeé en 2004, fruit d’une union entre l’UMP, le centre et les indépendants ; j’assure la VP de 2 commissions, l’économie d’une part et la recherche d’autres part. les échanges au sein de la majorité ont largement été ouverts, les discussions , le respect mutuel et l’écoute réelle ; un grand nombre de propositions centristes ont modifié les approches initiales. je crois néanmoins que nous gagnerions à créer plus de transversalités dans nos approches.
Les verticalités entre les directions, les clusters, et beaucoup d’organisations ne nous permettent pas d’optimiser nos dispositifs : pourquoi ne pas avoir une vision intersectorielle, inter services .. quand des projets se montent, de nouvelles promotions se dessinent (économie, tourisme, export ..) Nous gagnerions aussi à clarifier les missions des structures financées par les fonds publics. J’avoue ne pas supporter le mille feuille ailleurs que dans une assiette .
Cagliostro : Vous êtes aussi une femme en politique, attachée au centrisme. Justement où est aujourd’hui le « centre » dans la vie politique alsacienne ? A-t-il toujours un rôle à jouer ou est-il coincé entre le bipartisme et le retour des verts ?
Monique Jung : Si beaucoup de centristes sont aujourd’hui répartis entre différents partis, des groupes ou groupuscules d’appellation diverses, les centristes doivent néanmoins partager des valeurs et les défendre
- Europe : ce fantastique barrage contre les guerres nés à l’issue du denier conflit mondial est aussi aujourd’hui notre meilleurs rempart à la compétition internationale si elle sait se bâtir autour d’une justice partagée, de règles sociales et fiscales communes pour bâtir de vrais Etats Unis d’Europe capables de représenter une puissance sur les marchés mondiaux ; l’Europe a beaucoup d’étapes à franchir pour parvenir à ces objectifs, et les élargissement ne pourraient s’entrevoir avant de consolider une réelle identité et des fondements partagés entre les Etats Membres ;
L’Europe est aussi une aventure qui doit se vivre au quotidien dans notre capitale européenne ; soyons des territoires d’expérimentation accrue en matière de collaborations, mais devenons aussi une capitale de l’Europe citoyenne ; nous avions proposé de réaliser un grand quartier Européen des artistes, de la culture et de l’artisanat dans notre capitale Alsacienne lors d’une séance plénière de la Region ; l’Alsace mérite un grand projet structurant au niveau européen !
- la tolérance et le respect de l’autre : parce que nous pensons qu’une société ne peut laisser sur le bord du chemin ceux qui n’ont pas suivi les mêmes parcours, nous considérons que nous sommes riches de nos différences ; nous encourageons avec ferveur l’ouverture sur l’autre, l’apprentissage des langues, et l’économie solidaire
- un développement économique basé sur les valeurs humaines, respectueux de l’environnement et du denier public : le modèle capitalistique a montré ses limites ; l’argent ne peut et ne doit être le moteur unique de notre développement ; notre humanisme rhénan mêle l’initiative économique et les valeurs d’attachement aux racines du territoire, et au respect de l’homme qui est la vraie valeur à défendre au delà des seules notions de profits. Ce respect doit aussi se traduire par la conscience que nous devons transmettre à nos enfants une terre sur laquelle ils puissent vivre dans une nature préservée. Développons des systèmes de transports alternatifs à la voiture, et au fret routier grâce aux trains, ou aux voies navigables .. et des systèmes de chauffages qui ne soient pas basés sur les énergies fossiles. Nous soutenons pleinement les efforts menés par la Region en ce sens ; Nous proposons également de lier soutien de la Region aux entreprises et blocage de distribution de dividendes quand elles obtiennent une aide publique : notre soutien doit consolider l’exploitation et la pérennité des sociétés .
- un développement économique basé sur la valorisation de la recherche et de l’innovation : nos entreprises peuvent largement bénéficier des compétences scientifiques très riches en Alsace. Il nous appartient de poursuivre et encourager une meilleure diffusion de ces connaissances, et accessibilité accrue aux entreprises. Les collaborations scientifiques sont aussi de fantastiques sources de nouvelles implantations, qu’un travail en réseau facilite. Le fonctionnement des pôles de compétitivités le prouve ! La mise en place d’une porte de l’innovation avec un laboratoire des idées, aujourd’hui inscrit au CPER est un exemple d’action que nous défendons.
La question n’est donc pas de savoir s’il y a une place pour le centrisme mais s’il y a des places pour ces valeurs que le centrisme défend. L’engagement politique n’est pas uniquement partisan, il doit aussi « gérer la cité » avec une idée d’idéal à défendre ; c’est en tous cas ma vision de l’engagement, que j’ai défendu avec mes collègues au sein du Conseil Regional
Cagliostro: on vous sait également professionnellement attachée à l’Alsace et à son développement notamment par le biais des « Ambassadeurs ». Quelles mesures doivent être prise pour faire de l’Alsace une région qui ose et qui gagne ?
Monique Jung : J’aimerais partager une anecdote ; j’ai participé en 2005 à une mission à Bilbao, conduite par Adrien Zeller. L’objectif était de vérifier comment le pays Basque s’était sorti de situations économiques très difficiles ; nous avons rencontré nos homologues, des institutions, clusters … j’ai retenu quelque chose qui m’a paru essentiel : le pays Basque connaissait un taux de chômage de 30 % que chaque structure tentait de combattre avec une série d’initiative individuelle. A ce niveau de chômage, ils ont décidé de se réunir et d’examiner ensemble ce qui pouvait être fait : un appel à Michael Porter, et la construction d’un musée Guggenheim .. courageuse décision qui a bien porté ses fruits !
Je crois que les efforts doivent donc être portés par tous les acteurs , partagés dans une même volonté ; le combat politique doit s’arrêter après des élections pour que tous tirent l’Alsace, et non leurs individualités…
La promotion de l’Alsace par le club des Ambassadeurs est une démarche partenariale, qui vise à constituer un réseau de personnes qui s’entraident, font des affaires ensemble.
Par ailleurs , je crois urgent de mettre en place des démarches transversales, qui permettent des partagent d’expériences, des complémentarités .. si l’innovation nait de rencontres improbables, ils faut que nous sachions dépasser les cadres.
Osons, et osons ensemble.
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01.11.2009
Lettre ouverte à Roland Ries et aux élus alsaciens : Passerelle Adrien Zeller
Pour une « passerelle Adrien Zeller » sur le Rhin
Lettre ouverte à Roland Ries et aux élus alsaciens

Monsieur le Maire,
Vous n’avez sans doute pas l’habitude de recevoir des lettres ouvertes de « blogs ». Le blog « Cagliostro & Cie » innove donc, signe des temps modernes qui sont les nôtres.
Suite au décès d’Adrien Zeller, nous avons initié un groupe sur le média social « Facebook » afin que la passerelle Mimram soit baptisée « Passerelle Adrien Zeller ».
Le départ d’Adrien Zeller, président de la région Alsace, nous pousse, en effet, à lui imaginer un hommage que nous vous livrons, un hommage qui inscrirait son nom dans le temps.
Nous pensons en effet que la Passerelle Mimram, située au Jardin des Deux Rives, mériterait aujourd’hui d’être débaptisée pour devenir « la Passerelle Adrien Zeller ».
Pont sur le Rhin, pont sur l’Europe, elle symboliserait l’engagement rhénan et européen du Président de la Région, mais aussi son souci de l’amitié franco-allemande, autant que du devenir Européen de Strasbourg. Consacrée aux piétons, aux cyclistes, elle soutiendrait aussi l’engagement d’Adrien Zeller pour l’humain et le durable, dans tous les sens du terme.
Elle symboliserait aussi la démarche volontariste d’une homme qui avait l’Alsace à cœur et qui savait autant franchir les frontières que les barrières politiciennes.
Qui sommes-nous pour lancer cette idée à une époque qui en manque tant ? Des bloggeurs, des anonymes, alsaciens de cœur et d’esprit, qui laissent à d’autres le soin de la reprendre et de la diffuser.
Des élus, des proches d’Adrien Zeller ont rejoints le groupe. Nous espérons que l’idée soit reprise, que nos voisins allemands y souscrivent.
Cordialement
L’équipe Cagliostro
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3 questions à … : le succès
Le rendez-vous « 3 questions à » passionne le web. Après Vincent Froehlicher, Philippe Bies, Jacques Fernique, Jean Emmanuel Robert, des questions ont été posées à Sandrine Belier, Catherine Trautmann, d’autres le seront prochainement.
Mais vous pouvez aussi nous contacter par mail, pour que nous évoquions « votre » actualité.
PS : Nous invitons nos lecteurs à nous retrouver également sur facebook.
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02.10.2009
3 Questions à Vincent Froehlicher - Directeur Général de l'Adira
Pour le retour de nos rencontres, nous avons choisi de laisser la parole à celles et ceux qui agissent pour la région. Premier invité, Vincent Froehlicher, Directeur Général de l’Adira. Au cœur d’une crise sans précedent, entendre la voix de ceux qui s’impliquent « urbi et orbi » dans le domaine économique nous a semblé logique.
Vous œuvrez au sein de l’ADIRA et êtes en charge d’une partie de la prospection et de la sauvegarde concernant l’économie alsacienne. Quelle est concrètement votre action et l’impact de celle-ci sur le tissu alsacien ?
Vincent Froehlicher : Je travaille à l’ADIRA depuis 16 ans et la dirige depuis octobre 2007. Les trois financeurs principaux de l’ADIRA (Département du Bas-Rhin pour 70%, Région Alsace pour 20% et CUS pour 7,5%) lui ont fixé 3 objectifs prioritaires : accompagner les entreprises industrielles et du tertiaire supérieur bas-rhinoises dans leurs projets de développement, accompagner les entreprises de ces mêmes secteurs en cas de difficultés graves, accompagner les élus des territoires bas-rhinois (conseillers généraux et des structures intercommunales principalement) dans leurs projets à caractère économique : zones d’activités, pépinières et hôtels d’entreprise, actions collectives… Concrètement, l’essentiel du travail consiste à rencontrer les entreprises au quotidien et à les aider : terrains, bâtiments, financement, facilitation auprès des services de l’Etat ou des politiques, services en tous genres nécessitant un solide carnet d’adresses… D’exister depuis 60 ans s’avère bien utile ! Nous ne sommes plus responsables de la prospection étrangère depuis 2006, c’est actuellement le job d’Alsace International, mais continuons d’implanter des entreprises internationales qui nous contactent en direct. Plusieurs gros projets américains, suisses et allemands sont à l’étude, pour plus de 1.000 emplois potentiels. Pour la promotion, nous avons créé en juillet 2008 le Club des Ambassadeurs d’Alsace, sans budget mais avec l’aide de 550 professionnels fous d’Alsace (www.ambassadeurs-alsace.com ou groupe et page Facebook). Bilan 2008 : environ 1.000 dossiers actifs, 344 projets nouveaux enregistrés, 144 opérations réalisées ou décidées de façon ferme, représentant un potentiel de 2.613 créations d’emplois à 3 ans (basé sur les déclarations des chefs d’entreprise à l’époque) et 465 millions d’euros d’investissement en bâtiment et équipement. Par ailleurs, 1.036 emplois ont pu être maintenus dans 11 entreprises suivies par l’ADIRA et en difficultés graves, contre 712 emplois perdus. A fin septembre 2009, le trend est identique en nombre de dossiers nouveaux, de réalisations et de décisions, mais –demande basse, visibilité courte et financement contraint aidant- le volume de création d’emploi est réduit de moitié et celui des investissements divisé par trois. Même si des frémissements existent, nous ne sommes pas tirés d’affaire, notamment côté social.
Plusieurs comités d’expansion, plusieurs CCI, en dehors du travail mené par tous, cela ne fait-il pas beaucoup pour une seule et petite région ?
Vincent Froehlicher : Les CCI sont en réorganisation. Je ne peux parler pour elles. Concernant les agences (ADIRA, CAHR dans le Haut-Rhin, Alsace International), Philippe Richert prônait déjà dans un article des DNA du dimanche 10 avril 2005 intitulé « L’Alsace prend trop de claques, il faut un choc ! » leur regroupement et leur optimisation. Je crois savoir que les conditions n’étaient pas réunies, notamment pour le Haut-Rhin qui craignait d’être le parent pauvre et on peut le comprendre. La coopération entre Départements a beaucoup progressé depuis et les hommes ont changé. Mon collègue Jean Simon, du CAHR, et moi sommes en accord sur une répartition des rôles et un manager de transition a été nommé en juillet à la tête d’Alsace International. Je suis confiant dans le fait qu’avec l’arrivée d’élus nouveaux aux commandes, la réforme territoriale, la crise et ses effets sur les ressources des Collectivités, les choses vont bouger vite. Ma vision personnelle est celle d’une agence légère et très opérationnelle, regroupant trois pôles territoriaux (68, métropole strasbourgeoise et reste du 67 par exemple) et services spécialisés transversaux (innovation, international, affaires en difficultés, veille et intelligence économique, promotion/communication et conseil en stratégies territoriales/aménagement). C’est un secret de polichinelle que je suis candidat à la direction d’une telle agence, si elle s’inscrit dans un projet politico-économique fort pour l’Alsace.
Nous sommes quelque part dans la crise. En son début et sa fin, quels sont les dégâts pour l’économie alsacienne ? Y a-t-il des signes d’espoir ?
Vincent Froehlicher : Le schéma régional de développement économique signé entre l’ensemble des acteurs en juin 2006 contenait pour moi tous les ingrédients de la réussite : innovation, international, développement durable, qualification, rayonnement, grands projets infrastructurels… A l’été 2008, nous connaissions des pénuries de terrains, de bâtiments et de main d’œuvre qualifiée, puis le monde a basculé. La reprise s’esquisse certes mais il existe un fort sentiment régional de déclassement et il faut lancer de suite une véritable reconquête. L’Alsace en a les moyens si tout le monde se remonte les manches et se serre les coudes. Poussons nos entrepreneurs, ils ont des projets pleins les cartons, et intensifions les efforts en faveur de la reconversion des populations et des territoires fragilisés. Affirmons notre identité régionale, car c’est une chance immense d’être petits et typés, sans tomber dans le repli : les relais de croissance sont partout dans le monde et dans des secteurs nouveaux : green et cleantechs, santé, nouveaux matériaux, économie numérique, et de façon générale industries et services à valeur ajoutée. Rien de tout cela n’est bien nouveau : plus que d’une nouvelle stratégie, c’est d’un meilleur déploiement stratégique et donc d’une optimisation du dispositif, au niveau des organismes satellites comme à celui des Collectivités elles-mêmes, dont nous avons à mon avis besoin à présent. Yes we can !
Propos receuillis auprès de Vincent Froehlicher Directeur Général, ADIRA (Agence de développement économique du Bas-Rhin)
PS : Nous demandons à nos lecteurs polémistes de modérer leur commentaires pour permettre un débat « riche » et « ouvert ».
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30.09.2009
Yves Bur tacle Fabienne Keller
Yves Bur, l’ancien patron de l’UMP 67 ne fait pas dans la dentelle. Répliquant à Fabienne Keller et au lancement de son mouvement, comme de sa candidature aux municipales de …. 2014, il écrit : « Ce n'est pas en se "ripolinant" que cette dernière donnera envie aux Strasbourgeois de vivre une nouvelle aventure avec elle. Ils ont été échaudés par cet autoritarisme » et de rajouter selon les DNA, qu’il « juge la défaite de mars 2008 « grave » parce qu'elle a entraîné dans son sillage « toute la jeune génération ».
Les commentaires ne seront pas ouverts ici et le débat s’engage sur le blog de la rédaction locale des DNA
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08.09.2009
la feuille de chou II : le retour de la mission
On le sait, le blog historique de Schlomoh, pilier de la gauche extrême, a été fermé suite à une attaque contre l’un des membres émergés de la Droite Strasbourgeoise. Sur la base d’arguments juridiques énoncés, Laurent H a ainsi obtenu la fermeture dudit blog en raison de menaces et propos diffamants.
Qu’à cela ne tienne, le dénommé JCM vient de rouvrir un « vrai » blog. Cette fois-ci sérieux, et finalement plus ergonomique. Une fois que l’auteur aura rajouté des onglets de rangements, le blog sera pratique et plus facile à consulter. Peut-être devrait-il finalement remercier ce concours de circonstances qui permet son évolution. Tout est question de fair-play finalement.
19:58 Publié dans Rives Gauches | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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22.08.2009
Blog en Vacances

07:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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08.08.2009
Débat d'été : Quelles perspectives et quelles réalités pour l'Alsace

On se bouscoule un peu, beaucoup, pas du tout, passionément, à la folie, pas du tout. Lors des élections européennes, on n'a pas entendu parler d'Europe, oubliera-t-on de parler d'Alsace durant les régionales ?
Une chose est sûre, l'Alsace n'est plus une région riche. L'union de toutes les bonnes volontés s'impose pour faire avancer l'ensemble des dossiers touchant la région.
09:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07.08.2009
Allez les Bleus, malgré tout
On a vu beaucoup de joueurs du Racing Club de Strasbourg s’envoler et alléger la masse salariale. On en a vu quelques uns arriver. Bon, on est, en ce début de saison, un peu « sur l’attente », un peu refroidis par la ballade "Istroise".
A l’heure du début de saison, on souhaite tout ce qu’il faut au RCS. Mais bon, si l’un ou l’autre joueur de bon niveau arrivait encore, on serait encore plus heureux. Allez les Bleus.
08:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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06.08.2009
Johnny Halité, l'entretien vérité avec le plus rock'n roll des blogs politiques strasbourgeois
Assez doué pour « allumer le Feu », JH alias Johnny Halité a été et reste l’un des blogs couru, autant par les Strasbourgeois que par le microcosme politique de droite, de gauche… mais ce que l’on sait moins, aussi à Paris, dans certains médias et dans bien des zones d’influence insoupçonnées.
Cagliostro & Cie : Johnny Halité, vous êtes l’un des bloggeurs les plus influents de Strasbourg. Ces derniers temps, votre blog est en stand by. Beaucoup de rumeurs ont circulées : Pressions, menaces d’outing, etc. Qu’en est-il ?
JH : Effectivement, il y a beaucoup de rumeurs, comme toujours pour ce qui touche à la politique…. Nous avons entendu dire qu’un Adjoint au Maire de Roland Ries, petit, tout petit, teigneux, fourbe, se vanterait d’avoir réussi à nous faire taire. Un parlementaire UMP en ferait de même.
Si cela peut leur faire plaisir et leur permettre d’oublier leurs petits soucis avec le troisième pouvoir nous en sommes heureux…
S’agissant des outing, c’est vraiment quelque chose d’amusant à entendre. C’est un concept qui poursuit les bloggeurs depuis leur entrée dans le paysage. Il a précédé la légalisation des paris en France. La cote pour que machin appartienne au groupe JH est de 2.5/1. La cote de Bidule est de 2/1 pour qu’il fasse parti de l’équipe Cagliostro ou celle de La Droite Strasbourgeoise.
Et dans la majorité des cas, on tape franchement à coté, on n’a pas tous les éléments mais on balance tout de même un nom, histoire de voir comment le microcosme réagit.
Pour beaucoup, l’outing est brandi comme une menace comme si écrire dans l’ombre était quelque chose de criminel. De tous temps, de grands noms l’ont fait avant nous.
Nous ne brûlons pourtant pas de voitures, nous ne volons pas, nous ne violentons personne mais le politiquement incorrect dérange une frange de nos responsables politiques. Les pauvres étaient tellement habitués à jouer pépères à leur petite belote... Les blogs les ont mis face à leurs responsabilités, face à leurs incohérences, face à leur clientélisme.
Naturellement, il y a un marquage politique des blogs. Pour notre part nous n’avons jamais caché que nous étions de droite alors que d’autres observateurs ont honte d’avouer leurs atomes crochus avec la gauche, le PS ou les Verts….
Cagliostro & Cie : D’autres blogs historiques, à l’instar d’Alsator ont carrément quitté la blogosphère. Et vous, allez vous y revenir ?
JH : A vrai dire, nous ne savons pas. Notre équipe a beaucoup évolué. Il y a d’abord eu la défaite municipale de 2008 qui a eu pour effet de fractionner notre groupe.
Certaines plumes ont aussi quitté le secteur pour rejoindre le Haut-Rhin ou d’autres départements… D’autres reprennent à présent, à visage découvert, leurs opinions émises hier masquées sous JH. Ils assument aujourd’hui parfaitement leur politiquement incorrect.
Un blog demande aussi beaucoup de temps et, comme vous le savez, en période de crise lorsqu’on ne bosse pas dans la fonction publique, il faut consacrer davantage d’efforts à son gagne pain…
Ceci dit, cela ne veut pas dire que JH ne rouvrira pas. La page des Municipales a été définitivement tournée et les « bouderies » enterrées. Nous notons que des échéances intéressantes approchent. Le microcosme bouge énormément. Le débat politique est intéressant à suivre.
Nous reviendrons, si nous revenons, peut-être différemment avec un esprit encore plus tourné vers la satire, avec plus de vidéos parodies, des micros trottoirs, etc.… Mais il faudra alors que le « groupe » compense les départs de quelques piliers…
On ne se moque pas suffisamment de nos politiques locaux, les saines polémiques se font rares, le politiquement correct triomphe toujours, le paysage manque d’insolence. Il manque des fous aux rois d’aujourd’hui. A nous peut-être d’y remédier.
Cagliostro & Cie : Les blogs ont pris une importance manifeste dans la communication et l’information politique. Pourtant, en dehors de quelques uns, peu tiennent la distance. Pourquoi ?
JH : Un blog demande du temps, une équipe soudée un peu comme une rédaction d’un journal, des infos et des idées. Beaucoup n’ont pas conscience de ces contraintes au moment de l’ouverture de leur blog et beaucoup jettent ainsi l’éponge au bout de quelques mois.
Cagliostro & Cie : Vous avez été à l’origine de quelques scoops et belles campagnes. Peut-on dire que le blog est un contre-média, ou un alter-média ?
JH : Cela dépend de la forme du blog. Il peut être personnel, politique, appendice d’un journal ou d’un média. Pour notre part nous n’avons jamais caché nos préférences.
Nous pensons que les blogs et le web2.0 constituent un nouveau média en friche mais qu'ils sont malheureusement perçus comme une concurrence par les médias classiques. A l’avenir, il est évident qu’ils fonctionneront davantage en synergie et qu’ils seront complémentaires.
Cagliostro & Cie : Et vos lecteurs. Quelles furent vos stats ? On suppose aussi qu’il y a le « off », ce que vous recevez par mail. Arrivez-vous à estimer l’impact d’un blog sur une ville comme Strasbourg.
JH : D’après notre spécialiste en charge de la technique, les stats étaient bonnes. Nous étions à plus de 20 000 lectures par mois et encore aujourd’hui, alors qu’il n’y a plus eu la moindre actualisation depuis février, nous sommes encore à plus de 5 000 lecteurs différents par mois.
Nous sommes lus par la gauche qui souhaite savoir ce que la droite « raconte encore comme saloperies » à son sujet. Nous sommes suivis à droite par certains qui souhaitent savoir QUI est encore passer à la moulinette et par d’autres qui aiment lire des écrits qui reprennent des opinions qu’ils pensent tout bas mais qu’ils n’ont pas le droit de revendiquer tout haut.
Nous avons aussi beaucoup de lecteurs lambdas qui apprécient l’autodérision, le coté décalé des blogs, la possibilité de connaitre la face cachée de certains mouvement internes aux partis,… L’impact à Strasbourg n’est pas scientifiquement quantifiable mais il est certain que les blogs sont lus car autrement, ils ne dérangeraient pas autant….
Cagliostro & Cie : La gauche semble en retrait sur ce média. D’autres filent sur Facebook. Qu’en pensez-vous ?
JH : La gauche est effectivement en retrait car ses militants ne disposent pas de cette liberté de ton. Elle est juste bonne à caricaturer la droite sur quelques sites mais elle est trop sectaire pour porter un jugement critique sur elle-même.
Facebook ne remplacera jamais les blogs car ce réseau n’est accessible qu’à ceux qui en sont membres (on perd en anonymat pour les lecteurs) alors que les blogs peuvent être consultés par n’importe qui, n’importe quand, sans pour autant se dévoiler comme lecteur…
Cagliostro & Cie : Un message à vos lecteurs pour conclure ?
JH : Il sera d’une banalité absolue ! Nous les remercions pour leur fidélité et nous allons peut-être reprendre du service dans un jour, dans un mois, dans une éternité…
En chanson, voilà ce que nous dirions…
J'suis un enfant d'la nature
Mais un produit contre-culture
Un après-guerre anti-héros
Un anti-guerre pour les fachos
Il y en a encore !
Et j'ai grandi sans un effort
La graine ça pousse là où ça dort
Oui mais j'suis toujours étonné
Du temps qu'vous m'avez accordé
Il m'en reste encore !
Mon âme est soldée,
Ma voix est à louer
Mon cœur épinglé
Sur poster glacé
J'suis étiqueté
Pour supermarché
Mais j'suis pas roulé non !
J'suis rock'n'rollé
16:58 Publié dans Tribunes Libres | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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