07.01.2008

Faut pas pousser Dédé dans les orties !

bea51379d4d52f46d5495fe69e4fe98c.jpgSamedi matin, nous avons publiés une note sur la réunion de l’Etat-Major de l’Ump autour d’une bonne galette des rois « républicaine », c’était la fête d’André Schneider aussi, souvent vilipendé ces derniers temps sur les blogs strasbourgeois. Tout le monde était là. La Sainte-Maire, les apôtres. Si des dossiers comme Haguenau ( beau règlement de comptes entre amis) et Ostwald ont été évoqués. C’est Schiltigheim qui fit mousser (logique) l’ambiance.

Au menu, la liste gauche plurielle de Jean Marie Kutner soutenue par André Schneider. Du côté des défenseurs, Fabien Bresson et Michèle Plataret appuyés par une artillerie lourde. Nous n’avons pour notre part, pas à juger, mais nous pensons que certains qui cherchent la paille dans l’œil d’André Schneider feraient mieux de regarder la poutre qui pointe du leur. Eh oui, faut peut-être pas pousser Dedé dans les orties

- Si l’Ump Schilikois n’a pas pu aller chercher une investiture forte à Paris. N’est-ce pas du à des divisions internes et à la tentative de certains de dénigrer le rôle légitime de tête de liste à Michèle Plataret ?
- Si les réseaux parisiens n’avaient pas reçu de certains des comptes-rendus d’ambiance orientés de jeunes ump, l’UMP serait-elle allé chercher ailleurs ce qu’elle avait en son sein ?

On comprendra là aisément que la direction du parti, savamment éclairée par des apprentis sorciers ait pu être troublée. Seulement, parfois, on se tire ainsi une balle dans le pied et il en est qui sont aujourd’hui les arroseurs arrosés. Ils furent pourtant samedi matin parmi les premiers à chanter dans le « Chœur des Innocents ». Pourtant personne n’est dupe !

Enfin, évoquons la sociologie schilickoise. Où se gagnera l’élection. Certes, il faut rassembler un électorat populaire qui a voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, mais il faut aussi chercher au centre-gauche, un électorat qui pourrait être tenté par la gauche tout court. En cela, le choix de Jean Marie Kutner, oint de l’onction de Nicolas Sarkozy et Jean Marie Bockel est une piste dont l’on mesurera les effets dans les prochaines semaines.

Sagement, Robert Grossmann a précisé que la situation pourrait profiter à la gauche schilickoise... Cruel, mais juste!

29.12.2007

Municipales 2008 : Schiltigheim en force, en farce ?

dbbd89c7a13ca7e3eba5f19da5795910.jpg« Quatre consonnes et trois voyelles c'est le prénom de Raphaël, Je le murmure à mon oreille et chaque lettre m'émerveille ». 6 ans après Carla Bruni, quelqu’un m’a dit que cela pourrait être enfin l’heure de Raphael Nisand et que ce dernier pourrait enfin passer de l’ombre à la lumière.

 

Certes, certains (y compris d'anciens camarades) usent tous les arguments pour que cela n’arrive pas mais là, une grande partie des ingrédients sont réunis. Les Schilikois pourraient voter par défaut.

Côté UMP, deux listes, une canal historique (suspendue du mouvement) et l’autre canal inhabituel (courant gauche moderne). La droite s’illustre et les amis d’antan Plataret et Kutner se déchirent « grave » comme l’on dit du côté du Marais.

On pourrait plaindre tout ce beau monde d’une certaine façon ou mettre le feu à la manière d’Yves Bur déclarant à la presse que la décision a été prise par les instances nationales « en accord avec le député de la circonscription », regrettant que « les instances parisiennes n’aient pas pris davantage en compte l’avis des militants et de la fédération départementale », tout en constatant qu’« une suspension n’est pas synonyme d’exclusion ».

C’est un métier de diriger l’UMP67. On notera simplement que la liste de Jean Marie Kutner ne contient pour le moment que deux ump et que l’ouverture est pour le moment inversée (à noter que dans une autre commune du Nord de la CUS , l’appartenance à l’Ump sera un facteur de méfiance d’un futur nouveau maire).

Mais on sait aussi que d’autres encartés attendent l’étude de leur candidature et l’imprimatur des initiés. On suivra donc cette liste de près.

Côté Plataret-Bresson, le moral reste bon et il se murmure que des pointures de l’Ump voisins pourraient s’engager durant la campagne. Reste que cela fait désordre et qu’à ce jeu-là, les Strasbourgeois pourraient faire de Schilick un « non man’s land » afin de ne pas perdre de voix dans d’autres cantons et ne pas énerver les compagnons.

Comment en est-on arrivé là ? Si certains mettent en avant la manipulation du député de la circonscription, il faudra néanmoins noter que c’est aussi le jeu perso de certains et la guérilla interne à l’Ump qui ont gravement fragilisé la candidature droitière. Mais cela est aujourd’hui un autre débat.

Reste qu’à ce jeu, on pourrait aussi assister à un second tour, PS, Verts et que les consignes de vote du second tour seront compliqués à faire appliquer en raison des « amabilités  échangées ».

Si la rumeur d’une liste de droite régionaliste a couru, il semble aujourd’hui qu’il n’en soit rien. Que fera alos l'électorat de la droite extrême ? Certains aimeraient bien que des repères bien connus du secteur l'oriente un peu (de 10 à 20% des voix).

 

Claude Fuchs, lui, se présente en rêvant d’un bond pour Schilick.

« Quatre consonnes et trois voyelles c'est le prénom de Raphaël, Je le murmure à mon oreille et chaque lettre m'émerveille » … Façon Sarko, Raph pratique désormais un jogging, histoire de pouvoir monter à pied les marches qui le mèneront peut-être au dernier étage de la mairie de Schilick.

De capitale de la bière, la cité des Brasseurs pourrait devenir la capitale de l’Amer … pour la droite alsacienne.