08.11.2009
3 questions à Victor Vogt, conseiller municipal de Gundershoffen
Victor Vogt ? Là, certains ne voient pas. Ce n’est pas grave, ils liront. Elu conseiller municipal de Gundershoffen, il s’occupe de la page en alsacien du bulletin municipal. Jeune et militant, nous avons tenu à le rencontrer pour comprendre le sens d’un engagement.
Cagliostro : Dans notre série de rencontres, il y a des gens connus et d’autres moins. Tu es aujourd’hui l’un des plus jeunes élus du nord Alsace. Quel fut ton parcours politique ?
Victor Vogt : S’il faut parler de parcours politique, je crois que celui-ci est double. Il y a le sens originel du mot politique, la « cité », en l’occurrence il s’agit de l’investissement au sein de la communauté. J’ai également un parcours au sens contemporain du terme.
S’il faut faire remonter ce parcours à une Époque, il serait celui du lycée. À ce moment-là, je travaillais dans deux directions concernant les lycéens. D'un côté, c’était au sein même de mon lycée, de l’autre c’était sur les problématiques qui concernent tous les lycéens. J’attachais beaucoup d’importance au vivre ensemble, à la culture et au temps plus décontracté. Le fait d’être vice-président du conseil de vie lycée à l’époque me permit de porter plusieurs projets. J’ai d’abord porté le projet de création d’un foyer pour les lycéens, pour qu’il y ait un espace de détente et de lecture, qui puisse réunir à la fois élèves et enseignants. D'autre part, je m’investissais chaque année dans l’organisation de la journée organisée par l’établissement qui devait ouvrir quelque peu aux questions métaphysique (la maladie, la sexualité…). J’ai aussi organisé une conférence où j’ai invité Mireille Horsinga-Renno à venir parler de son livre « cher Oncle Georg », pour sensibiliser les élèves au devoir de mémoire. Son livre parlait du programme T4, c’était toute une série de tests horribles et d’injection de produits en tous genres principalement pratiqués sur des juifs. C’est durant la même période que je participais aux sorties organisées par le Souvenir Français de Bitche en partenariat avec mon lycée, la plus émouvante de ces sorties fut celle qui nous emmena au Mont-Valérien. J’ai poursuivi cet engagement dans le Souvenir Français de mon secteur, Reichshoffen-Niederbronn, où j’ai intégré le comité il y a 3 ans.
La qualité de vice-président de Conseil de vie Lycéen me permit de siéger au conseil régional des jeunes de Lorraine. Dans ce cadre-là j’ai soulevé les questions qui touchaient surtout le lycéen. La première de mes préoccupations fut le problème des langues. J’avais à l’époque fait plusieurs voyages dans les pays scandinaves et j’ai constaté le retard français en la matière. J’avançais surtout l’argument de l’enseignement précoce des langues ce qui est plus efficace que l’enseignement tardif que nous avons en France, de plus les cours de langue au lycée se suivent, mais malheureusement assez souvent se ressemble et on y ressasse les mêmes choses. L’autre questionnement que j’avais était celui de l’orientation qui est souvent un réel gâchis, car du fait que les lycéens vivent dans un cocon surprotégé ils n’acquièrent pas un grand degré d’autonomie. La conséquence est que soit par une erreur des parents, soit par une erreur des enseignants le jeune se retrouve là où il ne veut pas être. Les journées qui sont organisées pour l’orientation permettent de connaître les filières, mais ne permette pas et de loin de faire un choix dans l’orientation. Pour moi le degré de liberté accordé au jeune est important car il se forge et apprend à se connaître, il n’a pas besoin d’une couveuse.
Après le lycée mon engagement associatif s’est étoffé et diversifié. Je m’investis actuellement dans des associations comme Brassery, ou encore Café Europe Strasbourg que nous développons avec des amis depuis 2 ans et demi. Mon engagement politique à proprement parler a commencé en 2008. J’ai intégré la liste du maire sortant aux élections municipales, où j’ai été élu conseiller municipal de Gundershoffen, la ville où je réside depuis toujours. Je m’investis au sein de la commission d’urbanisme, de la commission des affaires sociales et culturelles, et de la commission du bulletin communal. Dans cette dernière je m’occupe de la page rédigée en alsacien. Je suis également membre de l’association culturelle au titre du conseil municipal. Cet engagement résulte de l’intérêt que j’ai eu depuis toujours pour mon territoire, et le fait d’avoir été au lycée en Moselle m’évite d’avoir une vision alsacocentrée des problématiques et de m’ouvrir à l’interdépartemental et interrégional, mais aussi aux questions transfrontalières.
Sinon je suis membre du Parti Radical et de l’UMP.
Cagliostro : Il y a les jeunes des villes et ceux de la campagne. A l’approche d’élections, quelles sont selon toi les préoccupations de la jeunesse ? Les partis politiques, les états-majors strasbourgeois y répondent-ils ?
Victor Vogt : On peut parler de jeunes des villes et jeunes des campagnes, même si la révolution de l’informatique fait qu’il y ait une certaine uniformisation des mœurs qui se met en place. Ce qui ferait aujourd’hui une certaine différence c’est l’ouverture à la mobilité sociale, elle semble toute naturelle pour un jeune des villes, mais un peu plus difficile à la campagne. Mais sinon les préoccupations de la jeunesse sont les mêmes. La première des préoccupations est celle du diplôme. Il est révolu le temps où l’ascenseur social permettait d’accéder à une profession plus élevée que le diplôme ne l’indiquait. Aujourd’hui il y a le phénomène du déclassement des diplômes, ce qui crée une fuite en avant que j’appelle la « diplomite », ce qui rallonge de plus en plus la durée d’étude et de fait retarde l’entrée dans la vie active. De plus les inégalités dans le système scolaire et la reproduction sociale s’intensifient depuis les années 1980. Le diplôme bien entendu est attenant à un autre problème majeur celui de l’emploi. Il est le moyen d’accès au métier souhaité. Mais il y a deux gros problèmes le premier étant la nécessité d’une expérience pour être embauché et le chômage des jeunes. Du fait de la crise structurelle que nous connaissons, il y a une baisse sensible du nombre de stages susceptibles d’être attribués, les entreprises voulant réduire leurs coûts. D'autre part, le chômage des jeunes est fort, il atteint actuellement 25% en France, et en Alsace le chômage des jeunes a connu une augmentation de plus de 40% depuis le 1er janvier 2009 !
Sur ces problèmes en particulier les partis politiques ont plus ou moins les mêmes propositions, avec un point commun supplémentaire c’est qu’il s’agit de proposition à court terme. Les uns parlent d’ « emplois aidés » les autres parlent d’ « emplois tremplin ». Une des applications concrètes ce sont les CAP-passerelle, c’est un contrat avec une formation diplomante qui est pris en charge à 80% par l’Etat, certaines collectivités territoriales payent d’ailleurs le reste de la rémunération. C’est une solution pour les jeunes qui sont sortis tôt du système scolaire sans diplôme, c’est un moyen de se réinsérer. Cependant, le problème du chômage des jeunes est structurel. Il y a deux problèmes principaux attenants celui du système scolaire et celui du marché du travail. Le système scolaire et très rigide et orienté vers une « filiérisation » qui se base presque sur un métier, or avec les évolutions rapides de l’économie il est certain que l’être humain devra exercer plusieurs professions différentes. En ce sens, l’hyperspécialisation amènera automatiquement lors de séquences de reconversions à des factures de formations professionnelles énormes ! Le système a besoin d’air, c’est-à-dire qu’il doit tendre vers la polyvalence et l’interdisciplinarité. Par ailleurs, les entreprises réclament un certain temps d’expérience pour postuler, lorsque l’on est au sortir de ses études c’est souvent maigre. Les études en alternances ont été une solution à une partie du problème, cependant au sortir de la faculté pour certaines filières il faut quasiment deux ans jusqu’à l’obtention du premier emploi.
Maintenant, est-ce que les états-majors se saisissent de ces problèmes je donnerais ma réponse allemande préférée, « jein » ! Oui et non. Oui dans le sens où les états-majors sont constitués généralement de bon nombre d’élus, dont certains prennent vraiment à bras le corps le problème du chômage des jeunes. Je citerais l’exemple d’André Reichardt. J’étais à la réunion du césagora concernant l’emploi en Alsace, qui rattrape à une vitesse vertigineuse le chômage national. Il a clairement affiché son objectif de tourner son plan pour l’emploi en faveur de la jeunesse, au risque de s’occuper un peu moins d’autres couches touchées par le chômage. Je trouve cela très courageux de sa part. D'ailleurs, la politique est souvent une affaire de choix et non pas une occupation qui consiste tout le temps à contenter tout le monde, ça c’est du populisme ! D’autres élus également se mettent en marche, peu importe leur bord politique.
Je dirais aussi non. Les partis politiques ces dernières semaines se sont plus amusés à se chamailler sur des scandales politiques. Les dénoncer est une bonne chose cela rappelle les autres élus à la nécessité d’une vertu supérieure justement dans l’exercice d’un mandat politique. Cependant, c’est également un écran de fumée. On peut voir sur facebook le nombre de gens qui font distraction de ces sujets. De plus les états-majors s’appliquent également à respecter les ordres de la hiérarchie. Bien sûr, il y des démocraties internes légères ou presque de facettes, ce que je regrette c’est qu’au cœur des partis il y a encore cette division entre l’intervenant et l’auditoire, « er wurt àbkànzelt », ce dernier est sermonné. Je pense que l’auditoire a des propositions, alors que le dernier mot réside dans la tribune. Il est certain que tous ne peuvent intervenir, mais les partis constituent un vivier de personnes qui est une richesse quasi infinie. Il y a à l’UMP ou au PS plus de 200 000 militants, j’ose espérer que ce ne sont pas 200 000 imbéciles ! Il faut les associer, les laisser proposer, car c’est une réelle mine d’or.
Cagliostro : Comment sens-tu le terrain ? Quelles sont les revendications des Alsaciens que tu croises ? Quel va être ton engagement dans les mois à venir ?
Victor Vogt : L’Alsacien a sans cesse l’impression qu’on se moque de lui, que ce soit dans ce qu’il ait ou que ce soit dans le fait qu’il se sente utilisé. Actuellement il tend encore une fois à perdre foi en la politique avec les affaires politiques de ces derniers temps. Ces histoires sont propices à un fort mouvement du paysage politique qui est déjà en évolution. Le terrain est en crise, il y a une sorte de fatalisme alsacien un peu comme on dirait « s’isch immer e so gewann, un es wurt noch immer e so sinn ».
Sinon les revendications sont sensiblement les mêmes que celle de la jeunesse. La préoccupation principale c’est la sauvegarde de l’emploi, le souhait que le chômage partiel s’arrête, « Kurzàrweit » pour les frontaliers, la formation professionnelle pour les personnes au chômage. Ils sont d’ailleurs inquiets de l’évolution de l’emploi industriel qui est en recul en Alsace, dont certains secteurs sont déjà sinistrés. Les Alsaciens s’inquiètent également du recul de l’emploi frontalier. Finalement, c’est la crise qui impose les thématiques revendicatives, la question du pouvoir d’achat est passée depuis un certain temps, actuellement c’est plutôt la volonté de garder ce qui est acquis.
Moi de mon côté je vais continuer mon engagement sur mon territoire, parce que je suis assez touché de voir des proches, des amis dans des situations difficiles, on ne peut pas rester insensible. Alors, j’orienterais surtout mon engagement autour des questions de culture, de pauvreté et de désindustrialisation. Nous sommes un territoire qui a longtemps connu l’entrée dans les usines de Dietrich de père en fils, ce qui fait qu’un certain nombre de gens sont spécialisés pour travailler spécifiquement dans ces usines. Alors avec le recul de l’emploi industriel sur notre secteur il y aura sans doute des réorientations de carrière. Nous avons la chance qu’un nouveau. Mais à côté des bonnes nouvelles des industries sont en crise sur mon secteur, Cidou a fermé (75 licenciements), Acean va licencier environ 80 personnes. Les usines de Mertzwiller et de Niederbronn-les-bains sont assez anciennes et risque de connaître des restructurations. Mon objectif est de sensibiliser les élus, qui mènent une politique volontariste avec le développement de zone pouvant accueillir de nouvelles entreprises, à cette problématique globale de désindustrialisation sur notre secteur, celle-ci est certes à relativiser (une entreprise comme Tryba est en plein essor) même si les chiffres montrent une évolution constante à la baisse de l’emploi industriel sur le secteur. Sinon je vais poursuivre mon engament associatif notamment sur les problèmes d’accès à la culture, qui englobe les inégalités d’accès à la culture.
J’espère sinon de tout cœur que certaines de mes réflexions pourront alimenter les réflexions des futurs décideurs à la région Alsace à l’approche des élections régionales. Les régionales seront aussi l’occasion de mettre en avant le projet de conseil d’Alsace qui est innovant et qui ouvrirait de nouvelles perspectives sur un territoire qui connaît une réelle cohérence. Mais il ne faudra pas oublier de travailler avec tous ceux qui sont autour de nos frontières : Bâle, la Lorraine, Le Bade-Wurtemberg, le Palatinat. Il est nécessaire d’avoir une approche multiscalaire de notre territoire, de la microrégion à l’espace rhénan.
Au-delà de l’interview, je voudrais souhaiter bonne continuation à l’équipe Cagliostro qui fait vivre le débat démocratique, ou devrais-je dire faire revivre le débat politique qui était longtemps endormi ! Sinon un message plus vaste à ceux qui hésitent à franchir le pas à l’ouverture d’un blog, faites-le, le débat politique a besoin d’une vaste mine d’idée !
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06.11.2009
Griesbach 2.0 : Une liste PS fantome ?
Si les DNA de Lundi précisaient que le syndrome de Griesbach qui avait rendu la composition de la liste difficile hante les esprits et bien que Mathieu Cahn déclarait : « « Il serait paradoxal, alors que le PS vient de voter à une large majorité pour le renouvellement, la diversité et le non cumul des mandats, que nous ne soyons pas capables de constituer une liste qui mette Jacques Bigot dans les meilleures conditions pour la campagne », il semblerait que des mouvements de troupes soient signalés et que des forfaits téléphoniques explosent en vu selon certains du renforcement de courant.
Pour d’autres, il s’agit clairement de la pré-composition d’une « autre » liste PS, apte à permettre la prise en considération de minorités pas forcément minoritaires. Au cas où !
C’est codé, on sait.
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05.11.2009
3 questions à Monique Jung, Conseillère Régionale d'Alsace
Monique Jung aime s'engager. Femme, centriste et élue, elle répond aujourd'hui aux questions de Cagliostro & Cie. On découvre ici une envie de "valeurs", un credo européen et alsacien. A lire. Merci à elle.
Cagliostro : Monique Jung, vous êtes conseillère régionales de la majorité dite « zellerienne », tel que l’on peut le lire sur le site du Conseil Régional. Alors, ces 6 années de mandats, un bilan, un regard sur la vie locale ?
Monique Jung :Je suis en effet centriste, membre de la majorité Zellerienne créeé en 2004, fruit d’une union entre l’UMP, le centre et les indépendants ; j’assure la VP de 2 commissions, l’économie d’une part et la recherche d’autres part. les échanges au sein de la majorité ont largement été ouverts, les discussions , le respect mutuel et l’écoute réelle ; un grand nombre de propositions centristes ont modifié les approches initiales. je crois néanmoins que nous gagnerions à créer plus de transversalités dans nos approches.
Les verticalités entre les directions, les clusters, et beaucoup d’organisations ne nous permettent pas d’optimiser nos dispositifs : pourquoi ne pas avoir une vision intersectorielle, inter services .. quand des projets se montent, de nouvelles promotions se dessinent (économie, tourisme, export ..) Nous gagnerions aussi à clarifier les missions des structures financées par les fonds publics. J’avoue ne pas supporter le mille feuille ailleurs que dans une assiette .
Cagliostro : Vous êtes aussi une femme en politique, attachée au centrisme. Justement où est aujourd’hui le « centre » dans la vie politique alsacienne ? A-t-il toujours un rôle à jouer ou est-il coincé entre le bipartisme et le retour des verts ?
Monique Jung : Si beaucoup de centristes sont aujourd’hui répartis entre différents partis, des groupes ou groupuscules d’appellation diverses, les centristes doivent néanmoins partager des valeurs et les défendre
- Europe : ce fantastique barrage contre les guerres nés à l’issue du denier conflit mondial est aussi aujourd’hui notre meilleurs rempart à la compétition internationale si elle sait se bâtir autour d’une justice partagée, de règles sociales et fiscales communes pour bâtir de vrais Etats Unis d’Europe capables de représenter une puissance sur les marchés mondiaux ; l’Europe a beaucoup d’étapes à franchir pour parvenir à ces objectifs, et les élargissement ne pourraient s’entrevoir avant de consolider une réelle identité et des fondements partagés entre les Etats Membres ;
L’Europe est aussi une aventure qui doit se vivre au quotidien dans notre capitale européenne ; soyons des territoires d’expérimentation accrue en matière de collaborations, mais devenons aussi une capitale de l’Europe citoyenne ; nous avions proposé de réaliser un grand quartier Européen des artistes, de la culture et de l’artisanat dans notre capitale Alsacienne lors d’une séance plénière de la Region ; l’Alsace mérite un grand projet structurant au niveau européen !
- la tolérance et le respect de l’autre : parce que nous pensons qu’une société ne peut laisser sur le bord du chemin ceux qui n’ont pas suivi les mêmes parcours, nous considérons que nous sommes riches de nos différences ; nous encourageons avec ferveur l’ouverture sur l’autre, l’apprentissage des langues, et l’économie solidaire
- un développement économique basé sur les valeurs humaines, respectueux de l’environnement et du denier public : le modèle capitalistique a montré ses limites ; l’argent ne peut et ne doit être le moteur unique de notre développement ; notre humanisme rhénan mêle l’initiative économique et les valeurs d’attachement aux racines du territoire, et au respect de l’homme qui est la vraie valeur à défendre au delà des seules notions de profits. Ce respect doit aussi se traduire par la conscience que nous devons transmettre à nos enfants une terre sur laquelle ils puissent vivre dans une nature préservée. Développons des systèmes de transports alternatifs à la voiture, et au fret routier grâce aux trains, ou aux voies navigables .. et des systèmes de chauffages qui ne soient pas basés sur les énergies fossiles. Nous soutenons pleinement les efforts menés par la Region en ce sens ; Nous proposons également de lier soutien de la Region aux entreprises et blocage de distribution de dividendes quand elles obtiennent une aide publique : notre soutien doit consolider l’exploitation et la pérennité des sociétés .
- un développement économique basé sur la valorisation de la recherche et de l’innovation : nos entreprises peuvent largement bénéficier des compétences scientifiques très riches en Alsace. Il nous appartient de poursuivre et encourager une meilleure diffusion de ces connaissances, et accessibilité accrue aux entreprises. Les collaborations scientifiques sont aussi de fantastiques sources de nouvelles implantations, qu’un travail en réseau facilite. Le fonctionnement des pôles de compétitivités le prouve ! La mise en place d’une porte de l’innovation avec un laboratoire des idées, aujourd’hui inscrit au CPER est un exemple d’action que nous défendons.
La question n’est donc pas de savoir s’il y a une place pour le centrisme mais s’il y a des places pour ces valeurs que le centrisme défend. L’engagement politique n’est pas uniquement partisan, il doit aussi « gérer la cité » avec une idée d’idéal à défendre ; c’est en tous cas ma vision de l’engagement, que j’ai défendu avec mes collègues au sein du Conseil Regional
Cagliostro: on vous sait également professionnellement attachée à l’Alsace et à son développement notamment par le biais des « Ambassadeurs ». Quelles mesures doivent être prise pour faire de l’Alsace une région qui ose et qui gagne ?
Monique Jung : J’aimerais partager une anecdote ; j’ai participé en 2005 à une mission à Bilbao, conduite par Adrien Zeller. L’objectif était de vérifier comment le pays Basque s’était sorti de situations économiques très difficiles ; nous avons rencontré nos homologues, des institutions, clusters … j’ai retenu quelque chose qui m’a paru essentiel : le pays Basque connaissait un taux de chômage de 30 % que chaque structure tentait de combattre avec une série d’initiative individuelle. A ce niveau de chômage, ils ont décidé de se réunir et d’examiner ensemble ce qui pouvait être fait : un appel à Michael Porter, et la construction d’un musée Guggenheim .. courageuse décision qui a bien porté ses fruits !
Je crois que les efforts doivent donc être portés par tous les acteurs , partagés dans une même volonté ; le combat politique doit s’arrêter après des élections pour que tous tirent l’Alsace, et non leurs individualités…
La promotion de l’Alsace par le club des Ambassadeurs est une démarche partenariale, qui vise à constituer un réseau de personnes qui s’entraident, font des affaires ensemble.
Par ailleurs , je crois urgent de mettre en place des démarches transversales, qui permettent des partagent d’expériences, des complémentarités .. si l’innovation nait de rencontres improbables, ils faut que nous sachions dépasser les cadres.
Osons, et osons ensemble.
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04.11.2009
Richert : « Pour une Alsace unie et audacieuse »,
« Pour une Alsace unie et audacieuse », voilà le nom du « projet pour l’Alsace » reçu dans certaines « boites à lettres électroniques et initié par l’équipe de Philippe Richert. La note, que nous avons reçu d'un correspondant lointain commence ainsi :
« Dans la perspective des prochaines élections régionales et dans la prolongation du travail accompli par Adrien ZELLER et son équipe, il est proposé d’envisager l’élaboration d’un « Projet pour l’Alsace ».
Il s’agit de susciter et de porter une véritable mobilisation autour d’un projet pour l’Alsace. Il y a en effet dans notre région un vrai potentiel d’adhésion à une telle démarche, donnant du sens à l’action publique en Alsace.
Le discours politique, compris comme le discours d’action et de gestion des collectivités publiques, et le discours socio-économique, entendu comme l’expression des contraintes et des attentes des milieux socio - professionnels, doivent se retrouver dans un mode de dialogue renouvelé qui permette de mieux partager et de définir les contours du devenir à moyen-long terme de notre région.
Un tel projet ne peut se concevoir autrement qu’articulé autour de nos valeurs, qui puisent leurs racines dans l’humanisme rhénan : le respect de l’autre, une éthique partagée pour mieux vivre ensemble, l’esprit de tolérance et d’ouverture, le sens de la justice et de la solidarité.
Ce projet pourrait s’articuler au tour des thèmes prioritaires suivants :
- L’aménagement du territoire, le développement économique et l’emploi.
- Le développement durable pour une meilleure qualité de vie.
- L’innovation et l’attractivité de l’Alsace.
- Le renforcement du lien social et l’avenir des générations futures.
- Le rayonnement international de l’Alsace »
On l’aura compris, rien de nouveau sous le soleil des ateliers à venir. Sauf un alignement sur les thématiques « idéologiquement de gauche » comme l’écologie, le lien social. Exactement, ce qu’attend Europe Ecologie et le PS pour être placés au cœur du débat régional. Alors, motivés ?
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03.11.2009
On en parle : 03/11/2009 - Strasbourg
François Loos : En déplacement aux Etats-Unis, l’ancien Ministre François Loos a appris qu’il était nommé responsable de l'atelier de réflexion sur "Strasbourg métropole" des Régionales 2010 par Philippe Richert. Il n’en a pas fallu plus, juste avant Halloween pour mettre le feu aux citrouilles et réveiller certains Ump qui crient « Strasbourg aux Strasbourgeois ». D’autres laissent entendre que si François Loos veut être candidat à Strasbourg en 2014, il devra se présenter aux cantonales ou aux législatives.
Le calendrier de l’avant : Les conseillers de Jacques Bigot se réjouissent de l’actualité. Pour eux, après l’affaire Mitterrand, l’affaire Sarkozy, le coût de la présidence française de l’UE, les révélations de Charles Pasqua, la fronde de Jean Pierre Raffarin, le procès Chirac lancent tranquillement une campagne dans l’opinion publique. Ceux à quoi les experts d'en face répondraient en chantant.
Modem : le calme avant la tempête. Même si le Modem a adopté la technique du « no comment », les mails fusent et les portes se claquent. La candidature de Yann Wehrling, le candidat « mandarine » pour certains ( à cause de la couleur orange du Modem et des feuilles vertes) ne passe toujours pas. A force de s’ancrer à gauche, certains cadres pensent que le Modem va se faire essorer d’un côté par le PS, de l’autre pas l’UMP.
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02.11.2009
Les jeunes alsaciens et la politique
Potemkine, l’inventeur des villages du même nom, douces illusions données de loin à la famille royale de Russie, aurait aimé internet. Cela permet à certains de faire illusion et à d’autres de tomber dans le panneau. Ainsi, certains « experts » se disent qu’un groupe actif sur le net est symbole d’une tendance forte dans l’opinion. Des jeunes l’ont compris et en joue pour « être sur les listes ».
Nous sommes donc allés voir sur Facebook. Au moment de rédiger la note, on pouvait lire les scores suivants sur facebook :
Jump 67 : 304 membres
MJS 67 : 403 amis
Uni Alsace : 123 membres
Et s'il faut tenir vraiment compte de chiffres, on imagine que certains auront noté les 2037 amis de la page "Jeune Alsace". Alors que les groupes les "jeunes avec Richert et Bigot" se lancent à peine. Le FN et l'extrême gauche semblent absents de facebook, les verts discrets préférent leurs newsgroups internes.
Bien sûr, un vrai observateur relativisera ces chiffres. Interrogé un jeune élu municipal non strasbourgeois nous déclare pourtant "Jeune Alsace, ils sont partout, chez moi, ils sont une vingtaine de personnes actives, c'est dire les sympathisants". A Strasbourg, certains militants de gauche constatent "l'effritement des JUMP liés à l'image qu'ils donnent et à l'affaire Jean Sarkozy". "Ils communiquent en interne, mais à la fac, on est plus inquiet de la montée de l'UNI et consorts". De notre côté, nous notons aussi l'arrivée des "jeunes actifs" dans le Bas-Rhin.
Les Jump entendent pour autant ne pas se laisser abattre, ce d'autant plus qu'il pourrait y avoir une representant sur la liste en place éligible alors que le MJS serait lui, sur le point d'aller faire campagne "à la campagne", considérant qu'en ville, Jacques Bigot fera le plein. Une rumeur folle envahit aussi le web, Jacques Bigot serait sur le point de présenter une liste composée fortement de moins de 45 ans.
On suivra aussi la montée des groupes Facebook consacrés aux candidats eux-mêmes. C'est aussi déjà révélateur.
- En photo : le Général Potemkine
09:00 Publié dans REGIONALES | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01.11.2009
3 questions à … : le succès
Le rendez-vous « 3 questions à » passionne le web. Après Vincent Froehlicher, Philippe Bies, Jacques Fernique, Jean Emmanuel Robert, des questions ont été posées à Sandrine Belier, Catherine Trautmann, d’autres le seront prochainement.
Mais vous pouvez aussi nous contacter par mail, pour que nous évoquions « votre » actualité.
PS : Nous invitons nos lecteurs à nous retrouver également sur facebook.
08:00 Publié dans 3 questions à | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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30.10.2009
Régionales Alsace : Incitation à la débauche
La composition des listes de droite et de gauche pour les élections régionales donnent lieu à des rumeurs. Ainsi, on prétend d’un côté que le PS serait sur le point de « s’ouvrir à droite » et de l’autre que Philippe Richert aurait approché des représentants « écologisants ». Ces derniers en auraient bien entendu parlé et le téléphone alsacien a fait le reste.
Des surprises seraient ainsi attendues. Mais vous en savez peut-être plus ?
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29.10.2009
Ville de Strasbourg : La façade, les fêlures et les fêlés
Vue de loin, la majorité PS / Verts du Conseil Municipal de Strasbourg semble forte et solide. Ses leaders, Roland Ries et Jacques Bigot ont-ils encore le temps de voir ce qui se passe dans les étages. Non ?
Ils devraient, car outre les classiques querelles intestines (naturellement pas digérées), ils découvriraient que des élus s’ennuient, que d’autres en ont marre et que d’autres encore font le plein de … pleins de choses.
La situation devrait évoluer dans les prochaines semaines. Pour le moment, on en est aux rumeurs. Des rumeurs qui laissent imaginer quelques bonnes pages.
Au menu : fatwa, camaraderie et petits meurtres entre amis.
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Guy Dominique Kennel tacle Nicolas Sarkozy
Dans une interview parue Lundi dans les DNA , à la remarque « SARKOZY DEMANDE AUX COLLECTIVITÉS DE « CORRIGER LEURS MAUVAISES HABITUDES » D'AUGMENTATION DES EFFECTIFS », Guy Dominique Kennel répond : « Le gouvernement est mal placé pour nous faire la leçon. S'il nous transfère des compétences mais pas l'encadrement pour les assumer, comme ce fut le cas pour les personnels de service des collèges, il ne peut pas nous faire grief de recruter. Il faut nuancer le propos ou être plus précis. Dans le Bas-Rhin, nous n'avons pas recruté hors transferts de compétence ».
Bravo au Président du Conseil Général de reprendre à son compte des propos entendus depuis des années. En attendant de voir où va aller le CG 67. Peut-être aussi qu’à Paris, on juge les départements à l’échelle de ceux qui ceinturent la capitale.
14:00 Publié dans Rives droites | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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