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10.01.2008
Eric Schutz, un méthodique à la tête de la campagne verte
Schultz, Schultz ... Non, non, pas la peine de penser à l'Adjudant du même nom, héros, malgré lui de la série américaine Stalag 13. Celui dont on parle est différent, il est directeur de campagne des Verts et futur élu :
- si les Verts dépassent 10 %
- si les Verts dépassent 5 %, fusionnent avec le PS et l'emportent.
Beaucoup de si, donc !
Que rajouter au portrait paru hier matin sur le blog des DNA. Presque rien, quoi que.
Effectivement, Eric Scultz a de la suite dans les idées. Entre le collège et le Bac, il est membre puis proche de la JCR à Strasbourg. Il n'est pas rare de le voir, manteau noir ou veste en cuir décorée des "amours" de l'époque tracter devant les lycées strasbourgeois ou "donner un coup de main" lors de divers manifs à caractère sociale. Sa carrure ne passe pas inapperçue. A cette époque, l'extrême gauche se heurte souvent à son opposée, parfois même devant les mêmes lycées. Pontonniers n'est pas loin d'un des fiefs de cette autre extrême, le tout pendant que jeunesses socialistes, chiraquiennes, giscardiennes finissent chaudement leurs croissants dans les cafés branchés de l'époque.
Esprit libre, Eric se fera effectivement plus ou moins virer des JCR pour "pleins de raisons". De toutes les façons, il en serait parti. Néanmoins, l'homme aime le débat. Il aime à argumenter, à échanger. Dans les années 87/88, il quitte Strasbourg pour Nancy puis Paris. Il reviendra en Alsace après avoir travaillé autour du parti socialiste pour pour une structure d'habitat à Strasbourg jusqu'en ... 2001. Mais quel cv !
Echaudé, il se retrouvera pourtant en 2001 sur la liste de la LCR. « On me la ressort tout le temps celle là. Ils m’ont appelé en dernière minute. Ils avaient besoin de monde pour boucler leur liste. J’ai rendu service à des gens que je connaissais depuis 20 ans », rappelle Eric Schultz. S’il a aujourd’hui coupé les ponts avec ses anciens camarades, retombés selon lui « dans un renfermement sectaire et quasi-religieux ». Il sera encore présent en 2002 à l'occasion d'élections législatives.
Indépendant d'esprit, l'homme finira donc par diriger une structure à sa dimension, à la fois creuset et indépendante, le RESF, où il peut réquenter qui il veut, quand il veut. A-t-il vraiment quitter la Lcr, de facto oui, mais y-at-il seulement vraiment été ? A l'indépendance d'esprit, on rajoutera l'esprit autonome du personnage et son côté décalé. La Jcr et la Lcr n'ont sans doute été pour lui que des portes d'entrée dans un monde militant où il ne trouva pas sa place, il lui fallait l'inventer.
Il rejoint les Verts et y retrouvent d'anciens "camarades" de la Ligue et s'y investit. Le voilà mûr pour les partis, mûr pour l'écologie dans un parti tellement "vert" que Yann Wehrling l'a quitté.
Bel article en tout cas que celui des DNA. Pourtant, nous dit-on, certains verts n'ont pas aîmé!
09:00 Publié dans Rives Gauches | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Eric, schultz, vers, strasbourg, municipales, gauche, verts





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