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23.12.2007

2013, le 13 porterait-il malheur ?

bd6fecdba796489e976f144f9cf733f9.jpgContrairement à d’autres bloggeurs strasbourgeois, nous n’avons suivi que de loin l’agitation concernant la candidature de Strasbourg au titre de Capitale de la Culture 2013. L’éviction de Strasbourg au premier tour est un coup dur car elle va permettre à certains de cartonner le tandem en la matière en affirmant que même culturellement, Strasbourg est discutée.

Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse sont les villes retenues par les experts et cela semble logique. La mobilisation de ces villes, les multiples campagnes et supports utilisés laissent à penser que la campagne strasbourgeoise est peut-être apparue comme ternie.

Selon le président de la communauté urbain dont les propos sont rapportés dans les DNA, le jury a également ironisé sur les soutiens au projet strasbourgeois qu'il citait (Burda, Würth et Beyeler) : « On nous a répondu : heureusement que vous avez l'Allemagne et la Suisse. J'ai eu alors un mauvais pressentiment, un moment de tristesse  ».

Et là, le bas blesse. En effet, où furent les soutiens locaux, les initiatives étonnantes et révolutionnaires, où furent les entreprises. A-t-on cherché à vraiment les associer et à créer une candidature dynamique, populaire et artistiquement liée ?

Un contact parisien m’évoquait hier, le côté trop restreint de la campagne. Il percevait la signature d’un petit groupe de travail, d’un commando certes compétent, là où les autres villes mettaient en avant un engouement populaire, ouvert et non-refermé.

Est-ce cette stratégie qui est la cause de l’échec. On suivra cela de près mais il y a peut-être lieu de revoir les modes opératoires en matière de communication. A quelques mois des élections municipales, certains ne manqueront pas de tirer la sonnette d’alarme !

En attendant, comme dit Robert Grossmann  : « Il restera de notre projet une mobilisation formidable. Nous continuerons à fédérer tous les réseaux. Parce que nous sommes déjà peut-être une capitale européenne de la culture. ».

Voilà ce que l’on appelle la positive attitude.


Commentaires

Je vous trouve très critique. Certes, la défait se consomme mais entre nous, c'est aussi un choix anti-européen et cela, il faut le dire.

Maintenant d'un mal peut sortir un bien..

Ecrit par : Alsator | 23.12.2007

On est franchement loin d'un choix antieuropéen !
Le coup des "17 villes en une" (Bâle, Freiburg, Erstein, Karslruhe, Baden, Strasbourg...) et la carte européenne a déjà été joué en 2007 avec Luxembourg, Metz et jusqu'à Saarebrück. Du reste, il faudrait arrêter de s'endormir sur ces lauriers moisis de "capitale européenne" car cela fait longtemps que l'Europe est à Bruxelles et plus ici.

Perso, je suis assez d'accord avec vous. Le combat a été mené en vrac. La campagne de pub "horizons rhénans - Je signe" n'a en été comprise par personne et les stands de dite signature à peu près présents étaient clairement désert.

Ne parlons pas des installations arty posées par la Mairie dans la ville (comme ces bien tristes têtes d'Alsaciennes complètement vieillotes de la place de la gare).

Lyon, par exemple, a commencé sa campagne il y a bien longtemps, pondu un site Web il y a plus d'un an et achève à peine une énième biénale de l'art contemporain. Strasbourg a voulu - on se demande bien pourquoi - se lancer dans une course perdue d'avance. Non pas que la ville n'ait pas les atouts culturels pour y arriver, mais elle n'a pas pris le temps de s'y préparer. Dommage, l'intention était toute gentille.

Un peu trop cependant...

Ecrit par : Nico | 09.01.2008

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